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Ecrits sur la Palestine
Serfaty Abraham ; Khleifi Michel ; Tsedek!
SYLLEPSE
19,00 €
En stock
EAN :9791039903103
Abraham Serfaty, issu d'une famille juive tangéroise, s'engage dès les années 1940 dans le combat syndical et pour l'indépendance de son pays et connaît sa première incarcération. Au cours des décennies suivantes il s'engage auprès des mineurs, puis dans de nombreuses luttes qui l'amènent à rompre avec le Parti communiste marocain et à fonder une nouvelle organisation. Arrêté par le régime de Hassan II en 1972, il est libéré à la suite de manifestations massives puis entre dans la clandestinité. Sa nouvelle arrestation en 1974 est suivie de quinze mois d'isolement et de torture. Il est condamné en 1977 à la prison à perpétuité. Entre 1981 et 1985, derrière les murs de la tristement célèbre prison de Kénitra, il rédige les textes qui seront publiés en 1992 sous le titre Ecrits de prison sur la Palestine, dont cet ouvrage est une réédition considérablement enrichie. Sa formation marxiste, son enracinement dans la culture judéo-arabe et un anti-impérialisme conséquent façonnent sa grille de lecture du sionisme comme projet colonial et "négation des valeurs du judaïsme arabe" , du statut des Juifs arabes en Israël, chair à canon et main-d'oeuvre bon marché, du sort fait aux Palestiniens, du rôle joué par les Etats arabes dans la région. Comme l'explique son biographe, Lotfi Chawqui, on trouve chez Serfaty "la conviction que le judaïsme oriental a des spécificités culturelles, l'ancrant, malgré le déracinement imposé, à une histoire commune et millénaire dans le monde arabe et qui le positionne potentiellement comme un maillon faible du dispositif sioniste, amplifiée par la réalité des discriminations des Juifs sépharades dans la structure socio-économique et politique de l'Etat d'Israël" . Retraçant les dynamiques de classe et culturelles intriquées dans la réalité israélienne, par exemple lors de dialogues avec la gauche révolutionnaire israélienne, Serfaty écrit par exemple : "Il n'y a pas de peuple israélien mais un conglomérat artificiel de populations. [... ] La grande bourgeoisie euro-américaine exploite les ouvriers ashkénazes et opprime la majorité de la population qui, elle, est juive orientale [... ]. Le seul ciment idéologique de ce conglomérat est le sionisme et renoncer à la moindre parcelle d'Eretz Israël, c'est détruire ce ciment. Il est donc vain d'espérer de l'Etat sioniste une concession territoriale". Liant, dans une perspective stratégique, luttes des masses israéliennes, révolutions arabe et palestinienne, Abraham Serfaty tente d'esquisser des possibles émancipateurs pour les peuples de la région. Dans ces textes s'étalant de 1981 à 2002, accompagnés par un solide appareil critique, c'est une pensée vive et sans concessions qui se donne à lire.
Résumé : Elles sont jeunes, attendent un enfant, elles ne se connaissent pas. Et pourtant elles vont mourir dans les mêmes conditions, aussi fulgurantes qu'inexplicables, laissant un peu partout dans le monde la science et les enquêteurs impuissants. Un flic métis, violent et meurtri, une gynécologue rigide et passionnée, une femme, prix Nobel de génétique, et un journaliste désabusé... tous n'ont qu'une obsession : percer ce mystère, même si leur enquête doit les conduire au c?ur de l'Afrique. Ou de l'enfer. Thierry Serfaty met son expérience de médecin et sa parfaite connaissance des dernières expérimentations génétiques au service d'un suspense dont il joue en virtuose. Plus qu'un Spécial Suspense exceptionnel, ce grand thriller dans la lignée de Jean-Christophe Grangé s'impose comme le coup de maître d'un jeune auteur au talent effrayant !
Résumé : Rebelle juif et marocain, Abraham Serfaty a connu la prison et l'exil durant vingt-six ans jusqu'à ce que le roi Mohammed VI le rétablisse dans ses droits de citoyen et d'homme libre dans son pays. Mais plus encore, la saga d'Abraham Serfaty se confond avec celle du Maroc contemporain. Patriote et communiste, il a rêvé de justice et de fraternité. Brillant ingénieur, il ne peut détourner ses yeux de la misère et de l'injustice. Il milite pour les droits des sans-droits : Palestiniens, Berbères et Sahraouis. Il paiera le prix de son insoumission et en gardera les cicatrices des suppliciés. Dans ce livre, il dialogue avec l'anthropologue Mikhaël Elbaz. Leur complicité traverse ce récit où sont abordées des questions fondamentales pour notre temps : la nation et les droits des minorités, le corps souffrant et la jouissance du pouvoir, la tragédie en Israël-Palestine, la démocratie au Maroc, la crise des religions de salut terrestre. On y retrouve les personnalités qui ont marqué son pays, pour le meilleur et pour le pire : le roi Hassan II, Mehdi Ben Barka, Driss Basri... Plus largement, Mikhaël Elbaz propose une histoire sociale de la diaspora judéo-marocaine. Serfaty est à ses yeux un paria-rebelle, un témoin de ce judaïsme bimillénaire englouti sous le feu croisé des nationalismes. Il persiste et signe. Il a foi dans l'avenir de son peuple et appelle de ses v?ux la réconciliation en Terre Sainte. Ce récit émouvant est celui d'un hérétique de la raison qui force le respect par son courage et sa culture de l'insoumission.
Résumé : Il est le cinquième patient. Et il ne veut plus attendre. Lorsqu'un malade vous menace de mort pour vous convaincre de le tuer, lorsque le fric et les combines sont plus forts que la santé de milliers d'hommes, lorsque vous ne savez plus qui sont vos amis et que les morts s'enchaînent, il n'y a plus grand chose à faire. Mais il faut le faire vite.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés - pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël. De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israel et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.
Sami, Najy, Bassam et les autres, les héros de ce livre, sont les sans-grades, les fantassins de la cause nationale palestinienne. Ils vivent soit en Cisjordanie, à Ramallah, dans le camp de réfugiés de Balata, ou à Bethléem, soit dans le territoire de Gaza.Combattants de la première Intifada de 1987 à 1994, ils ont soutenu les négociations entre l'OLP et Israël, approuvé la reconnaissance de l'autonomie palestinienne et la formation de l'Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat.Leur vie n'en a pas été transformée pour autant: une sécurité relative s'est imposée pendant quelques années, mais la paix s'est égarée. Les tensions sociales et politiques entre Palestiniens ont redoublé et la perspective d'un accord définitif s'est une fois encore éloignée le 28 septembre 2000, avec la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem.Celle-ci signait la naissance de la seconde Intifada, l'Intifada al-Aqsa. Haine et violence embrasaient Israël et les territoires occupés, et emportaient Sami, Najy, Bassam et les autres...L
Résumé : Jérusalem cristallise haines et passions. Plus ou moins sanctifiée par deux milliards et demi de chrétiens, de musulmans et de juifs, disputée par deux nations antagonistes, l'antique cité fait ici l'objet, cartes à l'appui, d'une analyse authentiquement géopolitique : stratégies territoriales israéliennes, armes diplomatiques palestiniennes, représentations mystiques, faiblesses au sein de chaque camp. Ainsi sont présentées, de façon sérieuse et objective, les aspirations et les thèses des différents protagonistes. Un outil de compréhension précieux pour aborder l'extraordinaire complexité de Jérusalem.
Depuis la résolution des Nations unies sur le partage de la Palestine et la proclamation de la création d'un Etat juif par David Ben Gourion en 1948, le Proche-Orient n'a jamais trouvé la paix. Pourtant, au début des années 1990, la main tendue de Yasser Arafat, qui reconnaît, de fait, l'existence de l'État d'Israël, et la réponse d'Itzhak Rabin laissent entrevoir la possibilité d'un accord de paix. L'espoir est de courte durée: le discours de paix de Rabin sera son dernier, et l'Autorité palestinienne représentée par Arafat sera affaiblie par les luttes internes et les pressions politico-militaires israéliennes.