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Poésies mystiques et Prière de maître Eckhart
Eckhart Johannes ; Wackernagel Wolfgang
AD SOLEM
14,60 €
Épuisé
EAN :9782940090266
Alors que la difficulté d'identifier le "vrai" Maître Eckhart ne cesse de retarder l'édition critique de ses oeuvres, ce livre propose non pas d'ignorer mais de dépasser cette difficulté, - en considérant que le "pseudo-Eckhart" - celui des "apocryphes" - ne saurait être dissocié du phénomène authentiquement eckhartien. Les sept poésies mystiques réunies dans ce livre, dont six traduites pour la première fois en français, peuvent toutes être rattachées à Maître Eckhart ou à son proche entourage. A la manière d'un double triptyque, ces poèmes présentent .d'abord le milieu monastique où prêchait le mystique rhénan, l'impression que laissait son enseignement, puis abordent les grands thèmes de sa spiritualité : le détachement de soi, le désir d'être un avec le Verbe, l'immersion de l'âme dans la Trinité, sans oublier la "plus haute allégresse". Et selon l'usage du Maître qui veut qu'un bon sermon se termine par une bonne prière, on découvrira ici, pour couronner ce florilège, la "Prière de Maître Eckhart".
Résumé : "Maintenant tu demanderas : qu?est donc le détachement, pour qu?il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l?esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger". Dans un langue fraîche et lumineuse, Eckhart nous invite à méditer une parole vivante, conviant à l?apaisement et à la contemplation. Ces textes sont extraits d? Oeuvres, Sermons-traités (collection Tel n°126, Editions Gallimard).
Résumé : Philosophe et mystique allemand du début du XIVe siècle, Maître Eckart s'exprime le plus souvent devant des auditoires de moniales et de béguines avancées en perfection qui provoquent l'orateur à s'aventurer hors des sentiers battus. Ce qui lui vaudra une condamnation pour hérésie par le Pape d'Avignon. Peu de figures ont déchaîné autant de passions. Les historiens voient en lui l'annonciateur de la Réforme et la référence décisive pour certains des plus grands philosophes de la modernité. Maître Eckhart l' hérétique attend toujours sa réhabilitation. Prononcés en allemand, ses sermons démontrent la maîtrise avec laquelle il sut adapter la langue de tous les jours aux vues les plus profondes sur l'être intérieur. Les deux textes ici proposés sur la féminité et sur Marthe et Marie en donnent un exemple parfait. Rarement la pensée occidentale aura atteint ces sommets de l'âme.
Sermons (1-30) « Lorsque l'âme parvient à la lumière sans mélange, elle pénètre dans son néant... ». « L'amour est plus une récompense qu'un commandement ». « Garde toi de toi-même: tu auras fais bonne garde ». « Où l'image entre, Dieu doit s'écarter... Mais quand cette image sort, Dieu entre »... Tout Eckhart est dans ces formules qui parsèment les Sermons. Commentant la plupart du temps une simple phrase de l'Évangile, destinés à des moines et des moniales diversement cultivés, plus concrets que les Traités, ils reflètent pourtant toute l'expérience mystique du grand dominicain ainsi que son immense culture, où la grande théologie scolastique se mêle aux influences du néoplatonisme, de Denys l'Aéropagyte, de saint Augustin. Sans doute transcrits pour partie par les auditeurs, donc sujets à des approximations, les Sermons, ou plutôt des extraits qu'on en a tirés pour les besoins de la cause, constitueront la grande pièce de l'accusation dans les procès en hérésie qui seront intentés à Eckhart et qui aboutiront à la Bulle de condamnation du pape Jean XXII en 1327 (Eckhart meurt en 1328). Les Sermons sont traduits ici de l'allemand, c'est-à-dire de la langue dans laquelle ils furent prononcés par Maitre Eckhart.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.