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La communauté disloquée. Essai sur le déclin d'une vallée industrielle
Eckert Henri
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753593350
Comment rendre compte de l'étrange comportement électoral des habitants de la Haute vallée de la Thur qui votent de plus en plus massivement pour la candidate lepéniste aux élections présidentielles, alors qu'ils continuent de voter pour les partis de centre droit, d'inspiration chrétienne-sociale, aux élections locales ? Ce comportement paradoxal ne tiendrait-il pas aux bouleversements sociaux induits par l'effondrement de l'activité industrielle qui avait assuré la prospérité de la vallée depuis la fin du XVIIIe siècle jusque dans les années 1970 ? C'est la perspective qu'explore cet ouvrage. Cette perspective conduit à reprendre l'histoire économique et sociale de la vallée, depuis la mise en place, au cours du développement industriel, d'une communauté qualifiée d'industrieuse, jusqu'à sa dislocation, au fur et à mesure des fermetures d'usines. Il apparaît alors que l'effondrement de l'industrie textile au milieu des années 1970 n'a pas signifié seulement la perte de l'activité industrielle et des emplois qu'elle fournissait aux habitants de la vallée. Il a signifié surtout la fin d'un monde social et l'étiolement des rapports sociaux qui l'avaient caractérisé. Le livre retrace ainsi la mise en place de formes spécifiques de solidarité active jusqu'à leur obsolescence dans un monde désormais dominé par les logiques de marché, indifférentes aux qualités des rapports sociaux antérieurs. Avec le soutien de l'université de Poitiers.
Résumé : L'interrelation structure/fonction, la capacité d'autorégulation du corps et la globalité sont trois grands principes qui fondent la réflexion et la pratique ostéopathique. Ils participent à la définition de cette thérapeutique et orientent l'assimilation et l'utilisation des connaissances anatomiques, physiologiques ou biomécaniques par le praticien. Parmi eux, le concept de globalité, en raison de son apparente simplicité, est le plus mal défini. Ses acceptions vont d'une simple vision de l'interdépendance des parties du corps à une appréhension par le praticien d'un patient, partie de l'univers, et constitué d'un corps et d'un psychisme qui s'interinfluencent. Autant de définitions différentes qui trahissent le flou de ce concept et donc des pratiques qui s'en réclament. Au travers d'une étude des textes de Still, Littlejohn et Sutherland, et de rencontres avec des ostéopathes d'aujourd'hui, le concept de globalité est mis en question par l'auteur pour qu'apparaisse un véritable sens. Celui-ci se révèle riche et complexe, éclairant la pratique ostéopathique, son développement et la multiplicité actuelle de ses formes d'application.
Présentation de l'éditeur Par un jour orageux de 1870, Ben MacDonald, un petit garçon un peu sauvage, se perd dans la prairie américaine où ses parents ont installé leur ferme. Surpris par la tempête, Ben se glisse dans un terrier où vit une mère blaireau. De la rencontre de ces deux êtres solitaires naît une extraordinaire aventure.
L'ouvrage propose un bilan des transformations de la Russie depuis le début des années 1990. Au moment où la situation politique se stabilise et où les années de croissance se succèdent enfin, cet immense pays, après des années de transition tourmentée vers l'économie de marché, semble pouvoir prendre sa place sur la scène mondiale, ne se posant plus en héritier de l'URSS mais en nouvel acteur autonome.Le territoire russe a connu d'immenses bouleversements depuis la disparition de l'Union soviétique. C'est l'ampleur de ces changements territoriaux que ce livre se propose de mesurer, tant dans la distribution des hommes que de celle des activités, en essayant de faire le point sur les enjeux de l'aménagement du pays et le modèle d'organisation original de l'espace et de la société qui émerge.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.