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La culture nous aide-t-elle à vivre ?
Echivard Jean-Baptiste
ARTEGE
22,45 €
Épuisé
EAN :9782360400867
L'enracinement et l'aventureL,expérience nous l'apprend: l'être humain est un être éducable qui a besoin de développer toutes les potentialités que la nature lui donne. Encore faut-il savoir ce que l'on entend par développement. Et nous ne le savons que trop: le travail est la grande valeur de notre société contemporaine. Quand nous évoquons la croissance, c'est toujours une croissance économique qui doit permettre un niveau de vie respectable grâce auquel chacun pourra posséder - du moins pour les familles qui peuvent se permettre ces achats - les objets les plus usuels, les plus nécessaires à la vie quotidienne, ceux aussi qui sont proposés par notre société de consommation comme étant nécessaires.Pour beaucoup de nos contemporains vivant dans les sociétés de consommation, l'être humain est donc d'abord un travailleur et ses actions doivent d'abord être utiles pour lui, pour la société, pour la transformation du monde. Les loisirs sont considérés comme des temps de repos pour permettre ensuite une meilleure efficacité dans le travail.Certes, il y a bien parfois les partisans de la culture générale; mais ce terme ne cache-t-il pas une culture des généralités? Un peu de piano, quelques lectures de textes, une pièce de théâtre pour agrémenter les heures de ses loisirs, ce qui permettra ensuite de mieux travailler.Il s'agit donc bien de savoir ce que l'on entend par développement, et, par voie de conséquence, par culture: nous parlons, en effet, de culture pour indiquer une diversité de manières de vivre, d'habiter, de formes sociales, politiques, ou pour souligner la nécessaire éducation de son esprit. En même temps, nous savons bien que l'être humain ne se contente pas de voir la nature, de la connaître, de la contempler ou de la mesurer. Il agit sur elle, par sa main, il transforme une matière, il réalise des oeuvres avec des outils qu'il manie; il travaille la terre, le bois, le fer. Tout ce travail demande l'apprentissage de gestes de plus en plus aisés à accomplir; par lui l'homme acquiert une expérience de la nature, des hommes; il se connaît peut-être aussi mieux lui-même, ayant de plus en plus conscience de ses limites et de la nécessité de recevoir des autres ce qu'il ne peut réaliser par lui-même. Il peut alors développer des potentialités et acquérir une compétence mise au service de la vie sociale dans un métier qui lui permet de cultiver ses dons naturels.La culture n'est pas ainsi uniquement la seule culture de l'esprit, un tantinet livresque, réservée à des intellectuels qui ont le loisir de lire, de se cultiver justement. Elle est aussi le signe de l'homme qui, unissant la main et la pensée, des gestes et des manières de faire ou d'utiliser ses forces corporelles et son habileté manuelle acquise par l'expérience elle-même, transforme la matière et toutes les ressources naturelles données par la nature, pour vivre et faire vivre. L'homme, en mourant, ne laisse pas derrière lui uniquement des livres ou des pensées, il laisse des outils, des monuments, des palais, des lieux sacrés, etc.; ce sont aussi des signes des cultures et des civilisations anciennes.Il n'y a donc pas d'un côté le travail, et de l'autre la culture, unique signe de l'homme pensant.
Résumé : Si un organisme a besoin d'une âme pour que chaque organe et chaque faculté puisse vivre, la Métaphysique ne serait-elle pas cette " âme " de toutes les disciplines philosophiques qui les unifierait et les ordonnerait les unes par rapport aux autres ? En vue de quoi l'univers et la personne existent-ils? Quelle est ou quelles sont leur(s) cause(s) première(s) ? Toutes ces questions se posent naturellement à tout homme dès lors qu'il s'efforce de comprendre le sens de l'existence. Dans son questionnement, comme dans son existence quotidienne, il rencontre un jour ou l'autre la question de Dieu, Cause première et finale de l'univers et de la personne et, après l'étude des disciplines philosophiques particulières, il peut être conduit à considérer ce qu'il y a de commun à tout être : l'être en tant qu'être et non plus seulement l'être en tant que mouvement, comme dans la philosophie de la nature, ou l'être en tant qu'être de raison, comme dans la science rationnelle. C'est pourquoi la Métaphysique selon ces deux types de questionnements se nomme " philosophie première " - c'est la science de l'être en tant qu'être - ou " théologie philosophique " - c'est la science qui pose la question de Dieu, son existence, sa nature. Or souvent on refuse à la Méta-physique le nom de " théologie " : cela semble déroger à la stricte rationalité philosophique. L'intérêt des textes présentés ici est peut-être alors d'unir la considération sur l'être en tant qu'être, et celle sur Dieu, Cause première et finale de tous les êtres. Métaphysique, philosophie première, théologie philosophique, sagesse, tous ces noms se complètent ainsi et s'enrichissent mutuellement, donnant vie et unité à l'ensemble des disciplines philosophiques.
Résumé : La philosophie apparaît souvent comme une activité intellectuelle qui multiplie à loisir les problèmes, sans donner aucune méthode pour connaître quelque certitude. L'habitude assez fréquente de la considérer à travers l'unique histoire de la philosophie semble accentuer l'impression que la diversité des systèmes philosophiques ne permet pas de donner des réponses, laissant l'intelligence insatisfaite. Trente-deux années d'enseignement ont permis à l'auteur de comprendre comment l'on pouvait introduire à la philosophie de jeunes intelligences conditionnées, certes, par leur manière contemporaine de vivre et de penser, mais désireuses, aussi, de trouver, comme tout homme, un sens à leur vie pour nourrir les décisions essentielles qui orienteront leur avenir. A sa manière, à partir des maîtres qui lui ont appris à raisonner, et nourri de son expérience, l'auteur aborde ici chaque notion du programme de Terminale et, comme il le fait en cours, traite des questions essentielles que ce programme permet d'aborder. Ainsi, à partir d'un exposé de chacune des notions proposées, les élèves et tous ceux qui désirent s'introduire à la philosophie en auront une première approche.
La raison possède un objet propre et un mode spécifique de procéder, avec des actes spécifiques, des " outils " propres qu'elle utilise dans les diverses sciences spéculatives en les adaptant aux divers objets de celles-ci. Ce volume montre, à travers les proèmes de Peryermenceias et des Seconds analytiques, comment Thomas d'Aquin présente la Logique comme instrument de l'intelligence dont la mesure demeure toujours, à travers la nature de ses " outils ", la réalité elle-même. Dans une deuxième partie, à travers les proèmes des Leçons sur la Physique, Du ciel, De la génération et de la corruption, Des météorologiques, De l'âme, Du sens et du senti, De la mémoire et de la réminiscence, est dégagé ce que peut être une authentique philosophie de la nature, et quel degré de vérité elle contient, quelle utilité cela peut avoir pour les sciences modernes expérimentales de la nature. Entre l'expérience du philosophe et l'expérimentation du savant, n'y aurait-il pas quelqu'accord possible, quelque lien réciproque qui pourrait se faire rencontrer deux activités rationnelles qui, parfois, semblent indifférentes l'une à l'autre? Pour l'aristotélisme, l'observation, l'induction, l'expérience sont toujours en éveil pour recueillir tout ce que la raison est capable de connaître par elle-même, du plus général, universel et commun, au plus particulier, précis et distinct. En commentant les grandes ?uvres des Libri naturales, en particulier les Leçons sur la Physique et le traité De l'âme (mais le Du sens et du senti et le De la mémoire et de la réminiscence demeurent eux aussi importants, même s'ils sont plus " courts "), Thomas d'Aquin nous invite à un effort d'observation, d'induction et d'expérience, à un respect intelligent pour tous les faits proposés par ce que l'on appelle aujourd'hui les sciences expérimentales de la nature, permettant de réconcilier celles-ci avec la philosophie afin que chacune de ces grandes activités de la raison humaine s'enrichissent de leurs différente dispositions intellectuelles.
Il en est de chaque philosophie comme de chaque personne : elle a son " style " unique, sa manière d'être personnelle et sa disposition propre face au réel et à sa connaissance. Il en est de la pensée de Thomas d'Aquin comme de toute grande pensée philosophique, indépendamment de son intention théologique : il y a, chez elle, une manière philosophique de connaître les différents degrés du réel, du point de vue strictement spéculatif, comme du point de vue pratique, moral et politique. Thomas d'Aquin a consacré quelques dix années de sa vie - au moment de sa pleine maturité philosophique - à commenter Aristote : cela ne montre-t-il pas son souci de recevoir de lui le meilleur de sa formation philosophique, sans pour autant exclure d'autres sources, telles que le néoplatonisme ? Les commentaires étaient précédés d'un Proème (prélude d'un chant ou préambule d'un discours oratoire) qui avait pour but de présenter non seulement l'objet du traité et son intention générale, mais aussi les parties dont il se composait et l'ordre où il se situait dans la discipline principale à laquelle il appartenait. Pour la première fois en France, sont présentés, traduits et commentés tous ces Proèmes aux ?uvres philosophiques principales d'Aristote. Ils donnent un aperçu synthétique et unitaire de toutes les disciplines philosophiques : Logique, Philosophie de la nature, Philosophie morale et politique, Métaphysique. Cette couvre représente ainsi une bonne initiation à la philosophie de saint Thomas. C'est aussi, et surtout, une introduction aux premières dispositions intellectuelles nécessaires pour former sa raison philosophique. L'expérience pédagogique acquise en trente années d'enseignement en Terminale confirme l'intuition - déjà ancienne - que l'ensemble de ces Proèmes aide à l'apprentissage de la connaissance philosophique selon l'esprit aristotélicien et thomasien, peut-être d'abord parce qu'ils apprennent à distinguer les objets, les modes de procéder et les finalités de chaque discipline philosophique.
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.
Dans notre vie personnelle et dans notre monde, nous avons besoin de signes qui nous aident à vivre et à progresser. Saint Jean nous apporte une réponse à travers les signes de Jésus (Cana, la Samaritaine, Lazare, l'aveugle-né, la brebis perdue, Pierre...). Ce Jésus est la voie, la lumière, la vérité et l'amour. Et il nous dit : Et toi... m'aimes-tu ? En toute simplicité, l'auteur invite à lire et à prier de larges extraits de l'Évangile selon saint Jean au fil de la liturgie. Il achève ainsi la collection inaugurée par les trois évangiles synoptiques. Assemblées de prière, équipes d'animation liturgique, réunions d'équipes en mouvement... et, bien sûr, nous-même personnellement, répondons à cette invitation ! . . Né en 1931 dans la province de Liège, Arnold Balaes est prêtre depuis 1957. Actuellement curé retraité, il continue d'être au service de l'Évangile et des hommes.
Quarante ans après, cette étude sur les diaconesses reste une référence. Par la notoriété de son auteur, mais surtout par la qualité inégalée du dossier ici réuni dont l'influence s'étendra jusqu'au document de la Commission théologique internationale de 2003 sur le diaconat. La question de l'ordination des femmes au diaconat fait débat depuis longtemps. Depuis l'ouvrage de Martimort, les travaux sur le sujet n'ont pas manqué, sans faire avancer pour autant le dossier. On peut craindre que dans ce domaine, l'idéologie ne l'emporte ici sur la prudence scientifique, comme en avertit Martimort dans le dernier paragraphe de cet ouvrage. Or les femmes méritent mieux qu'une hypothèse de théologiens fondée sur des ambiguïtés de l'histoire. Qu'on en suive ou non ses conclusions, la contribution d'Aimé-Georges Martimort reste irremplaçable pour déterminer avec quelque précision la place qu'occupaient les diaconesses dans la Tradition. Cette enquête historique est l'occasion d'un passionnant voyage au coeur de l'Eglise des premiers siècles.