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Amours nomades
Eberhardt Isabelle
JOELLE LOSFELD
12,50 €
Épuisé
EAN :9782844121554
Ecrites au début du vingtième siècle au c?ur du Maghreb et nourries de l'intimité qu'Isabelle Eberhardt partage avec les gens du désert, ces vingt nouvelles décrivent le désespoir de la passion amoureuse devant les interdits du clan et la fragilité humaine.À travers ces amours mixtes "orient-occident" réprouvées par les deux cultures, précurseurs, fragiles et vouées au drame, quand elles ne sont pas transcendées par la foi, l'auteur, comme dans un miroir, est au plus près de lui-même.Ce récit est le fruit de sept années d'errance dans le désert, d'une jeune femme qui usa d'une double identité. Ainsi, quand elle meurt en 1904, à l'âge de vingt-sept ans, noyée dans la crue d'un oued, est inscrit sur sa tombe Isabelle Eberhardt, écrivain, Mahmoud Saadi, baroudeur mystique du Sahara.En proposant une nouvelle lecture de son ?uvre les "Editions du Centenaire" veulent perpétuer son souvenir...
Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, Isabelle Eberhardt (Genève, 1877-A'in Sefra, 1904) parcourait les pistes sahariennes. Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. Dans le grand voyage dont elle a fait sa vie, guidée par son désir d'écrire, elle a abordé et franchi les étapes qui font d'elle bien plus qu'un écrivain voyageur: l'un de ces rares auteurs capables de s'exprimer au c?ur de la culture de l'autre. S'agissant de l'islam, son oeuvre y puise une nouvelle actualité. Les éditions du Centenaire commémorent sa disparition, à vingt-sept ans, noyée en plein désert dans la crue d'un oued... Journaliers évoque les années 1900-1903, au cours desquelles l'auteur a également rédigé les nouvelles d'Au pays des sables. Le lecteur suit la voyageuse, depuis la Sardaigne jusqu'aux pistes du Sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat où elle frôle la mort, accompagne son exil à Marseille et enfin son retour en Algérie. Cahiers intimes et journal de bord d'une amoureuse et d'une mystique pendant les années d'éveil de sa vocation singulière. Une plongée dans un quotidien insolite qui révèle comment se vivait en femme, une aventurière habillée en homme. Éditeurs et biographes d'Isabelle Eberhardt depuis vingt ans, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu ont rétabli les écrits, parfois censurés ou adultérés, dans leur version originale et proposent cette nouvelle lecture d'une oeuvre devenue pour beaucoup le support des rêves d'existence hors du commun.
Sud Oranais est le journal de route du dernier séjour d'Isabelle Eberhardt dans cette région troublée du Sahara algérien, où des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, au début du vingtième siècle. L'auteur emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise avec le Maroc, dans les camps bédouins, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires... et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique. Le manuscrit de ce dernier texte d'Isabelle Eberhardt a été retrouvé après plusieurs jours de fouilles dans la boue de l'inondation d'Aïn Sefra, où l'auteur a péri le 21 octobre 1904. En proposant une nouvelle lecture de ces textes majeurs, les "Éditions du Centenaire" commémorent la mort de l'auteur. Lire Isabelle Eberhardt un siècle après sa mort, c'est se retrouver en phase avec l'actualité de la confrontation "orient-occident". Quand elle a disparu à vingt-sept ans, noyée dans la crue de l'oued Sefra, elle possédait cette double identité, inscrite sur sa tombe: Isabelle Eberhardt, comme écrivain, et Mahmoud Saadi, comme baroudeur mystique du Sahara.
Présentation de l'éditeur Depuis son arrivée en Algérie en mai 1897, à l'âge de vingt ans, et jusqu'à sa mort en 1904, Isabelle Eberhardt n'a cessé d'accomplir, avec audace, son magnifique rêve d'aventure et d'écriture. Ce livre regroupe les meilleurs textes narratifs de cette femme exceptionnelle (journaux, écrits intimes, reportages) et les éclaire par le récit de ses voyages et de sa vie.
Le soleil s'élève lentement. Il nage en un océan de lueurs carminées qui se fondent insensiblement dans l'or vert du zénith. Je pense à des toiles de Noiré, le seul peintre qui ait compris toute la délicatesse des matins du Sud. Tout ici chante en couleur, s'anime graduellement d'émotion solaire. Le sable se dore et les pierres s'irisent. Des reflets verts, des reflets orangés ou rouges mettent une floraison de lumière sur l'aridité de cette colline. J'y vois vivre la lumière. Elle devient ma palette de rêve. Et puis, derrière cet écran merveilleux, il y a encore tant de choses. C'est d'abord une vallée étroite comme un ravin. Je m'y suis promenée, j'en ai remué du pied les écailles de pierre noire avec le frisson de marcher sur une peau de serpent. Après, viennent les sebkhas salées, coupées de palmeraies sombres ; puis des dunes s'enchevêtrent ; et c'est la route de l'oued Guir...
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.