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Sixième méditation cartésienne. Première partie, L'idée d'une théorie transcendentale de la méthode
Ebeling Hans ; Fink Eugen ; Holl Jann ; Van Kerckh
MILLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9782905614995
Méditation à maints égards fulgurante, mais précisément difficile du fait de sa densité native, la Sixième Méditation cartésienne d'Eugen Fink est longtemps demeurée inconnue de la très grande majorité des phénoménologues. Rares furent ceux qui purent y avoir accès après la deuxième guerre mondiale : on sait seulement qu'elle circula notamment parmi Gaston Berger, Dorion Cairns, Alfred Schutz, Tran Duc Tao et Maurice Merleau-Ponty, lequel la mentionne à deux reprises dans sa Préface à la Phénoménologie de la Perception. Sa publication récente aux éditions Kluwer, ainsi que la présente traduction permettent enfin de restituer l'importance méthodologique du travail phénoménologique précoce d'Eugen Fink, situé à la croisée de la recherche inaugurale d'Edmund Husserl et de l'ontologie fondamentale de Martin Heidegger. Elle révèle également une médiation décisive, un chaînon resté jusqu'alors manquant entre l'élaboration du fondateur de la phénoménologie et le travail de Merleau-Ponty, voire de Sartre ou de Ricoeur. Par la systématisation des analyses phénoménologiques qu'elle propose, la radicalisation de la réduction qu'elle met en ?uvre, son interrogation concernant la possibilité d'une langue transcendantale ainsi que la mise au jour thématique de l'instance du spectateur phénoménologisant et de la mondanéisation énigmatique qui l'accompagne, cette Méditation ouvre la voie d'une recompréhension en profondeur du sens tout à la fois rigoureux et original de la démarche phénoménologique. Elle s'offre ainsi comme une contribution sans pareille à son renouvellement contemporain.
Résumé : Du monde ancien, nous connaissons les grands lieux, les grandes dates, les grands hommes. Il fallait toute l'expertise scientifique et tout le talent littéraire de Jennie Ebeling pour enfin nous restituer le destin d'une femme ordinaire aux temps bibliques. Voici donc, du berceau à la tombe, le récit, précis et intime, haut en couleur et riche en enseignements, de la vie d'Orah. En sa compagnie, nous plongeons dans le quotidien d'une bourgade au coeur d'Israël mille ans avant le Christ. Elle est enfant et, avec elle, nous apprenons à cuire le pain, à brasser la bière, à confectionner tissages et poteries. Elle est jeune fille et, avec elle, nous découvrons le passage de la puberté, la coutume du mariage, le rite des noces. Elle est femme et, avec elle, nous pénétrons les réalités du couple, de la maternité, du foyer avant de la suivre dans un pèlerinage sacré à la rencontre de son Dieu. Bientôt veuve et grand-mère, menacée par la maladie, Orah nous aura révélé la face inconnue parce que familière d'un monde disparu. Un monde que ressuscite, en se fondant à chaque étape sur les acquis de l'archéologie, de l'exégèse et de l'ethnographie, ce roman vrai. Un monde vu, comme jamais, à travers la condition féminine.
Cet ouvrage repose sur l'hypothèse qu'il existe plusieurs langages dans l'univers littéraire. Par la mise en scène du second langage de François Bondy, critique et homme de lettres, qui renvoie au premier langage d'Eugène Ionesco, on se sert d'un concept langagier emprunté à Roland Barthes. D'une manière exemplaire, le "Theâtre Nouveau" d'Eugène Ionesco s'éclaire grâce à un essai de François Bondy, intitulé Alle Katzen sind sterblich. Ein Rundgang durch das Ionesco-Universum. Il est évident que la transposition langagière va de pair avec une traduction du français en allemand. L'oeuvre de fiction se manifeste dans un ouvrage polyphone qui associe le texte artistique au contexte biographique et historique. L'analyse va plus loin : le terme de tiers langage semble justifié à l'égard d'un autre but de Bondy. Sa revue Preuves contenait des essais hétéroclites à des fins politiques. En partant du Congrès pour la Liberté de la Culture, on démontre comment le premier et le second langage sont imbriqués dans un tiers langage, à savoir le langage politique. Par conséquent, il s'agit de lier les langages à l'espace théâtral, essayiste et géopolitique.
Müller-Ebeling Claudia ; Rätsch Christian ; Zlatoh
Résumé : Qu'il s'agisse d'un jugement des âmes, de la séparation entre bons et mauvais, entre élus et réprouvés, ou qu'il s'agisse du type de pénitences infligées aux damnés et des récompenses attribuées à celles et ceux qui entreront, heureux, dans une vie éternelle, que savons-nous des représentations qui ont été faites du jugement dernier dans d'autres cultures qu'européennes ? L'historien de l'art et théologien Martin Zlatohlavek a voulu répondre à toutes ces questions, avec la complicité de deux ethnologues, tant par le texte que par l'image. Pas moins de 234 illustrations ! D'aucunes paraîtront connues. Elles le sont, en effet, par leur beauté, leur importance iconographique et la notoriété des artistes qui ont créé les ?uvres. Mais les auteurs en offrent ici une lecture nouvelle, un " déchiffrage " complémentaire, en apportant leur éclairage. Beaucoup de fresques sont souvent difficiles à voir in situ, des enluminures précieuses, soigneusement conservées à l'abri de la lumière, sont rarement visibles pour le grand public, tout comme certains tableaux difficilement accessibles. Dans le présent ouvrage, le " coup de projecteur " nécessaire éclaire le détail essentiel pour la démonstration des auteurs et la compréhension des lecteurs. C'est un véritable musée vivant du jugement dernier que nous offrent ces fins spécialistes qui ne laissent jamais de côté l'élément spirituel qui anima tous les artistes, renommés ou restés de modestes, d'humbles auteurs anonymes.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.