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Un bonheur viril. La Trilogie du Losange - Tome III
Eaubonne Françoise d' ; Thiébaut Elise
DES FEMMES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782721009814
Après les rééditions au printemps 2022, du Satellite de l'amande et des Bergères de l'Apocalypse, voici le troisième tome de La trilogie du Losange, qui était resté inédit jusqu'à aujourd'hui. Ecrit cette fois du point de vue d'un homme, il montre l'envers de la guerre des sexes racontée dans les Bergères de l'Apocalypse. Alors que les femmes ont créé des républiques libres, l'Australie s'est transformée en société violemment misogyne. A sa tête, Erwinn, un riche éleveur industriel, fier d'appartenir à la race supérieure des hommes, qui réduit les femmes au seul rôle de reproductrices, d'esclaves sexuelles ou de servantes. Les champs sont remplacés par des usines où les animaux s'entassent sur plusieurs étages, image d'un système productiviste qui éradique le vivant. Le récit est haletant, multipliant intrigues, personnages et rebondissements. La plume foisonnante de Françoise d'Eaubonne ainsi que son acuité sociale et politique font de cette oeuvre une source de réflexion sur les enjeux actuels des violences sexistes et sexuelles, de l'urgence climatique et du spectre fasciste. Ce dernier opus est enrichi d'un avant-propos d'Elise Thiébaut, autrice d'une biographie de référence sur Françoise d'Eaubonne, L'Amazone verte (Editions Charleston, coll. Les Indomptées, 2021). Elle nous éclaire sur l'histoire et les éléments de contexte de cette oeuvre très originale. Cette publication intervient au cours d'une année riche en événements autour de l'autrice, notamment le colloque international "Redécouvrir Françoise d'Eaubonne" organisé par l'association Anamnèse, les Ateliers du genre de l'Université de Caen et l'IMEC (Institut Mémoire de l'Edition Contemporaine), prévu du 16 au 18 novembre 2022 à Caen. Le site internet, www. francoise-d-eaubonne. org, permet de suivre les informations et l'actualité concernant cette écrivaine et activiste hors du commun. Extrait "Ma mission, la voici : étendre l'affaire d'élevage industriel [... ], élaborer une idéologie réellement virile qui rende leur prix aux vieilles valeurs mâles des conquérants, des pionniers, des solitaires, des hommes enfin. Faire disparaître l'opposition des classes afin que la fraternité règne entre les hommes pour la domination totale de la nature et des femmes". F. d. E.
Eaubonne Françoise d' ; Le Garrec Evelyne ; Cambou
Résumé : Réédition d'un des classiques de Françoise d'Eaubonne, femme de lettres et militante à l'origine de l'écoféminisme, avec une préface inédite d'Isabelle Cambourakis. Dans cet essai initialement publié en 1978, elle pose les bases d'une résistance non- pacifique à l'Etat, seul moyen selon elle de répondre à la violence exercée par l'Etat. Sa réflexion, historique, philosophique et féministe, s'appuie notamment sur les actions de guérilla urbaine menées par la R. A. F. en Allemagne et les tortures infligées à Ulrike Meinhoff, nous invitant à réfléchir au recours à la violence, à la non-violence mais également à la place des femmes dans ces mouvements cherchant à contrer le terrorisme d'Etat et à la réaction des médias de l'époque face à leur implication dans ces actions.
Résumé : L'écoféminisme est une philosophie, une éthique et un mouvement né de la conjonction des deux " surgissements du monde moderne " que sont l'écologie et le féminisme. Ce nouveau concept opère la synthèse entre l'idée d'une double exploitation : celle de la nature par l'homme, et celle de la femme par l'homme. Dans cet ouvrage initialement paru en 1978 mais d'une actualité brûlante, l'auteure remet radicalement en question la notion de croissance, économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat. La surpopulation et l'épuisement des ressources illustrent I'" illimitisme " caractéristique de ce qu'elle nomme le " système mâle ", et elle est l'une des premières à affirmer qu'il faut préserver ce qui reste encore de l'environnement, sous peine de mort.
Résumé : En 1974, apparait pour la première fois le mot " écoféminisme " sous la plume de Françoise d'Eaubonne dans son ouvrage Le féminisme ou la mort. Avec ce mot, elle exprime un appel à un " nouvel humanisme " pour sortir du " système mâle ", responsable de la domination des femmes et de la destruction de la nature. Françoise d'Eaubonne propose une lecture écologique du féminisme tout autant destinée aux mouvements féministes en France qu'à ceux de l'écologie politique des années 70. Ce texte offre les clés de lecture pour comprendre et identifier les racines communes de la surexploitation des femmes et de la destruction de la nature. Il est aussi une invitation à détruire la structure du pouvoir patriarcal pour voir s'élever " la gestion égalitaire d'un monde à renaître ". Il permet de situer la pensée de Françoise d'Eaubonne dans le contexte féministe et écologiste de l'époque et son actualité. " Le temps de l'écoféminisme ", dernier chapitre du Féminisme ou la mort, est également commenté en présentant les fondements de l'écoféminisme de cet autrice.
MacKinnon Catharine A. ; Lenoir Noëlle ; Albertini
Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe. Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux Etats-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque " cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ". " "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux Etats-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. " Eric Fassin, 2005.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.