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Les peintures de la voix. Le monde aztèque en images
Duviols Jean-Paul
CHANDEIGNE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782367321721
Les peintures de la voix." Cette expression que Voltaire appliquait à toutes les formes d'écriture est parfaitement adaptée aux anciens manuscrits mexicains où l'image a une place prépondérante. Ce recueil qui s'apparente à un guide à contenu didactique s'attache à décrire et à analyser d'une manière générale les codex mexicains (aztèques et mixtèques) et à montrer quelle fut leur originalité. Il souligne aussi leur valeur documentaire et esthétique. Ils constituent des sources privilégiées pour la connaissance des cultures anciennes du Mexique et reflètent des éléments fondamentaux d'un monde qui a brutalement disparu. Il s'agit de familiariser le lecteur avec un monde ignoré et de lui proposer un premier contact, une sorte de parcours initiatique sans difficulté majeure, tout au long duquel il trouvera une riche iconographie et quelques explications élémentaires sur l'histoire et sur la signification de ces manuscrits.
Trois siècles après Christophe Colomb, l'Amérique est toujours un "Nouveau" Monde, l'Indien un inconnu. Quand Alexandre de Humboldt y débarque, en 1799, tout reste à faire : inventorier la faune et la flore, analyser les climats et la géologie, remonter les fleuves géants, gravir les cordillères, les volcans andins et les pyramides mexicaines... et s'élever enfin contre l'esclavage. C'est cette expédition - la première menée scientifiquement - qui apportera la gloire à Humboldt. Charles Minguet et Jean-Paul Duviols donnent au savant le plus complet de son siècle toute son actualité.
La tauromachie est le spectacle le plus ancien et le plus caractéristique du monde ibérique et le Centre de Recherches Mentalités et Représentations dans le monde hispanique et hispano-américain de l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) se devait d'organiser une rencontre internationale sur la corrida et les spectacles tauromachiques. Dès le XVIe siècle, les spectacles taurins ont suscité des réserves, voire des interdictions et de longues périodes de prohibition. Et pourtant, les fêtes populaires et les spectacles formels ont survécu jusqu'à aujourd'hui en Espagne, au Portugal, dans cinq pays d'Amérique et dans le sud de la France. La tauromachie est analysée ici dans son rôle historique et social. On retrouve les taureaux et les hommes dans l'écriture et dans l'imaginaire, dans les valeurs symboliques, voire totémiques, et aussi dans les traditions folkloriques et dans la création romanesque et poétique.
Ce répertoire est un manuel d'initiation, une source de renseignements à la fois élémentaires et fondamentaux. Il est destiné à aider les étudiants et les curieux dans leurs recherches. L'ambition principale de ce dictionnaire culturel est de proposer des rubriques qu'un hispanisant ne saurait ignorer. À la fois précis, synthétique et le plus complet possible, il se veut un recours indispensable pour les examens du Baccalauréat, des concours des classes préparatoires, de Licence. Le monde indigène, depuis l'époque pré-hispanique jusqu'à nos jours, pourrait à lui seul remplir une encyclopédie. Il faut y ajouter la période de la colonisation espagnole, de la Conquête à l'Indépendance, et l'époque contemporaine. C'est donc la culture dans son sens large (histoire, littérature, arts, folklore, biographies...) qui a déterminé un choix qui se veut exemplaire.
Broché, 15,5 x 21 cm. Illustrations et photographies couleur. A partir de 10 ans. Cette jeune collection documentaire propose de partir "sur les traces" d'un héros de légende pour s'introduire dans une période historique, découvrir des civilisations disparues et les modes de vie qui y sont attachées. Chaque volume se découpe en une dizaine de chapitres, construits autour des exploits et de l'aventure du héros du livre. Dans chaque chapitre : ? les pages "récits", rédigées par des spécialistes des civilisations traversées, racontent l'histoire d'un personnage épique, avec des notes en marge pour expliquer les mots difficiles et des illustrations en couleur qui replacent le le mythe dans son contexte historique ; ? la double-page "documentaire" développe un thème lié à l'épopée en privilégiant les documents iconographiques pour présenter les traces (lieux, monuments, ?uvres d'art, objets usuels) laissées par ces cultures disparues. En fin d'ouvrage, l'auteur détaille ses sources et ses choix dans la double-page consacrée aux sources du récit. Si celles-ci le permettent, l'auteur travaille en effet à partir des textes originels. Sinon, il compile des sources diverses (légendes issues de la tradition orale, textes historiques, traductions). Une approche qui permet de cerner la double valeur du mythe et de l'épopée : ?uvres littéraires à part entière dotées de tous les ressorts de la fiction, ce sont aussi de précieux documents pour explorer les cultures de nos ancêtres. En dix chapitres, voici racontée la formidable aventure de Christophe Colomb, le découvreur de l'Amérique. Animé par un rêve singulier, le téméraire navigateur n'a de cesse de chercher des appuis auprès des princes d'Europe. Après de longues années de combat pour convaincre du bien-fondé de ses hypothèses géographiques, il peut enfin prendre le large vers l'Asie...pour finalement débarquer sur un continent inconnu : l'Amérique. Après la découverte, vient le temps de la conquête. Le lecteur découvre, dans les pages documentaires, l'histoire du Royaume d'Espagne, la vie à bord des caravelles, les richesses du Nouveau Monde et les exploits d'autres marins intrépides. A paraître en avril 2002 dans la même collection : - "Sur les traces d'Alexandre Le Grand" (M.T. Davidson).
Carnet de mémoires coloniales est le récit biographique d'une enfance passée dans les temps troubles et violents du colonialisme. Isabela Figueiredo, née en 1963 dans un Mozambique encore sous domination lusitane, se souvient. Elle nous livre ses observations d'enfant et son histoire profondément liée à celle de son père, un être aimé et aimant qui est néanmoins l'archétype du colon raciste, sexiste et violent. La petite Isabela grandit dans une ambivalence brutale en relation à ce dernier, entre adoration et rejet. Il s'agit d'exposer une attitude, une posture qu'elle n'a jamais tolérée mais dont elle portera toujours le poids. Ce livre sonne comme une catharsis. Il est comme une lettre au père, comme le dévoilement douloureux, mais libérateur d'une impossible conciliation entre deux visions du monde. Carnet de mémoires coloniales est aussi le récit singulier d'une enfant en route vers l'adolescence qui découvre donc la vie, le désir et la sexualité, pleine d'une innocence curieuse, qui vivra seule l'expérience du rapatriement en 1975 en métropole. Comme les centaines de milliers de Portugais rentrés à cette époque, elle connaîtra le rejet et la honte due à sa condition de retornada. Son père, resté au Mozambique lui confie une mission : raconter ce qu'ils ont vécu. Elle le fait ici mais sans aucun ménagement pour les colons. Elle dit sa vérité brute, raconte l'injustice, l'illégitimité et la violence d'un tel système. Porté par une écriture crue et frontale, au rythme cadencé, ce point de vue offre une vision inédite de l'histoire portugaise et coloniale. Un texte bouleversant sur l'identité explosée.
A Senaller, un village dont on ne peut que partir, la pluie ne tombe plus, elle demeure en suspens. Le fleuve est à sec, la sécheresse menace. Le village est-il la proie d'un châtiment divin ou des rejets de l'usine installée à proximité ? Devant l'impuissance des commandeurs des nuages et des villageois, la mère du narrateur décide de se rendre à l'usine... Devenu le complice malgré lui d'un terrible secret, l'enfant n'a pas d'autre choix que de protéger sa mère de la fureur paternelle. La présence aimante du grand-père est l'unique refuge de l'enfant. Afin que la pluie tombe à nouveau, la famille devra dérouler les fils de son histoire et revivre la légende des Ntoweni. Dans ce récit hanté par le conte, Mia Couto déploie toute sa puissance poétique et créatrice pour toucher au plus près la destinée des êtres dans un Mozambique encore à naître.
L'oeuvre de Fernand Pessoa (1888-1935), génie poétique universel qui dissimule ici ses traits sous le domino d'Alvaro de Campos, son plus intime hétéronyme, a fait l'objet d'innombrables éditions. Max de Carvalho livre aujourd'hui une traduction nouvelle de Bureau de tabac, chef-d'oeuvre pessoen au même titre que son Livre de l'intranquillité. Ce chant de l'exil du monde est mis en résonance, dans ce recueil, avec plusieurs grands poèmes d'Alvaro de Campos, tout aussi extraordinaires.
La glorieuse bataille des Trois Rois (El-Ksar el-kébir, 1578). Souvenirs d'une grande tuerie chez les chrétiens, les juifs & les musulmans. Au point de départ, un événement: une guerre qui présente l'économie d'une tragédie classique. Elle se joue en quelques heures, en une seule bataille sur le sol africain, qui s'achève par une victoire éclatante du Maroc sur le Portugal. Trois rois trouvent la mort au cours de l'affrontement. Guerre meurtrière, une des plus sanglantes du XVIè siècle, elle marque un tournant décisif dans l'histoire du face-à-face entre islam et chrétienté. On sut partout qu'elle resterait gravée dans les mémoires. Quels souvenirs garde-t-on d'une grande guerre? Qu'en retient-on quand on est vainqueur, comment oublier que l'on a essuyé une défaite? Qui transmet les souvenirs quand disparaissent les derniers témoins? Et pourquoi? Et pour qui? Des premiers échos de la bataille en 1578 aux derniers films qu'elle a inspirés au Maroc comme au Portugal, ce livre suit le fil du souvenir chez les descendants des vainqueurs et des vaincus, s'interroge sur les usages sociaux de la mémoire, et finalement sur les rapports qu'elle entretient avec l'histoire. - Lucette Valensi