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CHEBIKA
Duvignaud Jean
GALLIMARD
13,40 €
Épuisé
EAN :9782070269709
Chebika est une oasis de montagne dans le Sud de la Tunisie, face au Sahara. Nous y avons travaillé, mon équipe et moi, durant cinq ans... Je cherchais un lieu propre à percevoir microscopiquement la réalité vivante du changement social, afin de comprendre les mutations du "tiers monde" autant que les variations qui ont façonné le passé de notre civilisation. Pendant quelque temps nous avons été dans le village "comme un poisson dans l'eau". Ce livre n'est pas seulement de sociologie. Même si l'analyse détecte des structures elle ne cherche pas à les fixer, mais à saisir l'impact de l'histoire sur les formes de vie traditionnelle. Les gens de Chebika n'avaient jamais été regardés : ils ont peu à peu théâtralisé leur existence, jusqu'à la contestation et la révolte. Il s'agit aussi d'une aventure : les observateurs sont, eux aussi, profondément modifiés par ceux qu'ils observent. Au-delà de l'enquête, nous avons tenté une "reconstruction utopique" de l'expérience vécue collectivement et individuellement, une "interpolation sur le réel", comme disent les mathématiciens. A travers l'analyse anthropologique, la littérature cherche à recréer un réel qui, dans l'écriture, prend une forme." Jean Duvignaud.
Peu d' uvres sont, autant que celle d' Arland, dominées par une exigence unique, exclusive de tout autre : la création littéraire, l'élucidation par l'écriture d'une existence dont l'opacité s'accroît avec le mouvement qui la découvre. L'écrivain s'engage dans une enquête sans fin : il questionne sa propre vie, sollicite la part la plus nocturne de son être. Et cela, sans sortir des frontières qu'il s'est rigoureusement fixées depuis son adolescence : le premier de tous ses récits, Terres étrangères, préfigure les visions, presque fantastiques, qui, à partir d'Il faut de tout pour faire un monde, conduisent aux grandes nouvelles d'A perdre haleine. Pendant ce temps, entrelacée à la découverte de l'imagination, la confidence se développe, presque trop littéraire au début, de plus en plus grave et personnelle, pour en venir aux méditations pathétiques de Je vous écris. Ainsi, aboutissant à cette unité d'esprit, si rare aujourd'hui, l'oeuvre d'Arland est encore ouverte à l'âge où tant d'écrivains préparent des "éditions complètes". ". . Jean Duvignaud.
L'or de la République", c'est le trésor du gouvernement républicain espagnol que la Résistance croit caché en France. Sous l'impulsion d'une jeune femme, Etty, des résistants français et des réfugiés espagnols forment un maquis qui prend le nom de "Grande Compagnie", dont l'un des buts est de retrouver "l'or de la République" afin qu'il serve plus tard à la libération de l'Espagne. Lorsque Etty est arrêtée, le commandement du maquis passe à Nicolas, ancien combattant de la guerre d'Espagne, qui fut l'un des convoyeurs du trésor et qui devient, sous le pseudonyme de "Bachelier César", le plus grand chef de la Résistance armée. Dans la "Grande Compagnie", et parmi les troupes allemandes qui la combattent, se retrouvent des personnages que nous avons rencontrés à Berlin en 1933 et en Espagne en 1937. Mais le kaléidoscope s'agite de nouveau, les entraînant tous dans une aventure grandiose et mystérieuse.
Arrivé au milieu de son âge, Bertrand, obsédé par Nietzsche, cherche à suivre le grand philosophe par l'imagination, en particulier à Turin jusqu'aux confins où le mène la déraison. Il veut atteindre la subversion totale, comme bien d'autres personnages de ce roman qui se déroule en France, en Allemagne, en Italie, en Algérie et au Brésil. Deux amours passionnés, l'un pour une danseuse, l'autre pour Judith qui a vécu d'étranges aventures en Algérie jalonnent cette quête frénétique où la violence, la drogue, la maladie et la mort jouent un grand rôle.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.