Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Arland
Duvignaud Jean
GALLIMARD
6,44 €
Épuisé
EAN :9782070221479
Peu d' uvres sont, autant que celle d' Arland, dominées par une exigence unique, exclusive de tout autre : la création littéraire, l'élucidation par l'écriture d'une existence dont l'opacité s'accroît avec le mouvement qui la découvre. L'écrivain s'engage dans une enquête sans fin : il questionne sa propre vie, sollicite la part la plus nocturne de son être. Et cela, sans sortir des frontières qu'il s'est rigoureusement fixées depuis son adolescence : le premier de tous ses récits, Terres étrangères, préfigure les visions, presque fantastiques, qui, à partir d'Il faut de tout pour faire un monde, conduisent aux grandes nouvelles d'A perdre haleine. Pendant ce temps, entrelacée à la découverte de l'imagination, la confidence se développe, presque trop littéraire au début, de plus en plus grave et personnelle, pour en venir aux méditations pathétiques de Je vous écris. Ainsi, aboutissant à cette unité d'esprit, si rare aujourd'hui, l'oeuvre d'Arland est encore ouverte à l'âge où tant d'écrivains préparent des "éditions complètes". ". . Jean Duvignaud.
Résumé : Juillet 1914. Thérèse arrive à Rochefort pour exiger la révision du procès de l'homme qu'elle aime, David, forçat détenu au bagne depuis trois ans. David est un jeune Arabe du sud tunisien. Quand il était enfant, il a été sauvé de l'incendie de son village par un riche colon, Barbier. Ce dernier a fait de David son fils adoptif puis l'a associé à toutes ses aventures. Trois ans plus tôt, Barbier a été assassiné et David, accusé du meurtre, s'est laissé condamner, sans dire un mot pour sa défense. Thérèse ne peut obtenir que David, enfermé dans un mutisme qu'elle ne comprend pas, signe la pièce nécessaire à la révision de son procès. Aidée par les gens de Rochefort, créatures dérisoires excitées par l'approche de la guerre, elle va tenter de le sauver "de force" : on représente devant lui la scène au cours de laquelle il n'a pas commis le crime pour lequel il est au bagne. Cette reconstitution fait, comme une pierre jetée dans une rivière, remonter les couches du temps superposées, les étapes de la vie de Barbier et de David. C'est que Barbier a été mêlé à la plupart des événements politiques des dernières années. L'histoire émerge de cette parodie. Au terme de la représentation et livrant peu à peu son secret, David, cette fois, commet l'acte qu'on lui a attribué autrefois... Seul plane, hors du temps et de l'espace, l'image d'un grand aigle que Barbier et le jeune David rencontrèrent jadis dans les montagnes africaines et qui, depuis, hante les songes du forçat comme il hantait ceux de Barbier. Alors que, dans le précédent roman de Jean Duvignaud, L'or de la République, les personnages étaient autant de carrefours d'aventures et de multiples hasards, La chasse à l'aigle fait de chacun des héros la source de possibilités infinies où l'histoire se mêle à la rêverie. Au moment où le roman français va souvent en s'amenuisant jusqu'à n'être plus que le constat abstrait d'une anecdote, ce livre "buissonnant" qui recoupe les divers plans de l'expérience humaine, correspond à l'ordre des recherches de certains romanciers étrangers d'aujourd'hui.
L'or de la République", c'est le trésor du gouvernement républicain espagnol que la Résistance croit caché en France. Sous l'impulsion d'une jeune femme, Etty, des résistants français et des réfugiés espagnols forment un maquis qui prend le nom de "Grande Compagnie", dont l'un des buts est de retrouver "l'or de la République" afin qu'il serve plus tard à la libération de l'Espagne. Lorsque Etty est arrêtée, le commandement du maquis passe à Nicolas, ancien combattant de la guerre d'Espagne, qui fut l'un des convoyeurs du trésor et qui devient, sous le pseudonyme de "Bachelier César", le plus grand chef de la Résistance armée. Dans la "Grande Compagnie", et parmi les troupes allemandes qui la combattent, se retrouvent des personnages que nous avons rencontrés à Berlin en 1933 et en Espagne en 1937. Mais le kaléidoscope s'agite de nouveau, les entraînant tous dans une aventure grandiose et mystérieuse.
Arrivé au milieu de son âge, Bertrand, obsédé par Nietzsche, cherche à suivre le grand philosophe par l'imagination, en particulier à Turin jusqu'aux confins où le mène la déraison. Il veut atteindre la subversion totale, comme bien d'autres personnages de ce roman qui se déroule en France, en Allemagne, en Italie, en Algérie et au Brésil. Deux amours passionnés, l'un pour une danseuse, l'autre pour Judith qui a vécu d'étranges aventures en Algérie jalonnent cette quête frénétique où la violence, la drogue, la maladie et la mort jouent un grand rôle.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.