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D'un Caucase chrétien au Caucase musulman. L'Albanie du Caucase et les guerres du Haut-Karabakh
Duvauchel Marion
GREGORIENNES
14,50 €
Épuisé
EAN :9782367660622
2024 : l'actualité braque ses projecteurs sur le Haut-Karabakh, que les Arméniens tiennent pour leur berceau historique et qu'ils appellent l'Artsakh. Avec l'appui de la Turquie, l'Azerbaïdjan a alors repris cette région, que les Azerbaïdjanais revendiquent, bases de l'école historique de Bakou à l'appui. Bases largement faussées. Pour comprendre la nature de ces conflits dans le Caucase méridional, il faut remonter jusqu'au premier siècle de notre ère, jusqu'à l'existence d'un petit royaume albanien christianisé dès le premier siècle, en lien étroit avec Jérusalem. Au VIIIe siècle, il disparaît sous les coups de l'islam, survit culturellement jusqu'au XIIe siècle avant de s'éteindre et de s'effacer de la mémoire caucasienne. Les quelques milliers d'Oudis chrétiens en Azerbaïdjan constituent " le petit reste " de ces Abghaniens. L'histoire de cette Albanie serait restée dans les limbes sans la découverte en 1975, au monastère du Sinaï, d'un palimpseste, un Evangile de la Croix (Evangile de Jean), écrit dans l'alphabet albanien. Ce livre reconstitue l'histoire et l'historiographie de ce petit royaume antique, païen puis chrétien. Il en opère la première synthèse à l'intérieur de la complexe histoire caucasienne, mise en perspective à partir d'une périodisation précise. Jusqu'aux guerres du Haut-Karabakh...
Si, en Europe, le bouddhisme est devenu familier du grand public, son élaboration savante comme son historiographie sont largement méconnues, voire totalement inconnues. Religion universelle, sagesse, spiritualité, philosophie ou génial syncrétisme : le bouddhisme est une énigme religieuse, aussi bien qu'historique. Or, la fascination qu'il exerce aujourd'hui ne saurait s'expliquer sans une analyse nourrie de ses fondements - analyse qui montre que ce sont les chercheurs français, anglais, allemands, russes et hollandais qui, se passionnant pour les vieux textes sans âge de l'Inde, ont peu à peu élaboré le "roman du Bouddha". Au long de dix chapitres solidement documentés, cet ouvrage restitue la manière, souvent frauduleuse, dont s'est constitué ce savoir de l'indianisme européen : la nature de ce culte né en terre indienne, l'énigme de son fondateur, de sa doctrine et de son canon présumés, la difficile question des écritures indiennes, l'histoire oubliée des Quatre Généraux du Pendjab. Il étudie la dimension légendaire, voire illusoire, de bien des aspects du bouddhisme, aujourd'hui universellement admis et transmis sans examen.
Lors de son discours à Ratisbonne le pape Benoit XVI défendait à juste titre l'hellénisme, vecteur de la première " inculturation " du christianisme où il a joué un rôle majeur dans l'histoire culturelle de l'Occident. Mais cette inculturation n'est pas la première. Parallèlement, l'Evangile a été annoncé à celles des nations dont la lingua franca était alors l'araméen, de l'autre côté de la frontière romaine, en Syrie, Palestine, en Perse mais aussi dans toute l'immense Eurasie. Ce qu'on appelle la " Tradition ", définie par un canon des Evangiles, a été élaboré dans un contexte araméen, dont le christianisme d'Orient et les syriaques ont maintenu le dépôt. Ce n'est donc pas le seul pourtour du bassin méditerranéen oriental qui constitue le cadre unique de l'expansion du christianisme mais toute l'immense Eurasie, selon un axe est/ouest que nous pensons (avec des myopies) en termes d'Orient et d'Occident. En 1940, Georges Dumézil signalait dans un bref article l'existence d'une " chrétienté disparue dans le Caucase. Des manuscrits trouvés sur le mont Sinaï, il y a une vingtaine d'années, ont contribué à exhumer cette civilisation chrétienne dont l'histoire est restée dans l'ombre de celle des deux chrétientés qui ont résisté à l'islam et à l'islamisation : l'Arménie et la Géorgie. Cette découverte constitue une pierre d'angle pour refonder un " atlas " géopolitique de la première évangélisation, et mieux comprendre le christianisme d'orient, conservatoire de la Tradition en langue et en culture araméenne, précédant de quelques années l'inculturation hellénistique.
Ce troisième volume de sermons de saint Bonaventure présente huit textes - jamais traduits jusqu'à présent - consacrés aux Anges et à la Hiérarchie angélique. L'ange occupe une grande place dans l'imaginaire humain. Ce sont très souvent des images que l'on retient de l'ange et l'on se figure toujours l'ange comme un être ailé. Or ses ailes révèlent son appartenance au monde spirituel : l'ange est un pur esprit. Pour le connaître, il ne faut donc pas s'attacher à de simples images. Les deux grands théologiens du XIIIe siècle, le franciscain saint Bonaventure et le dominicain saint Thomas d'Aquin sont désignés respectivement par les titres de "Docteur séraphique" et "Docteur angélique" : référence à la Hiérarchie céleste où la place la plus élevée est celle des Séraphins, les plus proches du monde divin, tandis que les Anges occupent la place la plus proche du monde humain. Ceci montre l'importance du monde des anges dans la théologie de ce temps, mais aussi dans tout le christianisme. Saint Bonaventure montre comment la Hiérarchie angélique reçoit la lumière divine, la transmet, de choeur en choeur, jusqu'à la Hiérarchie ecclésiastique, reflet terrestre de ce monde spirituel. Mais survient immédiatement un mouvement ascendant où l'homme est guidé par les Anges vers un retour à Dieu qui est le but de la théologie bonaventurienne, la finalité même de la foi.
Le personnage de Marie-Madeleine a intéressé et fait rêver beaucoup de théologiens, d'écrivains, de poètes et surtout d'artistes peintres. Il existe une abondante bibliographie et une surabondance de représentations picturales. Marie Madeleine reste pourtant un personnage à la fois connu et méconnu : certains exégètes n'ont-ils pas distingué trois femmes où les auteurs de cet ouvrage n'en voient qu'une ? La divergence d'interprétation s'explique facilement : soit on utilise une critique textuelle externe en posant a priori la distinction ? et aucune preuve historico-critique ne peut en effet établir l'unité des personnages ainsi distingués à cause de la disparité des textes des évangiles ; soit on essaye de comprendre la signification des textes et on découvre, par critique interne, qu'ils ne deviennent intelligibles qu'avec l'unité d'une seule personne, Marie de Béthanie. Cet ouvrage suit cette voie, corroborée par l'opinion de plusieurs Pères de l'Église (comme saint Grégoire le Grand) et par l'oeuvre de Maria Valtorta, dont il n'est pas fait usage dans l'exégèse des textes, laissant à cette oeuvre sa valeur de "révélation privée" mais en en montrant, sur ce point, la vraisemblance. Pour l'histoire de Marie-Madeleine en son exil de Provence, la méthode historique classique est évidemment suivie. Cet ouvrage comporte donc deux parties : la première explique les implications théologiques et anthropologiques de la Révélation ; la seconde développe les fruits historiques de la présence de Marie Madeleine en Provence, l'enracinement du christianisme en cette belle "province" romaine et la dévotion à Marie-Madeleine ? "la femme la plus importante de l'Évangile après la Vierge Marie" ? qui n'a cessé de grandir au fil des siècles. Jean-François Froger a publié une dizaine d'ouvrages développant une anthropologie rationnelle cohérente avec la révélation biblique, dont une étude approfondie du monde des archétypes. Ces études épistémologiques ont contribué à l'élaboration d'une nouvelle théorie de la physique fondée sur la logique quaternaire. Jean-Michel Sanchez est docteur en histoire de l'art, spécialiste de l'art sacré, enseignant et conférencier, membre du Centre international d'études sur le Linceul de Turin. Ses recherches portent sur l'architecture et la décoration des églises françaises, italiennes et espagnoles. Il a publié de nombreux articles et divers ouvrages, dont Reliques et reliquaires aux mêmes éditions. En quarante ans de pratique, Jean-Paul Dumontier s'est spécialisé dans la photographie de l'art religieux dans les églises de France, mettant en valeur avec une rare maîtrise des sujets souvent inconnus ou difficiles d'accès. Les différentes approches des auteurs font toute la richesse anthropologique, historique et iconographique de cet ouvrage, où le lecteur découvrira les raisons pour lesquelles sainte Marie-Madeleine a été choisie pour être l' "Apôtre des apôtres", dans la révélation des mystères de la Résurrection.
Depuis des années, le lecteur de Charlie Hebdo a rendez-vous chaque semaine avec une des rubriques les plus appréciées du journal: les brèves. Le principe est simple: passer en revue les évènements les plus marquants de la semaine, en les traitant et les maltraitant de la manière la plus satirique possible. Quel rapport y a-t-il entre Jean Sarkozy, Me Vergès, les sans-papiers, Francis Lalanne, Bigard, Bergman, Antonioni, Samy Naceri, Mère Teresa, Marion Cotillard, Khadafi, Bachar al-Assad, Michel Fourniret, Christine Boutin, Ribéry, la colombe de la paix de Plantu, Pascal Sevran, la Sainte Vierge, John Wayne, l'ourse slovène Franska, Mgr Vingt-Trois, Tokio Hotel, le chapeau de Miterrand, les infirmières bulgares, le Hezbollah et tant d'autres? Ils ont tous contribué activement à la rédaction de ces brèves durant une année entière. Nous les en remercions. Découpées en huit chapitres, politique française, médias, culture, société, sport, environnement, économie, étranger; Les Brèves de Charlie Hebdo sont aussi accompagnées d'une sélection de couvertures auxquelles vous avez échappé.
Jusqu'à la fin du Moyen Âge, saint Joseph n'était honoré d'aucune fête spécifique, d'aucun culte particulier ni de dévotion publique connue. Pourtant, il reçut de Dieu une mission exceptionnelle : être l'époux de la Vierge Marie en gardant la vertu de chasteté et devenir par là même le père adoptif de celui qui devait se révéler le Messie, Fils de Dieu, Jésus. Au début de l'époque moderne, saint Joseph sort de l'effacement où il semble avoir été tenu par la dévotion, et reçoit alors l'hommage d'un culte spécifique. L'Église propose à l'attention des fidèles le saint qui, par excellence, montre une paternité reçue de Dieu. Saint Joseph est aussi l'aboutissement de toute une lignée généalogique, révélatrice de cette véritable paternité, issue de l'Ancien Testament à travers le patriarche Jacob, son fils Joseph mais aussi d'une lignée de " figures " comme Moïse et David. Par ailleurs, l'Église propose la méditation sur plusieurs autres vertus du saint : modèle des travailleurs, patron de la bonne mort, patron de l'Église universelle, etc. L'iconographie exceptionnelle de Jean-Paul Dumontier complète les approches historiques de Jean-Michel Sanchez et la contribution anthropologique que Jean-François Froger apporte en relisant les textes de l'Écriture Sainte concernant la différence féminin-masculin, révélatrice de la spécificité humaine de la " paternité " dans l'union en " une seule chair ".