Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La chanson réaliste. Sociologie d'un genre
Dutheil Pessin Catherine
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782747571739
De Bruant à Piaf, la chanson réaliste a déroulé ses couplets lancinants, ses mélodrames de faubourgs et ses ambiances noires. Un siècle de chansons cristallisant l'âme d'une époque, une sensibilité qui prend la forme d'un plainte portée presque toujours par des voix de femmes. Premières formes de la chanson réaliste, les goualantes de la fin du XIXe siècle à Paris reprises par Bruant constituent la première étape de la construction d'une mythologie des bas-fonds dans la chanson. Yvette Guilbert, Eugénie Buffet ouvrent le chemin à la chanson réaliste du XXe siècle, au déploiement de l'imaginaire féminin de la voix vers une esthétique des larmes et de la douleur. Figures majeures émergeant de la multitude de chanteuses réalistes peu connues ou obscures aujourd'hui, Fréhel, Damia, Piaf dégagent chacune à leur façon un espace vocal et visuel original ; le présent essai tente d'approcher le charme, le pouvoir de cette voix chantée, et des gestes narratifs qu'elle creuse. C'est ce régime particulier de l'œuvre chansonnière auquel s'attache cette recherche, comme entrecroisement de la petite et de la grande histoire, comme fusion brève et intense entre l'imaginaire de la voix féminine et l'imaginaire du peuple.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.
Résumé : A l'Assemblée nationale, on trouve des artichauts, des cavaliers, un perchoir et même une fosse aux lions... Mais ces mots n'ont pas le même sens qu'ailleurs. Le feuilleton n'est pas une série télévisée, le piano ne fait pas de musique et le baromètre n'a rien à voir avec la météo. Et puis, qu'est-ce qu'un amendement, une commission ou la navette ? Pour mieux comprendre le vocabulaire du Palais-Bourbon, un abécédaire est indispensable.
Dutheil Pessin Catherine ; Pessin Alain ; Ancel Pa
Comme l'a établi Marcel Mauss, tout art se fonde sur le rythme, celui de la musique et de la danse, celui des tons du tableau, la cadence du poème etc. En couplant les deux termes de rite et de rythme, nous voulons adresser aux ouvres des questions qui concernent à la fois les principes de leur structuration interne et les pratiques organisées de leurs amateurs. Le rite, qui crée des régularités, est un constructeur de rythme ; et le rythme, qui régule le corps et les comportements, suscite des rites. Observer comment l'époque actuelle se saisit d'œuvres du passé, comment ces relectures et interprétations se construisent en donnant parfois naissance à des conflits (comme ce fut le cas pour le baroque) ; analyser le feuilletage des significations, les interprétations nouvelles liées aux moyens contemporains utilisés dans la création ; regarder comment s'opère une concrétion du temps et de l'histoire ; interroger cette dimension de l'historicité qui constitue l'ouvre d'art - tels sont quelques objectifs de ces 7e rencontres de sociologie de l'art de Grenoble. Nous devrons étudier encore les rituels associés aux modes et lieux de diffusion. Si les lieux culturels ou les grands rassemblements, biennales, festivals, ont pour fonction d'organiser le temps et l'espace de l'exposition, du concert, de la représentation, ils traduisent en effet un certain type de rapport aux œuvres : placées hors du temps ordinaire, admises dans un espace " sacré ", protégées par des interdits, mises à distance, imposant le silence, la retenue des attitudes ou au contraire, comme dans les concerts de musiques actuelles, explosions réglées de la ferveur collective... On crée ainsi les conditions de l'autocélébration et l'on autorise, dans ces temps et lieux circonscrits, l'expression de l'émotion et du plaisir et le déploiement de la croyance. Ce sont là des expériences de l'œuvre qu'il convient de confronter aux bricolages irrévérencieux qui semblent caractériser le rapport aux objets artistiques quand ceux-ci envahissent le temps de la vie quotidienne.
Résumé : "Pourquoi écrivez-vous ?" J?écris parce que j?en ai envie. J?écris parce que je ne peux pas faire comme les autres un travail normal. J?écris pour que des livres comme les miens soient écrits et que je les lise. J?écris parce que je suis très fâché contre vous tous, contre tout le monde. " Par ces mots facétieux, Orhan Pamuk balaie d?un trait d?esprit ? moins frivole qu?il n?en a l?air ? la question rituelle à laquelle tout écrivain se voit un jour sommé de répondre. Les textes ici rassemblés, prononcés par dix d?entre eux lorsque leur a été remise la plus prestigieuse des récompenses, le prix Nobel de littérature, y répondent à leur façon. Les lauréats s?y montrent toujours inspirés, souvent surprenants, parfois drôles ; leurs dix voix, dans le style singulier propre à chacune, célèbrent la puissance de la littérature. A moins que la raison d?être de celle-ci ne soit tout simplement, comme le suggère Montale, qu?"il existe au monde une large place pour l?inutile" ? Textes de Svetlana Aleksievitch, Saul Bellow, Albert Camus, Kazuo Ishiguro, Doris Lessing, Sinclair Lewis, Eugenio Montale, Toni Morrison, Orhan Pamuk et Alexandre Soljenitsyne.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.