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LA FRANCE DE LA BELLE EPOQUE
Duroselle Jean-Baptiste
SCIENCES PO
12,50 €
Épuisé
EAN :9782724606140
Voici réédité un beau livre que le temps avait rendu introuvable. Vingt ans après la première parution, sa publication au format de poche, dans la collection "Références" des Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, rend accessible au plus grand nombre un "classique" de l'histoire contemporaine. Naturellement, comme en témoigne le supplément bibliographique de cette seconde édition, la recherche n'a pas cessé d'avancer depuis 1972. Mais, à bien des égards, l'ouvrage de Jean-Baptiste Duroselle reste indispensable aux étudiants comme aux professeurs. Il réussit le tour de force d'être à la fois maniable et clair comme un bon manuel, nuancé comme un ouvrage de recherche, et humain comme l'histoire peut enseigner à l'être. Avec ses entrées simples - la population, la société, les idées politiques, la politique intérieure et la politique étrangère - le livre passe en revue tous les aspects de la France de la Belle Epoque. D'un maniement aisé, il est aussi d'une lecture facile grâce à la qualité de son écriture. Une langue pure s'y fait entendre, exempte des néolo-gismes ou des expressions allusives qui pourraient dérouter les non-spécialistes. Limpide, le récit n'est pas pour autant simpliste. Loin d'exposer des catalogues de faits présentés comme acquis, l'auteur entraîne dans sa démonstration les historiens spécialistes, avec le résultat de leurs recherches, et les Français de l'époque, avec leurs expressions révélatrices et frappantes. Enfin - qualité ultime de l'historien - la sympathie pour les hommes de l'époque, leurs difficultés et leurs incertitudes, et le refus de porter sur eux des jugements hâtifs ou rétrospectifs, transparaissent au long de ces pages empreintes de mesure et de finesse. En filigrane, l'ouvrage offre à l'histoire un modèle du genre didactique. Claire Andrieu historienne, Institut d'études politiques de Paris
Comment la France et les Français -7 000000 de mobilisés, 1 397 000 morts - ont-ils pu supporter une guerre si longue, si dure, si cruelle, si coûteuse? Pour y répondre, Jean-Baptiste Duroselle a étudié la Grande Guerre de 14-18 sous tous les angles possibles: les phases militaires, naturellement, mais aussi le rôle des chefs, la souffrance des combattants et de leurs familles, les civils, le comportement des gouvernements successifs, des partis et des syndicats, le financement, l'armement, la reconversion industrielle et ses effets sociaux, la guerre économique, la guerre psychologique, le prix terrible de la victoire, les profondes conséquences morales, politiques, économiques, intellectuelles et sociales de ces cinquante-deux mois qui ont sans doute plus changé la France que ne le fera la Deuxième Guerre mondiale. Un livre majeur pour prendre la mesure de ce cataclysme.
J'ai besoin d'exprimer ma rage, un besoin violent, et inexorable". C'est d'abord le cri d'un témoin en colère qui traverse ces cahiers rédigés à la fin de l'été 1944. Très vite, cependant, apparaît la capacité d'analyse du jeune historien de vingt-sept ans, assistant depuis l'Auvergne à la reconquête du territoire par les forces alliées : il entreprend de retracer, en même temps qu'un cheminement intérieur, ce qu'il appelle "l'histoire morale" de la France du début des années 1940, une histoire faite d'humiliation, de frustration et de honte, sentiments qui cèdent lentement le pas à une fierté renouvelée. Réquisitoire implacable et exercice d'introspection, ce texte inédit de Jean-Baptiste Duroselle (1917-1994), l'un des fondateurs de l'école française de l'histoire des relations internationales, constitue, huit décennies plus tard, un document précieux et sans concession pour comprendre Vichy et l'Occupation.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.