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Lettres à Marcel Mauss
Durkheim Emile
PUF
24,50 €
Épuisé
EAN :9782130490999
Emile Durkheim (1858-1917) et son neveu Marcel Mauss ( 1872-1950) ont été les fondateurs en France de la sociologie et de l'éthonologie, deux disciplines alors indissociable l'une de l'autre. Pareille entreprise fondatrice eût été impossible sans la relation étroite, souvent complice, parfois difficile, voire orageuse, entre les deux hommes. Longtemps attendue, la publication des lettres de l'oncle maternel à son neveu, permet de suivre, pendant un quart de siècle, les divers aspects et épisodes de cette relation. Elle apprend beaucoup sur la collaboration scientifique entre Durkheim et Mauss, comme sur leurs soucis familiaux et professionnels ou leurs engagements citoyens. Elle apporte un éclairage nouveau sur la matière dont s'est constituée " l'école française de sociologie " autour de l'Année sociologique
Avec cet ouvrage, Émile Durkheim a posé les fondements de la méthode sociologique. Avant lui, personne n'avait pensé analyser le suicide comme un fait social tant il semble relever d'un choix individuel et traduire une volonté autonome. Et pourtant, l'existence statistique d'un taux incompressible et constant de suicides au sein des sociétés laisse penser que le suicide est avant tout un acte dont il convient de comprendre les déterminations sociales. Au travers du suicide égoïste, du suicide altruiste et du suicide anomique né de la grave dérégulation qui frappe les sociétés modernes, l'auteur tente d'expliquer ce penchant collectif et ses rapports avec les autres phénomènes sociaux.Dans une conclusion inspirée, Durkheim constate que le suicide atteste d'une alarmante misère morale qui révèle une altération profonde de notre société que seule une réforme profonde pourra faire cesser.Le Suicide est un grand classique de la littérature sociologique. On pourra l'actualiser avec l'ouvrage de Christian Baudelot et Roger Establet, Durkheim et le suicide. --Madeleine Sorel
Véritable discours de la méthode, Les Règles de la méthode sociologique, publiées en 1895, ont donné à la sociologie son statut de science humaine. La règle qui consiste à traiter les faits sociaux comme des choses permet à Durkheim de séparer, dans les comportements, ce qui relève de la contrainte sociale de ce qui tient de motivations individuelles. Cette distinction entre faits psychiques et faits sociologiques révèle l'influence du milieu social sur les individus. Pour étudier scientifiquement ce milieu, il faudra rechercher les causes efficientes des faits sociaux, et non leurs causes finales, car examiner la fonction ou l'utilité d'un fait ne suffit pas à expliquer pourquoi ni comment il est né. Déterminer les raisons d'un phénomène avant d'en déterminer les effets, telle est la seule attitude véritablement rationnelle. En appliquant le principe de causalité aux phénomènes sociaux, Durkheim a réussi à accélérer les progrès de la sociologie en lui donnant une méthode inspirée de celle des sciences expérimentales. Cet ouvrage, devenu un classique au même titre que Le Suicide, du même auteur, a permis d'assurer à cette discipline son indépendance et son autorité. --Madeleine Sorel
Nous insistons à plusieurs reprises, au cours de ce livre, sur l'état d'anomie juridique et morale où se trouve actuellement la vie économique... C'est à cet état d'anomie que doivent être attribuée, comme nous le montrerons, les conflits sans cesse renaissants et les désordres de toute sortes dont le monde économique nous donne le triste spectacle... Depuis que, non dans raison, le siècle dernier a supprimé les anciennes corporations, et n'a guère été fait que des tentatives fragmentaires et incomplètes pour les reconstituer sur des bases nouvelles." Durkheim analyse, dans son premier ouvrage, "le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains". Constatant le développement des fonctions économiques dans la société, il plaide pour une moralisation et une normalisation des relations entre les différents acteurs de la vie économique. Son analyse est encore, de nos jours, d'une pertinence confondante. Fondateur de la revue L'Année sociologique en 1896, Emile Durkheim (1858-1917) était professeur de pédagogie et de sciences sociales à l'Université de la Sorbonne et inaugura la chaire de sociologie en 1913. Il contribua largement à la création d'une école française de sociologie dont les représentants étaient ses élèves et sont encore de nos jours, pour certains, ses héritiers. Il s'attacha à faire de la sociologie une discipline scientifique ayant un objet et des méthodes propres. La plupart de ses ouvrages sont publiés dans la collection Quadrige.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.