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Education et sociologie
Durkheim Emile ; Debesse Maurice ; Fauconnet Paul
PUF
8,11 €
Épuisé
EAN :9782130536468
En résumé, bien loin que l'éducation ait pour objet unique ou principal l'individu et ses intérêts, elle est avant tout le moyen par lequel la société renouvelle perpétuellement les conditions de sa propre existence. La société ne peut vivre que s'il existe entre ses membres une suffisante homogénéité. L'éducation perpétue et renforce cette homogénéité en fixant d'avance dans l'âme de l'enfant les similitudes essentielles que suppose la vie collective. Mais, d'un autre côté, sans une certaine diversité, toute coopération serait impossible. L'éducation assure la persistance de cette diversité nécessaire en se diversifiant elle-même et en se spécialisant. Elle consiste donc, sous l'un ou l'autre de ses aspects, en une socialisation méthodique de la jeune génération.
Sociologue de réputation mondiale. Professeur de pédagogie et de sciences sociales à l'université de la Sorbonne et chef de file de l'école française de sociologie. Fondateur de la revue L'Année sociologique en 1896.
Ce volume réunit l'intégralité des études menées par Emile Durkheim entre 1876 et 1912, publiées dans la revue L'Année sociologique - dont le sociologue était le fondateur. Présentés dans leur ordre chronologique, ces écrits permettent d'appréhender la pensée durkheimienne dans son ensemble et d'en étudier les concepts : "La prohibition de l'inceste et ses origines" , "De quelques formes primitives de classification" , etc.
Nous insistons à plusieurs reprises, au cours de ce livre, sur l'état d'anomie juridique et morale où se trouve actuellement la vie économique... C'est à cet état d'anomie que doivent être attribuée, comme nous le montrerons, les conflits sans cesse renaissants et les désordres de toute sortes dont le monde économique nous donne le triste spectacle... Depuis que, non dans raison, le siècle dernier a supprimé les anciennes corporations, et n'a guère été fait que des tentatives fragmentaires et incomplètes pour les reconstituer sur des bases nouvelles." Durkheim analyse, dans son premier ouvrage, "le rôle que les groupements professionnels sont destinés à remplir dans l'organisation sociale des peuples contemporains". Constatant le développement des fonctions économiques dans la société, il plaide pour une moralisation et une normalisation des relations entre les différents acteurs de la vie économique. Son analyse est encore, de nos jours, d'une pertinence confondante. Fondateur de la revue L'Année sociologique en 1896, Emile Durkheim (1858-1917) était professeur de pédagogie et de sciences sociales à l'Université de la Sorbonne et inaugura la chaire de sociologie en 1913. Il contribua largement à la création d'une école française de sociologie dont les représentants étaient ses élèves et sont encore de nos jours, pour certains, ses héritiers. Il s'attacha à faire de la sociologie une discipline scientifique ayant un objet et des méthodes propres. La plupart de ses ouvrages sont publiés dans la collection Quadrige.
Véritable discours de la méthode, Les Règles de la méthode sociologique, publiées en 1895, ont donné à la sociologie son statut de science humaine. La règle qui consiste à traiter les faits sociaux comme des choses permet à Durkheim de séparer, dans les comportements, ce qui relève de la contrainte sociale de ce qui tient de motivations individuelles. Cette distinction entre faits psychiques et faits sociologiques révèle l'influence du milieu social sur les individus. Pour étudier scientifiquement ce milieu, il faudra rechercher les causes efficientes des faits sociaux, et non leurs causes finales, car examiner la fonction ou l'utilité d'un fait ne suffit pas à expliquer pourquoi ni comment il est né. Déterminer les raisons d'un phénomène avant d'en déterminer les effets, telle est la seule attitude véritablement rationnelle. En appliquant le principe de causalité aux phénomènes sociaux, Durkheim a réussi à accélérer les progrès de la sociologie en lui donnant une méthode inspirée de celle des sciences expérimentales. Cet ouvrage, devenu un classique au même titre que Le Suicide, du même auteur, a permis d'assurer à cette discipline son indépendance et son autorité. --Madeleine Sorel
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein