Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une fabuleuse machine. Anthropologie des savoirs ordinaires sur les fonctions physiologiques
Durif-Bruckert Christine
EDITIONS DU 81
22,40 €
Épuisé
EAN :9782915543230
C'est à une traversée surprenante du corps intérieur à laquelle nous invite Christine Durif-Bruckert. Pour effectuer ce fabuleux voyage, elle a invité des personnes de toutes origines sociales à raconter comment ils se représentent l'anatomie et la physiologie. A partir des différents niveaux d'expression de chacun, des images-clefs se dégagent, témoignant d'un arrangement minutieux de l'intériorité et de l'organisation sensible des mécanismes vitaux. Cet univers reconstitué se développe comme une véritable fresque organique faite de nuances, de reliefs, de creux, de surfaces lisses ou granuleuses. Tous les organes ont un rôle à jouer. Le foie, tel un surmoi physiologique, surveille et réglemente les entrées et les sorties, l'estomac transforme l'aliment étranger en nourriture pour soi, les canaux sanguins portent le rythme du corps là où les conduits nerveux "tendent et tiennent la chair". Quant au cerveau qui "surplombe l'ensemble" il tente d'assurer les jonctions entre le sensible et le raisonnable. Autant de théories inventives qui persistent à opposer aux savoirs scientifiques une résistance inaltérable, parfois même arrogante. Ce qui en émerge, c'est la part du sensible et du désir, celle que la science chasse et qui ressurgit dans les figures de l'intériorité avec une vivacité bouleversante. Biographie de l'auteur Christine Durif-Bruckert, est Maître de Conférence à l'Institut de Psychologie et appartient au Groupe de Recherche en Psychologie sociale (GRePS) Université Lyon 2. Elle est l'auteur de nombreux articles consacrés au corps, à la nourriture, à la relation thérapeutique et aux problématiques psychosociales de recours aux soins et à la prévention. Elle a publié récemment, en 2007, La nourriture et nous, corps imaginaire et normes sociales, Armand Colin.
Résumé : On parle habituellement de l'anorexie chez l'adolescente. Mais l'anorexie peut se poursuive dans l'âge adulte et prendre des formes chroniques. Des femmes adultes, entre 24 et 57 ans, rencontrées par l'auteur, ont été invitées à raconter ce qu'elles vivent, à expliquer ce qui leur est arrivé, comment l'anorexie s'est durcie, et ses symptômes aggravés. Comment sont-elles laissées embarquer dans une progression quelquefois effrayante de l'anorexie ? Elles racontent ainsi avec force comment elles s'obstinent à maigrir, à faire disparaître leur corps, dans une confrontation quelquefois troublante avec la mort, jusqu'a la conquête d'une identité anorexique à laquelle elles sont désespérément attachée, jusqu'à ce que pour certaines d'entre elles un travail de détachement devienne envisageable et possible. L'ouvrage permet de dessiner une trame qui traverse l'ensemble des récits, mais surtout de faire émerger les mécanismes psychosociaux qui caractérisent au sein de la singularité de chacune des versions écoutées, un parcours de l'anorexie. Cet ouvrage permet ainsi de mieux comprendre le vécu anorexique et de questionner un certain nombre de préjugés, voire de stéréotypes sur l'anorexie.
L'autrice parle de son métier, de la manière dont elle le vit de l'intérieur : les tâches cliniques et thérapeutiques, les règles et les normes qui régissent la fonction hospitalo-universitaire où s'articulent la recherche, l'enseignement et le soin mais aussi ses relations avec les patients et leur famille ainsi qu'avec les associations de malades. A travers des récits vivants et sensibles, elle met en évidence les enjeux thérapeutiques, relationnels et déontologiques de son engagement auprès des malades atteints de leucémie notamment.
Prenez un chef plus très sûr d'être un chef, Cap'tain Bagoinffre ; donnez-lui une femme autoritaire, Mère Itou ; une fille qui entend des voix, Ganelon ; inventez comment redorer son blason en obligeant le peuple à porter le chapeau ; faites flamber les marchés financiers ; fourbissez vos couteaux ; saupoudrez le tout de mots truculents et vous aurez des... têtes farçues. Dégustez sans modération.
Résumé : Un jeune prof dans un lycée professionnel, sur une côte quelque part vers le nord. Le plus bas trou du cul du monde, on l'a prévenu. ZUP et cités, préfabriqués lézardés, crachin poisseux et vent qui balaie en continu. Un univers tragique et ubuesque. Délabré mais électrique. Sur la plage, lors de ses errances, le nouveau croise une Allemande. Ils connaissent dans les blockhaus abandonnés des étreintes anonymes et bouleversantes. Au collège, tout se joue dans la salle des profs. Les enseignants se jaugent, discutent de l'écrivain parachuté pour de fumeux ateliers d'écriture. Les élèves l'ont jugé : Patrick Bruel pour les filles, cool mais spèce pour les garçons. Langue de bois et principes bidons, psychologie de bazar et subtiles insinuations se mêlent en un cocktail hilarant et cruel. Le drame couve. La violence est ici celle d'un enfermement physique et moral dans des castes, des codes exclusifs. Sous l'avalanche des mots, la parole est impossible. Et la survie ?
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.
Résumé : Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La douleur que je nomme "troisième souffrance" est associée à nos mutations identitaires. Il faut l'accueillir avec joie car elle est la manifestation d'une transformation véritable. C'est la douleur ressentie lorsque le sang se remet à circuler dans une jambe ankylosée : c'est la douleur du retour à la vie. Bien sûr, notre client vient chercher de la sécurité. Pourtant, le travail va réactiver en lui des fêlures ou des fragilités. Il lui faudra apprendre à dire ses peurs et ses besoins, à reconnaître sa vulnérabilité, sa finitude et dégonfler la bulle narcissique pour s'accepter comme un être blessé et donc profondément humain. Remettre en cause son ego n'est jamais confortable. C'est pourtant la condition d'une authenticité susceptible de libérer une énergie insoupçonnée pour de nouveaux projets. Tout le métier du coach consiste à jalonner des étapes et à proposer des protections et permissions à même de faciliter ce cheminement vers plus de vie, de liberté et de responsabilité.
L'odyssée de l'espace n'est rien moins que celle de l'humanité, celle d'êtres qui, une fois dressés sur leurs deux jambes, n'ont eu de cesse de lever leurs yeux vers le ciel. Pour lire le vol des hirondelles, ou pour imaginer des mondes et des royaumes. Mais aussi pour tracer des plans et des cartes, pour construire des machines de plus en plus perfectionnées, pour explorer des mondes inconnus. A l'heure où nous célébrons le cinquantenaire du premier pas sur la lune, alors que de nouveaux pionniers, Elon Musk, feff Bezos, se lancent dans l'aventure, tels d'intrépides cow-boys du NewSpace, il était important de revenir sur cette épopée. Un nouvel enthousiasme émerge, une nouvelle frontière, mais aussi de nouvelles questions qu'il nous faut explorer...
Résumé : Sagesse d'un métier... Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? Lorsque je suis entré dans l'administration, je croyais que j'y serais comme un trapéziste au centre d'un cirque devant des foules admirant mes voltiges. Je me suis retrouvé dans une abbaye trappiste à calligraphier des enluminures sans que personne ne me voie. Je rêvais d'être Achille et il me fallait être Pénélope. La joie du, travail bien fait parvenait rarement chez moi à surmonter le regret de réaliser des tâches austères dans l'ombre. L'une des croyances que j'ai eu le plus de mal à expulser de mon esprit est qu'un professionnel admirable est celui qui fait des "coups" : coups d'éclat, coups de théâtre ou coups de génie. Ce parcours n'a pas transformé que ma pratique professionnelle. J'y ai appris à préférer ce qui sert à ce qui se voit.