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Sale temps pour les vivants
Durif Eugène
FLAMMARION
16,30 €
Épuisé
EAN :9782080681461
Un jeune prof dans un lycée professionnel, sur une côte quelque part vers le nord. Le plus bas trou du cul du monde, on l'a prévenu. ZUP et cités, préfabriqués lézardés, crachin poisseux et vent qui balaie en continu. Un univers tragique et ubuesque. Délabré mais électrique. Sur la plage, lors de ses errances, le nouveau croise une Allemande. Ils connaissent dans les blockhaus abandonnés des étreintes anonymes et bouleversantes. Au collège, tout se joue dans la salle des profs. Les enseignants se jaugent, discutent de l'écrivain parachuté pour de fumeux ateliers d'écriture. Les élèves l'ont jugé : Patrick Bruel pour les filles, cool mais spèce pour les garçons. Langue de bois et principes bidons, psychologie de bazar et subtiles insinuations se mêlent en un cocktail hilarant et cruel. Le drame couve. La violence est ici celle d'un enfermement physique et moral dans des castes, des codes exclusifs. Sous l'avalanche des mots, la parole est impossible. Et la survie ?
Résumé : Un jour de pluie, deux soldats, de retour de guerre, attendent. L'un est là pour accomplir un crime, l'autre l'accompagne fidèlement. Sur le chemin de leur destinée, ils croisent la Fille dans un décor de charniers, de cadavres encore chauds, champ filmé par le Guide-Coryphée, chroniqueur des temps modernes. Entre la Fille et l'aîné se noue une relation forte, charnelle. Cette fable, entre road movie et tragédie, se situe au confluent des grands mythes et de notre histoire contemporaine. Plus que jamais, ici, Eugène Durif tente, en poète visionnaire, de dire le monde, ses convulsions, ses bégaiements.
Gardien de prison depuis de longues années, Léonard n'a jamais failli à sa fonction. Dans ce carcan d'humanités brisées, il a trouvé refuge et façonné l'oubli de ses jeunes années. Jusqu'au jour où l'injustice réveille en lui la compassion, une faiblesse intolérable en ces lieux qui le conduit à l'exclusion. Assailli par les fantômes de la précarité, taraudé par l'angoisse, il convoque le passé, choisit la reconstruction et décide de partir à la recherche de Sammy, un Réunionnais de son âge avec lequel il fut placé, tout enfant, dans une ferme de la Creuse. Habité par les souvenirs, Léonard quitte la Bretagne. Sans grande difficulté, il retrouvera la trace de ce double, ce presque frère, cet unique témoin d'une époque enfouie, présence ultime aujourd'hui espérée pour reconsidérer l'avenir. Le territoire de leur enfance n'est pas très loin mais le voyage immense. Le temps de l'insouciance reprend ainsi sa place, une parenthèse de quelques jours, une pause non dénuée de tendresse pour qu'advienne enfin, juste avant de poursuivre, la mémoire partagée des temps perdus. Un roman d'une profonde humanité empreint de violence et d'animalité. Un regard primordial sur la reconstruction de ceux qui, dès le plus jeune âge, n'ont plus de larmes mais un chagrin bien trop ancien pour atteindre le dehors de leur regard. Biographie de l'auteur Eugène Durci est dramaturge, il a écrit de nombreuses pièces dont la dernière, intitulée La Nuit des feux, fut à l'affiche du Théâtre de la Colline en mai 2008. Son premier roman, Sale temps pour les vivants a paru, en 2001, chez Flammarion, et son recueil de nouvelles, De plus en plus de gens deviennent gauchers, en 2004, aux éditions Actes Sud.
Divertissement bourgeois est une reprise des thèmes classiques du Bourgeois gentilhomme de Molière: la servante qui en dit et en sait trop, qui manipule ses maîtres bornés et égoïstes au profit des pauvres gens. Ici, ce n'est pas un couple de jeunes tourtereaux mais un chômeur ruiné. Le bourgeois n'est plus ce vieux barbon ridicule mais plutôt un "bobo", un bourgeois bohème de gauche, qui s'intéresse au théâtre pour faire branché. De même que le maître de ballet faisait danser M. Jourdain de façon ridicule, Antoine parvient à faire danser à Etienne le gallinacé et le canidé. Eugène Durif, avec cette comédie, se moque des nouveaux bourgeois.
Prenez un chef plus très sûr d'être un chef, Cap'tain Bagoinffre ; donnez-lui une femme autoritaire, Mère Itou ; une fille qui entend des voix, Ganelon ; inventez comment redorer son blason en obligeant le peuple à porter le chapeau ; faites flamber les marchés financiers ; fourbissez vos couteaux ; saupoudrez le tout de mots truculents et vous aurez des... têtes farçues. Dégustez sans modération.