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Otto Kernberg
Durieux Marie-Claire
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130532682
Otto Kernberg est une figure essentielle dans l'évolution de la psychanalyse contemporaine. Psychiatre ayant commencé très tôt une formation psychanalytique au Chili avant de se fixer aux Etats-Unis, il a gardé de son expérience initiale une grande liberté intellectuelle et un goût pour la circulation des idées. Une part très importante de ses travaux est consacrée aux troubles limites de la personnalité qui constituent actuellement l'essentiel de la pratique des psychanalystes et psychothérapeutes : c'est avec la conscience de l'importance thérapeutique de la psychanalyse qu'il aborde ces patients. Théoricien fécond mais aussi pédagogue il est un initiateur remarquable à la clinique et à la psychothérapie des organisations narcissiques. D'abord psychanalyste à Topeka et assumant un rôle important à la " Menninger Clinic ", il s'est ensuite installé à New York ; il est actuellement professeur de psychiatrie à Columbia University et a été président de l'Association psychanalytique internationale.
Durieux Marie-Claire ; Danon-Boileau Laurent ; Che
Le conflit psychique est l'un des organisateurs majeurs de la psyché. Il se présente cliniquement le plus souvent selon une opposition entre deux termes, expression manifeste d'un autre conflit sous-jacent plus fondamental: celui entre une tendance à éteindre la pulsion et un impéatif à l'investir selon diverses modalités. En 1924, Freud écrit à son propos: "Il y a trois grands types de maladies suivant les instances en conflit: moi-ça (névroses de transfert), moi-surmoi (névroses narcissiques), moi-monde extérieur (psychoses)", mais il reconnaît aussitôt que le conflit ne peut être réduit à une telle lutte entre instances. En 1937, il invite à une révision de la conception du conflit psychique au regard de la dualité pulsionnelle et de l'existence d'une "tendance au conflit". La constitution du conflit psychique devient dès lors centrale ainsi que sa qualité et la préoccupation technique de le faire advenir sur la scène du transfert. "Les adversaires, souligne Freud, ne se trouvent pas plus l'un face à l'autre que l'ours blanc et la baleine. Une vraie solution ne peut intervenir que lorsque les deux se retrouvent sur le même terrain". La diversité des situations thérapeutiques abordées dans cet ouvrage (de la cure classique à la cure de l'enfant, en passant par des situations non-névrotiques) va permettre un enrichissement de ce concept fondamental dans la théorisation de la pratique psychanalytique.
Je ne sais pas ce que le savetier de la fable de La Fontaine penserait de ce confinement. Il se plaignait du trop grand nombre de fêtes chômées qui le ruinaient, mais il avait peut-être la consolation de se dire que ce chômage forcé lui était imposé pour le salut de son âme ! or je ne suis pas sûre que les chômeurs forcés d'aujourd'hui soient convaincus que cette inactivité obligatoire oeuvre pour le salut de leur santé. . ". C'est ce constat partial qui convainc Marie-Claire Durieux de tenir une chronique de ce temps qu'il ne fallait pas laisser se transformer en stérile jérémiade ; mais essayer, au contraire, d'en faire une observation - lucide ou humoristique, voire ironique- au fil de jours qui passent sans toujours se ressembler. Etudes littéraires à la Sorbonne, diplôme de chinois à l'INALCO, Marie-Claire Durieux enseigne pendant plusieurs années l'anglais et la littérature française avant de suivre une formation de psychanalyste . Elle devient membre actif de la Société Psychanalytique de Paris. Elle continue à exercer comme psychanalyste. .
Résumé : Winnicott n'est pas seulement, loin s'en faut, le créatif et singulier psychanalyste d'enfants inventeur de l'objet transitionnel. Et c'est le propos de cette monographie que de faire découvrir au lecteur d'autres facettes d'une ?uvre et d'une personnalité complexe, féconde, insolite. Au-delà d'une théorie de la dimension réparatrice de l'analyste, que sait-on au juste de Winnicott et de sa théorie du vrai self ? De la place qu'il assigne au père ? Du rôle enfin qu'il reconnaît à l'agressivité dans le processus même de la pensée et de la création ? Les auteurs qui contribuent à ce volume montrent, à travers leurs réflexions théoriques et dans leur pratique clinique, l'actualité de la pensée de Winnicott.
Résumé : La dépression, maladie énigmatique dont la source reste indéchiffrable, serait-elle l?expression somatopsychique de l?interrogation métaphysique propre à l?être humain ? Maladie des humeurs pour les Anciens, l?acédie, maladie de l?âme, se jumelle à la culpabilité dont elle reste indissociable. Crainte et expérience de la perte d?objet, d?un désinvestissement intolérable ou d?un traumatisme débordant la capacité d?élaboration du psychisme, la libido déserte le sujet, noyé dans la dissolution de son être qui souffre, anéanti, de ne plus désirer. Perdu dans le bouleversement existentiel des deux topiques, le moi subit la tyrannie implacable de son surmoi. Cette manifestation lancinante du surmoi culpabilisant dévorant le moi ne serait-elle pas un retour en force d?un ça vengeur, caché sous le masque honorable du surmoi ? Ce qui pourrait expliquer la créativité comme l?agressivité nécessaire à la création, créativité souvent associée à la dépression, et qui constituerait même, comme le montre Winnicott, un élément indispensable à toute mise en oeuvre. La mélancolie, pour les Anciens, n?était-elle pas source de génie et de folie ?
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.