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Théâtre et coup de théâtre chez Eschyle
Durand Marc
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343220178
Cet ouvrage montre qu'au contraire de ce que l'on a souvent affirmé au sujet d'Eschyle qui, tout en se désengluant péniblement de l'épopée, n'aurait commis que des pièces linéaires, plates et sans péripétie, celui-ci nous surprend souvent dans ses drames à la suite de coups de théâtre singuliers. En réalité, Eschyle sait nous guider dans une sorte d'enquête policière aboutissant à un dénouement qui représente une véritable révolution. Le spectateur, de complète connivence avec l'auteur, est guidé par celui-ci dans l'exploitation des différents indices savamment disséminés tout au long du nouement des tragédies, pour aboutir en fin de compte à un coup de théâtre tout à la fois surprenant et attendu. Notamment, la prééminence que prend toujours finalement la Polis sur les destins individuels, définit contre toute attente le vieil et hiératique Eschyle comme un précurseur de l'époque moderne démocratique et ce fait constitue à lui seul un formidable renversement.
En commettant le plus horrible des parricides, Oreste semble bien perpétuer la célèbre "Malédiction des Atrides" condamnant à tout jamais la progéniture de Tantale à s'entretuer de façon atroce. Mais, est-ce bien là une fatalité irrépressible ? Cet essai tente de montrer, en s'appuyant sur l'histoire d'Oreste mise en scène par les trois tragiques grecs, qu'avec l'acquittement du meurtrier de Clytemnestre devant un tribunal athénien, non seulement la chaîne inexorable des vengeances semble s'éteindre, mais qu'une révolution "copernicienne" se profile dans la vision du monde des Grecs du Ve siècle. Leurs rapports à la psyché, aux dieux, à la justice se trouvent radicalement chamboulés, redessinant une organisation "moderne" de la Cité indépassable depuis lors, qui se rapproche, mutatis mutandis, étrangement de la nôtre. Cet état pourrait bien consommer ainsi la "Fin de l'Histoire", conceptualisée par Hegel au XIXe siècle et développée par Alexandre Kojève et Francis Fukuyama au XXe.
La rivalité, l'affrontement, le combat ont joué un rôle primordial dans l'avènement, la croissance et la conservation de la civilisation de la Grèce antique, puis incidemment de la nôtre. Les Grecs appelaient "Agôn" une telle détermination. Cet essai veut s'attacher à décrire les modalités, les formes, les fonctions de l'affrontement dans les tragédies d'Eschyle, le plus ancien des trois grands tragiques grecs. C " seigneur dionysiaque", ainsi qualifié par Nietzsche, invente et met en scène un mode de lutte original, spécifique aux humains, alliant tout à la fois le combat physique — la joute des corps —, l'"agôn-logôn" — la joute de paroles — et leur représentation mimée, dansée, chantée par les acteurs et le choeur, ouvrant ainsi la voie à d'illustres épigones : Sophocle, Euripide, Sénèque et plus près de nous, Racine...
A la différence des autres membres de la Confédération canadienne, le Québec englobe une véritable nation, celle des Canadiens français. Cette province est, en effet, peuplée en très grande majorité - plus de 80% de la population - de Canadiens francophones. Tout en brossant une minutieuse étude des mentalités québécoises, Marc Durand retrace l'histoire du Québec, depuis sa découverte par Jacques Cartier en 1534 jusqu'à nos jours. Fiers de leur esprit aventurier et entreprenant, mais battus par les Anglais en 1759, les Québécois, mis à l'écart de l'économie par les vainqueurs, vont se replier sur les travaux agricoles. L'Église et les intellectuels s'appliqueront alors sans relâche à préserver une langue française " pure " et les traditions ancestrales. Mais à partir des années 1950, et surtout avec la Révolution tranquille des années 60, les Québécois rejettent les valeurs rurales dont ils se sentent prisonniers et, qu'ils soient acquis ou non à l'idée de souveraineté, prennent en main leur destinée économique et politique. Aujourd'hui comme hier, cependant, la question du Québec est toujours l'histoire d'une lutte pour la survivance d'un peuple.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.