Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA COMPETITION EN GRECE ANTIQUE. Généalogie, évolution, interprétation
Durand Marc
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738477583
Voici un essai qui tente de retracer la genèse de la notion de compétition en Grèce ancienne qui ne naît pas, loin s'en faut, en 776 avant J.-C. avec les premiers Jeux Olympiques que la tradition a retenus, mais qui participe plutôt d'un processus beaucoup plus profond, culturel, économique, religieux, sémantique... qui l'englobe et le dépasse. A ce titre, nous sommes les héritiers de ces pionniers et le sport que nous pratiquons aujourd'hui procède des mêmes mécanismes que ceux que l'on a mis en lumière au cours de ce travail. Aussi, la lecture de cet ouvrage sera-t-elle fructueuse pour le professionnel du domaine du sport, qu'il soit enseignant d'éducation physique, entraîneur ou chercheur, car elle le guidera, à n'en pas douter, au sein d'une analyse réflexive sur ses propres pratiques. Le philosophe, le sociologue, l'historien trouveront sûrement aussi dans ces pages matière à enseignements. Le sport, dans une telle perspective, représente, selon le concept des historiens de l'Ecole des Annales, un " fait total 's qui transcende, soyons-en certains, toutes les déterminations régionales et particulières au sein desquelles on a trop souvent voulu l'enfermer.
Résumé : Le sport est un élément constitutif de l'éducation de nos enfants. Ce phénomène récent pose de nombreux problèmes liés à l'intégration de jeunes pratiquants au sein d'une institution qui se caractérise par une recherche obsessionnelle de l'efficacité. Il soulève quelques passions et suscite çà et là des réactions très polémiques à propos de questions que cet ouvrage aborde avec les méthodes et les concepts de la psychologie expérimentale. Pour quelles raisons les enfants ressentent-ils un tel engouement à l'égard du sport, et, paradoxalement, pourquoi les adolescents abandonnent-ils si massivement la pratique ? Est-il une école de Fair-Play et de rigueur ou bien l'occasion d'apprendre à tricher et à agresser ? Tous les enfants sont-ils aptes à s'initier aux diverses disciplines et existe-t-il des périodes précises pour débuter dans un sport ? Comment expliquer les réussites précoces dans certaines spécialités comme la gymnastique féminine et à partir de quel âge peut-on dire si un enfant deviendra un champion ? Ce livre fait état des recherches en psychologie expérimentale susceptibles d'apporter des éléments de réponse à ces questions.
Encensé et adulé par Homère et Quintus de Smyrne, décrié et dévalorisé par Sophocle et Ovide, Ajax, le fils de Télamon porte en lui une amphibologie essentielle qui fera de lui à la fois l'un des solides héros épiques de tout premier plan et un personnage tragique par excellence. Négatif absolu de la figure contemporaine d'Ulysse, qui représente un héros de la modernité démocratique, Ajax demeure englué, quant à lui, encore dans les valeurs aristocratiques anciennes de l'Epos. L'auteur, naviguant à travers les textes antiques grecs et latins, cherche à mettre en lumière ce processus historique et civilisationnel à l'occasion de la description de la destinée peu commune du fils de Télamon.
Cet ouvrage montre qu'au contraire de ce que l'on a souvent affirmé au sujet d'Eschyle qui, tout en se désengluant péniblement de l'épopée, n'aurait commis que des pièces linéaires, plates et sans péripétie, celui-ci nous surprend souvent dans ses drames à la suite de coups de théâtre singuliers. En réalité, Eschyle sait nous guider dans une sorte d'enquête policière aboutissant à un dénouement qui représente une véritable révolution. Le spectateur, de complète connivence avec l'auteur, est guidé par celui-ci dans l'exploitation des différents indices savamment disséminés tout au long du nouement des tragédies, pour aboutir en fin de compte à un coup de théâtre tout à la fois surprenant et attendu. Notamment, la prééminence que prend toujours finalement la Polis sur les destins individuels, définit contre toute attente le vieil et hiératique Eschyle comme un précurseur de l'époque moderne démocratique et ce fait constitue à lui seul un formidable renversement.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.