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Revue d'éthique et de théologie morale N° 228, mars 2004 : Religions et Nations
Durand Jean-Paul ; Puza Richard ; Astorri Romeo ;
CERF
3,00 €
Épuisé
EAN :9772204352285
Jean-Paul Durand Redécoupages paroissiaux français démesurés ? Enjeux confessionnels, politiques et éthiques Bloc-Notes Jean-Paul Durand Associations canoniques de vie fraternelle pour les mouvements catholiques de fidèles laïcs et leur responsabilités de missionnaires. Potentialités de la sacramentalité dans cette Eglise RELIGIONS ET NATIONS Dossier UNITE DES NATIONS, PLURALISME RELIGIEUX ET CONSTRUCTION EUROPEENNE Colloque spécialisé à Stuttgart et Tübingen : 8 et 9 avril 2003 Sous la direction du Vice-Doyen Richard PUZA (Faculté de Théologie de l'Université de Tübingen) et du Pr. Jean-Paul DURAND op (Faculté de Droit canonique, Institut catholique de Paris) Suite du programme européen du colloque itinérant de 2002-2003 : " Modernité des Etats d'Europe et phénomènes religieux " Richard Puza Ouverture : Unité des nations, pluralisme religieux et construction européenne Romeo Astorri L'Italie et le principe constitutionnel d'égalité entre les cultes Giorgio Feliciani La laïcité dans la jurisprudence constitutionnelle italienne Richard Puza L'unité allemande et le pluralisme religieux au XXe siècle Jean-PaulDurand La laïcite à la française à la veille de l'élargissement de l'Union européenne Józef Krukowski Unité et diversité politico-religieuses polonaises Joaquín Mantecón Genèse de la nation espagnole et processus de sécularisation : aspects institutionnels Joseph Maïla Le rayonnement de l Europe : la Méditerranée et l'Union européenne Chroniques d'histoire de la modernité des nations Giovanni Barberini : Sécurité et coopération en Europe d'après les principes d Helsinki. La position du Saint Siège Balazs Schanda Le cadre juridique hongrois des religions Antony Sami Savarimutu Le statut canonique et civil d'une minorité religieuse en Inde : l Eglise catholique et l'affirmation de l'identité nationale Dossier L'ECHEC DU MARIAGE DES CHRETIENS : REPONSES CANONIQUES ET PASTORALES DANS DIVERSES CONFESSIONS Pr Yves-Marie BLANCHARD et Dr Laurent VILLEMIN (Dir.), de la Faculté de Théologie et de Sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris (ISEO) Yves-Marie Blanchard Ouverture Richard Puza La pratique allemande, les justifications théologiques et le droit canonique en cas d'échec du mariage Roger Greenacre Le débat dans l'anglicanisme au sujet du mariage, du divorce et de la sexualité humaine Job Getcha L'idéal du mariage unique exclut-il la possibilitéd'un remariage ? La position de l'Eglise orthodoxe face au divorce Dossier LA QUESTION AUTOCHTONE DANS LES AMERIQUES Amérindiens et modernisation Version francophone canadienne Pr Paul-André TURCOTTE (Dir.), de la Faculté de Sciences sociales et économiques de l'Institut catholique de Paris (2e Partie) Paul-AndréTurcotte Entre tradition et modernité, consentir aux défis de l'histoire Roberson Edouard Les élites autochtones et la spirale de la réduction : succès, déboires et espoirs Alexandre Lefrançois Thomas Arakwenté : promoteur de la modernité dans la communauté iroquoise du Sault Saint-Louis (1791-1820) Thibault Martin Yvon Dumont ou la renaissance du leadership métis Paul-André Turcotte Utopie pratiquée, leadership et régulation sociale Recensions Jean-Jacques Boïldieu Notules bibliographiques
Shankland Rebecca ; Durand Jean-Paul ; Paucsik Mar
L'ouvrage présente le programme de psychologie positive appliquée CARE (Cohérence - Attention - Relation - Engagement). Ce programme innovant dans le domaine de psychologie propose aux participants pendant 8 séances de 2h diverses pratiques favorisant 1) la réorientation de l'attention vers les aspects constructifs du quotidien, 2) le développement de la bienveillance envers soi, autrui et l'environnement, 3) l'identification des valeurs et l'engagement dans des actions en lien avec celles-ci, augmentant par-là la satisfaction et le sens de la vie. Ces pratiques ont été validées par des recherches en psychologie positive et ont montré leur efficacité en termes d'amélioration du bien-être et de réduction du stress, des symptômes anxieux et dépressifs.
Il y a moins de cinquante ans, le dossier français des congrégations religieuses était encore une affaire d'Etat très sensible, issue d'un conflit ayant impliqué sous la Révolution et à nouveau en 1901 le monachisme et les consacré(e)s catholiques aux prises avec le laïcisme. Cette méfiance anticongréganiste qu'a cultivée l'Etat, ne se retrouve-t-elle pas dans le fait que les congrégations ne peuvent toujours pas accéder librement en France à un régime de simple personnalité civile ? La France s'acquittera-t-elle de cette obligation en matière de liberté de religion ? En 1988, le Premier ministre Jacques Chirac a ouvert le dossier congréganiste à des groupements de vie commune appartenant à d'autres cultes pour qu'ils puissent demander le bénéfice du régime civil de la reconnaissance légale des congrégations religieuses. Le dossier congréganiste s'est-il normalisé ? Avec l'entrée en France des principes internationaux et européens de la liberté religieuse individuelle, voilà que le dossier congréganiste ne finit pas de surprendre et de jouer un rôle dans l'évolution de la laïcité, et plus largement pour la liberté des formes de vie commune qui peuvent avoir un but religieux et appartenir à un culte qui les garantisse.
Arveiller Jean-Paul ; Durand Bernard ; Martin Bric
La bonne santé mentale est constituée de trop nombreux critères pour pouvoir être réduite à une simple éradication des troubles les plus envahissants. Le terme de "rétablissement", après avoir été imposé par les usagers qui s'opposaient à une certaine conception de la psychiatrie qu'ils récusaient, semble aujourd'hui pouvoir fédérer usagers et praticiens de toutes obédiences autour de projets communs portés par une volonté partagée d'enrichissement, voire de renouvellement des pratiques et des liens unissant les uns et les autres.
Les histoires de la colonisation ont depuis longtemps su mesurer l'ampleur des résistances, en Afrique, au Maghreb, en Asie aussi bien à la conquête militaire que, par la suite, à la mise en place d'administrations et de systèmes de contrôle qui pourront certes connaître, d'un pays à l'autre, de très sensibles ajustements. Dès 1922, Georges Hardy consacrait plusieurs pages de son livre Vue générale de l'histoire d'Afrique à ces résistances "d'origines et d'allures variées" à partir d'un constat de bon sens : "certaines régions attribuées depuis longtemps ne sont rien moins que soumises, et la présence européenne n'y est acceptée qu'à la condition de limiter ou même de remettre à plus tard ses exigences". Et il fait déjà de l'identité religieuse en élément essentiel de l'opposition à la pénétration extérieure. La SIELEC a voulu, dans le présent ouvrage, aborder la question sous un angle original. Si les monographies abondent sur les nombreux soulèvements à caractère religieux (la Kabylie sous le Second Empire, le Sud oranais, les Mahdistes du Soudan égyptien, la rébellion d'El Hadj Omar, etc.), en revanche, l'analyse des perceptions littéraires et des représentations de ces résistances, dans l'imaginaire culturel de l'époque, est beaucoup plus rare. C'est cette lacune que ce livre s'efforce de combler, du moins partiellement, à travers des textes d'origines diverses (militaires, administrateurs, voyageurs orientalistes, missionnaires, écrivains africains témoins de la situation coloniale). Quelle fut la capacité de compréhension et d'analyse de ces auteurs devant des sociétés aux dynamiques historiques souvent mal connues ? Au-delà du lieu commun d'époque, jusqu'où furent-ils capables d'aller dans leur intelligence du lien si évident au regard contemporain de l'identité religieuse et de la résistance culturelle à la colonisation ? Le lecteur est ainsi invité à un passionnant voyage dans des textes pour beaucoup oubliés, et qu'il est urgent de relire afin de mieux saisir les causes, pas si lointaines, de certains événements majeurs de notre histoire la plus récente.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones