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Les cahiers de la SIELEC N° 3 : Faits religieux et résistances culturelles dans les littératures de
Durand Jean-François ; Sévry Jean ; Siblot Paul ;
KAILASH
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842681340
Les histoires de la colonisation ont depuis longtemps su mesurer l'ampleur des résistances, en Afrique, au Maghreb, en Asie aussi bien à la conquête militaire que, par la suite, à la mise en place d'administrations et de systèmes de contrôle qui pourront certes connaître, d'un pays à l'autre, de très sensibles ajustements. Dès 1922, Georges Hardy consacrait plusieurs pages de son livre Vue générale de l'histoire d'Afrique à ces résistances "d'origines et d'allures variées" à partir d'un constat de bon sens : "certaines régions attribuées depuis longtemps ne sont rien moins que soumises, et la présence européenne n'y est acceptée qu'à la condition de limiter ou même de remettre à plus tard ses exigences". Et il fait déjà de l'identité religieuse en élément essentiel de l'opposition à la pénétration extérieure. La SIELEC a voulu, dans le présent ouvrage, aborder la question sous un angle original. Si les monographies abondent sur les nombreux soulèvements à caractère religieux (la Kabylie sous le Second Empire, le Sud oranais, les Mahdistes du Soudan égyptien, la rébellion d'El Hadj Omar, etc.), en revanche, l'analyse des perceptions littéraires et des représentations de ces résistances, dans l'imaginaire culturel de l'époque, est beaucoup plus rare. C'est cette lacune que ce livre s'efforce de combler, du moins partiellement, à travers des textes d'origines diverses (militaires, administrateurs, voyageurs orientalistes, missionnaires, écrivains africains témoins de la situation coloniale). Quelle fut la capacité de compréhension et d'analyse de ces auteurs devant des sociétés aux dynamiques historiques souvent mal connues ? Au-delà du lieu commun d'époque, jusqu'où furent-ils capables d'aller dans leur intelligence du lien si évident au regard contemporain de l'identité religieuse et de la résistance culturelle à la colonisation ? Le lecteur est ainsi invité à un passionnant voyage dans des textes pour beaucoup oubliés, et qu'il est urgent de relire afin de mieux saisir les causes, pas si lointaines, de certains événements majeurs de notre histoire la plus récente.
Les 24, 25 et 26 octobre 2001, l'Association Internationale des amis de François Mauriac a organisé au palais du Luxembourg et à la Sorbonne un colloque sur Claudel et Mauriac dont ce livre réunit les Actes. Mauriac a, dès 1905, voué une grande admiration à l'oeuvre de Claudel, qu'il rencontra pour la première fois en 1911, après avoir publié son premier livre, Les Mains jointes. Par la suite, leur relation fut constante, malgré des désaccords politiques qui éclatèrent en 1937, lorsque Mauriac se rapprocha de la gauche, et des sensibilités religieuses différentes dans un commun christianisme. Mauriac appuya la candidature de Claudel à l'Académie française, et entretint avec lui une Correspondance qui, avec des intermittences, couvrit la période 1911-1954. " Il y a chez Claudel une religion du Père comme il y a chez Mauriac une religion du Fils ; la première est faite de l'envahissement de l'humain par le Divin ; la seconde de l'affleurement de l'humain à la surface du Divin ", écrit Jacques Julliard dans son Introduction. L'étude comparée des deux oeuvres permet de mieux comprendre cette double sensibilité, tout en mettant en valeur les lignes de force d'une poétique du christianisme autour de thèmes qui se retrouvent aussi bien dans le théâtre, la poésie ou les romans : le désir et l'infini, l'espérance et le renoncement, l'amour humain et l'amour divin, la recherche de la " vraie vie ", le salut et la grâce.
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'Ecole française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.
Résumé : Le Vietnam d'aujourd'hui porte encore le nom symbolique de "dragon", dont la tête est au nord et la queue au sud. Dans "Les replis du dragon", les aventures ont lieu dans l'extrême nord de la péninsule indochinoise où le Tonkin prend fin et où commence l'immense Chine par la province du Yunnan (les nuages du sud). Haute région habitée par des génies féroces et les fièvres, couverte de hautes montagnes traversées de rivières claires et bouillonnantes entrecoupées de rapides imprévisibles. Régions maudites pour les Indochinois de la plaine et des rizières qui y suivent malgré eux leurs chefs blancs. Histoires drôles ou dramatiques, en tout cas souvent cocasses, dans lesquelles s'expriment toutes les humeurs, bravoures ou fourberies dont sont capables les hommes. "L'homme prudent et sage se fait comprendre à demi-mots. Le fou seul livre sa pensée. La parole a été donnée à l'homme pour déguiser la vérité".
Résumé : Marco Pallis: Né en 1895, à Liverpool, des parents grecs, fut dès sa plus tendre enfance, bercé de récits sur la vie en Inde et vécut entouré d'objets d'art indien. En compagnie des quelques-uns de ses amis, il entreprend alors sa première expédition dans l'Himalaya en 1936. Il fut avant tout un savant, un alpiniste, un botaniste et un musicien. Ce premier voyage le mit en contact avec les Tibétains et la civilisation tibétaine. Il en entreprit alors un second, plus pour rétablir ce contact plus pour les joies des ascensions. Marco Pallis adopta alors le costume et les façons de vivre des Tibétains. Cet ouvrage décrit le fascinant voyage de l'Est à l'Ouest aux confins de la chaîne himalayenne du Sikkim en passant par le Gange, le Sutlej, du Cachemire au Petit Tibet "Le Ladakh".