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François Mauriac : l'oeuvre au noir
Durand Jean-François
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296038967
En empruntant à Marguerite Yourcenar le titre de l'un de ses meilleurs romans, mais en lui donnant un sens tout à fait différent, ce livre, qui reprend l'ensemble des communications faites lors du Colloque organisé par notre Association les 12 et 13 mai 2006, à Paris, à l'Institut de France, voudrait s'interroger sur la dimension sombre, tragique, cruelle de l'œuvre mauricienne aussi bien dans les essais, les romans que les écrits journalistiques : " Nous avons appris, et dès notre jeunesse, que l'homme est né féroce. Un jeune français qui va à l'école et qui aime les livres connaît tout de l'homme dès qu'il a ouvert Montaigne, Racine, Pascal. " Cette remarque du Journal trouve d'innombrables échos dans toute l'œuvre. il suffit, pour s'en convaincre, de relire la Vie de Jésus de 1936, aux accents tragiques qui atteignent des sommets inégalés, comme dans l'évocation de la nuit de Gethsémani : " Tout homme, à certaines heures de son destin, dans le silence de la nuit, a connu l'indifférence de la matière aveugle et sourde. La matière écrase le Christ. Il éprouve dans sa chair l'horreur de cette absence infinie. " A l'évidence, cette angoisse du vide, cette horreur ressentie devant la cruauté et la violence du monde décrivent une tonalité essentielle de la création mauricienne, à laquelle on peut, bien sûr, opposer un autre versant de l'œuvre, celui ou triomphe l'éternelle jeunesse de la Grâce. Mais l'univers romanesque n'en portera pas moins partout les traces de tensions intérieures et de contrariétés, qui contribuent beaucoup aux atmosphères les plus incandescentes et dures des romans. Dès lors, se dégage de tous les textes, fruits d'une écriture acérée qui excelle dans l'art si classique de la destruction des masques, une fascinante poétique de la noirceur, laquelle exprime d'ailleurs parfaitement, faut-il le rappeler, le visage le plus obscur d'un siècle qui a su franchir des degrés indicibles dans l'horreur. Or, ce noir Mauriac est bien notre contemporain capital.
Cet ouvrage propose un nouveau regard rétrospectif sur le continent englouti des littératures coloniales : la distance historique, l'apaisement des passions, l'utilisation, désormais courante en critique littéraire, d'outils empruntés à d'autres champs du savoir (linguistique, anthropologie, histoire culturelle) permettent de poser à ces littératures de nouvelles questions et de réévaluer leur place dans cette vaste ère historique tumultueuse et violente - l'ère des Empires - qui a vu l'expansion planétaire de l'Europe, les guerres mondiales et le choc en retour de l'émergence de jeunes nations indépendantes. Quelques-uns des meilleurs spécialistes, universitaires européens et africains, se sont associés pour rédiger cet ensemble d'études compose de trois volumes qui rend plus familières ces littératures mal connues en dépit de leur grande qualité et de leur extrême diversité. Ce deuxième tome, Afrique francophone : Approfondissements, s'articule autour d'une triple problématique : le problème de l'altérité dans le roman colonial, les expériences d'" inculturation " d'auteurs qui ont vécu l'Afrique de l'intérieur, le traitement du thème africain dans les romans où triomphe l'imaginaire, bien plus que la visée réaliste du roman colonial classique. Le tome 1, Afrique francophone : Découvertes, cernait la notion de " littératures coloniales " dans ses rapports, entre autres, avec l'exotisme et abordait la question complexe des contacts de ces littératures avec les récits de voyage, les rapports de mission et avec les expressions émergentes des futures littératures nationales, tandis que le tome 3 proposera un panorama des littératures coloniales d'Afrique anglophone et lusophone, la Grande-Bretagne et le Portugal n'ayant pas mis en place les mêmes systèmes de colonisation que la France.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.