Le 28 juillet 1917, au cours d'une cérémonie solennelle à la Sorbonne, la France remettait à la Roumanie, alors en guerre à ses côtés, l'Etendard d'Etienne le Grand, une bannière représentant saint Georges trônant, en martyr victorieux. Un siècle plus tard, cette oeuvre insigne, chef-d'oeuvre de broderie exécuté en 1500 pour Etienne le Grand, prince de Moldavie, est de retour pour trois mois à Paris à l'occasion de la présidence roumaine de l'Union européenne et de la Saison croisée entre la France et la Roumanie. Autour de cette oeuvre chargée d'histoire sont rassemblées quelques-unes des broderies religieuses de tradition byzantine les plus emblématiques de Roumanie, fleurons du patrimoine roumain et du patrimoine universel. Brodées d'or et d'argent, enrichies de perles, elles ont accompagné de leur splendeur la prière des fidèles et celle des princes, parfois même jusque sur leurs tombeaux, prolongeant jusqu'au milieu du XVIIe siècle l'une des plus belles parts de l'héritage de Byzance et du grand empire disparu.
La revue des Cahiers archéologiques traite de l'histoire de l'art à la fin de l'Antiquité et au début du Moyen Age. La revue est largement ouverte aux investigations archéologiques qui envisagent les documents d'arts comme des témoignages sur l'histoire des idées et des croyances religieuses.
Présentation de l'éditeur De l'épée de Charlemagne au poignard de Gauguin, la collection d'armes européennes au musée du Louvre a compté quelque trois cents pièces. La plupart sont inédites et peu connues du public, car elles sont parfois déposées dans d'autres institutions. Pour la première fois, cette collection est présentée et étudiée dans son ensemble. Les chefs-d'oeuvre conçus en Italie par Antonio del Pollaiuolo ou les Negroli y côtoient les armes de provenance royale, tel le morion d'or de Charles IX, ou les épées d'académiciens, les souvenirs napoléoniens et toutes sortes de curiosités. Cette collection n'est pas née du désir de constituer une référence, mais s'est sédimentée au fil des révolutions et des dons faits par les collectionneurs. Tantôt témoin de l'histoire de la nation, tantôt mémoire du goût des amateurs du XIXe siècle, elle possède une physionomie unique que cet ouvrage présente désormais. Le public y découvrira ces armes et ces armures longtemps oubliées, mais aussi ceux qui les ont réalisées, utilisées et collectionnées.
Résumé : Les cahiers archéologiques publient des recherches originales sur l'art et l'archéologie des derniers siècles de l'Antiquité et du Moyen Âge, notamment sur les monuments paléochrétiens, les ?uvres byzantines et des chrétientés orientales, et les origines de l'art médiéval.
Résumé : Photographe plasticien français, Antoine Schneck adopte très tôt les outils de prises de vues numériques dont il apprécie l'extrême qualité et le potentiel créatif. Son oeuvre se développe dès lors par séries, au fil des voyages, des envies, des projets, toujours sous le signe de la rencontre. Pour ses portraits sur fond noir, il adopte à chaque fois la même démarche. Loin de tout exotisme, son but est d'approcher un visage de la manière la plus directe. Ses modèles sont invités à prendre place dans une tente translucide. Assis dans ce décor totalement neutre, protégé des sollicitations extérieures le sujet se détache sur un fond noir tandis qu'Antoine Schneck, invisible, opère de l'extérieur. Outre ses portraits aux quatre coins du monde, ses photographies sur fond noir comptent aussi une série de chiens célèbres pour le Musée de la chasse et de la nature, d'oliviers millénaires, de soldats de la première guerre mondiale au sommet de l'Arc de triomphe à Paris et des gisants de la Basilique Saint-Denis pour le Centre des monuments nationaux. Ces dernières années il a exploré d'autres techniques, notamment le collodion humide avec lequel il a fait une série sur les fleurs et les carburateurs. Il travaille en ce moment sur une nouvelle série de photographies d'artistes français dans leur studio en recomposant l'image et en démultipliant le sujet à travers l'espace. Son travail d'artiste plasticien doit également beaucoup à des techniques glanées à travers l'histoire de la peinture classique, pour la lumière et les retouches à la palette graphique.
Le Musée imaginaire de Speedy Graphito nous invite à un voyage immersif au coeur des références artistiques qui lui ont permis de se construire et de devenir l'un des artistes les plus novateurs de notre époque.
Depuis plusieurs dizaines d'années, l'art s'est approprié le plus grand musée du monde : la rue. Entre incarnation de la liberté d'expression et prise de conscience sociétale, l'espace public se maquille d'un supplément d'âme, le mobilier urbain se mue en objet artistique décalé. Si sa légitimité s'est déployée sous la plume des journalistes et au sein des musées, l'art urbain est bien né dans la rue. De nombreux artistes investissent ce nouveau territoire et ses modes d'expression, contribuant ainsi à l'inscrire dans l'histoire de l'art. Légendes urbaines est une invitation à découvrir cet univers urbain protéiforme des années 1980 à aujourd'hui. Un ensemble de photographies retracent le parcours de l'exposition organisée à la Base sous-marine de Bordeaux. Prenant appui sur des oeuvres d'artistes reconnus tels que Ernest Pignon-Ernest, Jacques Villeglé, Invader, Jonûne, Banksy, Shepard Fairey, JR, Roti, Pantonio... et des installations in situ d'artistes iconiques et émergents tels que AEROSEPT, ARDPG, Bault, Stéphane Carricondo, Erell, Charles Foussard, Romain Froquet, Grist, Madame, Monkey Bird Crew, Nasti, Andrea Ravo Mattoni et Rouge, cet ouvrage explore la vivacité et la richesse du mouvement.
Moreau Gustave ; Forest Marie-Cécile ; Fauriac Lil
Résumé : L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884. Exposées, pour vingt-cinq d'entre elles, en 1881 dans le salon particulier que la Société d'Aquarellistes français occupait chez Durand-Ruel, au 16, rue Laffitte, puis, dans leur ensemble, à la galerie Boussod et Valadon (ancienne maison Goupil), au 9, rue Chaptal, et à Londres dans la succursale londonienne de cette même galerie en 1886, ces aquarelles furent réunies dans leur quasi-totalité une ultime fois en 1906 sous l'égide de Robert de Montesquiou et de la comtesse Greffulhe. Trente-cinq d'entre elles - les vingt-neuf autres ayant disparu - reviennent aujourd'hui, à l'occasion de l'exposition qui leur est dédiée au musée national Gustave Moreau, autrefois atelier qui les vit naître. Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine.