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Le Père, Alpha et Omega de la vie trinitaire
Durand Emmanuel
CERF
38,00 €
Épuisé
EAN :9782204086226
L'Apocalypse de Jean montre que le titre d'" Alpha et Oméga " revient à deux reprises en propre à Dieu le Père (Ap 1, 8 et 21, 6), avant d'être étendu au Christ qui exerce avec lui l'unique souveraineté divine (22, 13). Le présent ouvrage relève le défi de manifester la place originale du Père dans l'eschatologie et dans la théologie trinitaire. Si le Christ est bien le centre définitif de la Révélation, il appartient au Père d'être en personne la finalité ultime de toute l'économie du salut et de la participation des créatures à la vie trinitaire. Il se révèle non seulement comme la source du mystère trinitaire, mais aussi comme la fin des promesses de la vie éternelle. L'orientation eschatologique vers le Père offre ainsi une nouvelle entrée en théologie trinitaire. L'ouvrage construit donc une trajectoire qui conduit de la révélation en Christ à une théologie du Père en son mystère. En vertu de sa relation d'origine, le Fils en mission désigne toujours le Père comme l'Alpha et l'Oméga. La nouveauté de la démarche consiste à aborder la primauté du Père au sein de la vie trinitaire à partir de la position finale qui lui est réservée dans l'eschatologie. Un regard approfondi sur le différend entre saint Thomas d'Aquin et saint Bonaventure permet de discerner les modèles théologiques opératoires en vue d'une proposition élaborée. L'acquis principal de l'itinéraire suivi est finalement de soutenir une conception résolument relationnelle de la personne du Père et de préciser conjointement la signification eschatologique de sa plénitude de source (" fontalis plenitudo "). Emmanuel Durand, dominicain, est professeur de théologie systématique au Collège Universitaire Dominicain d'Ottawa. -- The Revelation of St John shows that the title 'Alpha and Omega' is used specifically in reference to God the Father (Rev. 1, 8 and 21, 6) before being extended to Christ who exercises, with him, the unique divine sovereignty (22, 13). This book takes up the challenge of revealing the original place of the Father in eschatology and in Trinitarian theology.
Dieu a choisi non seulement de parler la langue des hommes, mais aussi de se faire l'un d'entre eux. Pour s'adresser à l'humanité en sa condition réelle, Dieu a fait sienne la chair humaine, affectivité incluse. Le Dieu biblique est sujet d'émotions : jalousie, colère, regret, joie, etc. Pourtant, un Dieu incorporel paraît de soi inapte aux émotions. Ce Dieu émotif est-il simplement une projection humaine ? Le Dieu biblique tombe-t-il sous la critique ? Cet ouvrage trace un itinéraire anthropologique, littéraire et théologique. Pour interpréter les émotions de Dieu, il faut d'abord entrevoir la signification des émotions et des passions humaines. Il convient aussi d'explorer les scénarios bibliques dans lesquels interviennent les émotions de Dieu. Celles-ci deviennent alors les indices d'un engagement total. Amour, joie, espoir, colère, regret et tristesse sont ici envisagés de façon sémantique ou narrative, non seulement comme des notions à élucider, mais aussi comme les traits d'un Dieu en action. Dominicain, Emmanuel Durand est professeur de théologie au Collège universitaire dominicain (Ottawa-Montréal) et à l'Angelicum (Rome). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages marquants, dont récemment Jésus contemporain. Christologie brève et actuelle (2018), Dieu Trinité. Communion et transformation (2016) et L'être humain, divin appel. Anthropologie et création (2016).
Biographie de l'auteur Emmanuel Durand, dominicain. né en 1972, enseigne la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Paris et au Centre d'études des dominicains de la Province de France. Il a publié plusieurs ouvrages de théologie trinitaire aux Editions du Cerf dans la collection "Cogitatio fidei", dont : La Périchorèse des personnes divines (2005) et Le Père, Alpha et Oméga de la vie trinitaire (2008).
Les industries culturelles face au numérique Pour retrouver le chemin de l'innovation et de la croissance, les entreprises du secteur culturel doivent renoncer à leur posture monolithique. Entrer dans le monde hybride qui est désormais le nôtre plutôt que dresser de vaines murailles réglementaires. En permettant à la multitude de participer à la création et au partage des savoirs, internet a aboli la frontière entre producteurs et consommateurs de biens culturels, et développé de nouveaux modes de création de valeur. Massivement adoptées par les individus, les nouvelles pratiques instaurées par le web 2.0 ne menacent pas l'existence du cinéma, de la musique ou des livres -aucun média n'a jamais tué ses prédécesseurs -, mais elles remettent en cause les logiques économiques qui ont dominé ces métiers jusqu'à présent. Loin de céder au catastrophisme ambiant, cet ouvrage propose quelques clés pour faire face à l'incertitude, pour apprendre à naviguer selon les nouvelles lois du monde numérique et à en relever les défis.
Résumé : Par-delà l'accumulation des siècles et des doctrines, Jésus de Nazareth peut-il être notre contemporain ? Comment s'y retrouver parmi les divers portraits du Jésus de l'Histoire ? Y a-t-il un gouffre entre le Christ de Paul, le Jésus des Synoptiques et le Christ des conciles ? Comment se fait-il que les avancées conciliaires au sujet du Christ aient entraîné la division des Eglises ? Est-il acceptable que la tunique du Christ demeure déchirée, alors que les déclarations communes professent la même foi au Christ ? A travers ces questions graves, cette christologie brève et actuelle propose des discernements et ouvre un chemin novateur. Elle est attentive non seulement aux concepts, mais aussi aux martyrs, aux pratiques et aux dialogues. Puis l'Incarnation, la Croix et la Gloire sont réinvesties par la pensée, à l'aide d'expériences structurantes pour nos contemporains : l'indignation, l'empathie et la compassion, l'affrontement à l'impardonnable, la disparition du Ressuscité, etc.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.