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Le temps des cannibales. La Révolution française vue des îles britanniques
Dupuy Pascal ; Dickinson Harry
VENDEMIAIRE
27,15 €
Épuisé
EAN :9782363583376
Sans-culottes assoiffés de sang, jacobins sans foi ni loi, scènes de violences paroxystiques, mais aussi exigences de réformes radicales, engouement pour les droits de l'homme et désir d'égalité : dès 1789, en Grande-Bretagne, les événements révolutionnaires fascinent. Cet attrait, qui se transforme pour beaucoup en une répulsion absolue, va se traduire par des débats aussi bien politiques que philosophiques autour des idéaux venus de France. Une avalanche de caricatures et de pamphlets en offre un témoignage enflammé, de même que toute une culture de l'image et de l'écrit, qui, de Dickens à aujourd'hui, irriguera une représentation sombre et dramatique de cette période charnière de notre histoire. L'influence de la Révolution outre-Manche ne s'est pourtant pas arrêtée aux polémiques et à la contemplation. Sur tout le territoire du royaume, mais surtout en Ecosse et en Irlande, les événements de France ont déclenché des réactions profondes, menant parfois les opposants à la couronne d'Angleterre au bord de l'insurrection, voire de la sécession. En réalité, 1789 a bouleversé l'ensemble de la société britannique, l'obligeant à se positionner, de manière radicale et identitaire, vis-à-vis d'un voisin qu'elle avait appris, depuis un siècle, à admirer autant qu'à redouter.
Le 29 janvier 1809, Napoléon Ier règne. Assis en face de lui, dans l'une des grandes pièces du palais des Tuileries, se tient Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, aîné d'une lignée appartenant à la plus vieille noblesse française. Il a 55 ans. "Vous êtes un voleur, s'écrie Napoléon, un lâche, un homme sans foi, vous avez toute votre vie trompé, trahi tout le monde : vous vendriez votre père. Je vous ai comblé de biens, et il n'y a rien dont vous ne soyez capable contre moi. Vous mériteriez que je vous brisasse comme du verre ; j'en ai le pouvoir, mais je vous méprise trop pour en prendre la peine". Talleyrand se souviendra toujours de cette scène humiliante et il ne pardonnera jamais. "Talleyrand est sûrement le plus grand ennemi de notre maison à présent que la fortune m'abandonne depuis quelque temps", écrira l'empereur à son frère Joseph Bonaparte. Napoléon voit juste. Talleyrand est l'homme de la déchéance de l'empereur en 1814, l'organisateur des première et seconde Restaurations de Louis XVIII, en 1814, puis en 1815. Il est l'homme du congrès de Vienne, le président du Conseil lors de la seconde Restauration. Ecarté par les ultras, il rallie Louis-Philippe d'Orléans et sera son ambassadeur à Londres. Il a trahi Napoléon ? Certes, mais il est resté fidèle à ses origines, à sa vision de la France et de l'Europe. C'est un noble "éclairé", un orléaniste qui a su survivre et agir dans un monde nouveau, qu'il n'aime pas", Max Gallo de l'Académie française.
Résumé : La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle. Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.
Bercé Yves-Marie ; Dupuy Pascal ; Duprat Annie ; C
CAPES/AGREG D'HISTOIRELe monde anglo-saxon, l'Europe occidentale et la Russie sont secoués par des événements qui changent la face du monde. Les influences, les interactions, les liens de communication des uns avec les autres, imposent un nouveau regard, souvent aiguisé par l'analyse des nouvelles sources comme l'iconographie. De cette façon, un courant politique comme le jacobinisme, qu'on croyait typiquement français, apparaît comme largement international. Les thèmes de recherches qui font fureur aujourd'hui comme le Directoire, les pratiques politiques, les caricatures, les images, les symboles, l'ordre international en pleine mutation, de nouvelles analyses sur des phénomènes qu'on croyait connus, témoignent d'un renouvellement scientifique considérable de la recherche de ces trente dernières années.
Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de "tutos beauté" : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd'hui partout. Mais si on l'associe volontiers au Moyen Age tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu'énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l'Antiquité grecque et l'Ancien Testament ? Qu'elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d'éventrer l'éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu'en tant qu'exemple canonique d'objet dont il faut déterminer ou non s'il existe - ou s'il est possible qu'il existe et ce que cela signifie -, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ? Saisissant cette figure sans cesse réinventée dans toutes ses dimensions, un collectif de philosophes et de spécialistes d'histoire de l'art et de littérature lève le voile sur les mystères de cet animal-totem devenu l'incarnation de la nostalgie de l'innocence et de l'insatiable besoin de réenchantement de notre monde contemporain.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).