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L'Avenir de l'économie. Sortir de l'écomystification
Dupuy Jean-Pierre
FLAMMARION
21,00 €
Épuisé
EAN :9782081253452
Ce livre prend acte de l'échec de la pensée économique,incapable de tenir le rôle du politique qu'elle a détrôné: lesgouvernements se font les laquais des marchés financiers, etnos sociétés découvrent qu'elles n'ont plus d'avenir. C'est ausein de cette "économystification" qu'il faut être capabled'opérer un sursaut moral et politique. Parti d'Adam Smith, etde l'économie comme "mensonge collectif à soi-même", cetessai renoue avec la thèse de Max Weber sur le rôle del'éthique protestante dans l'advenue du monde moderne. Il faitentendre ce qu'implique le "choix calviniste", irrationnel auxyeux des experts. Mais la rationalité de ces derniers ne mènequ'à la défiance généralisée et au repli sur soi, propices à tousles mouvements paniques. Dénonçant les conseils destechniciens de l'économie qui cherchent à remplacer legouvernement des hommes par la gouvernance des choses,Jean-Pierre Dupuy réhabilite la dimension prophétique dupolitique. Elle seule peut nous sortir de "1'économystification"dont nous sommes les victimes. Car ce n'est pas en déclarantla guerre aux marchés qu'on inventera l'avenir.
Parti en mission sur le site de Tchernobyl, Jean-Pierre Dupuy, scientifique de haut niveau devenu philosophe, découvre ce qui se cache derrière ce nom devenu familier. Il trouve là-bas ce qu'il appelle "l'invisibilité du mal" - la catastrophe n'a laissé derrière elle que le néant des champs dévastés, des villages ruinés, des maisons inhabitées. Plus trace de vie. Seul demeure le sinistre "sarcophage" - ce tombeau qui recouvre le réacteur - qui continuede délivrer ses radiations... De retour à Paris, l'auteur est confronté à l'écart scandaleux entre le bilan officiel de la catastrophe, confirmé par un rapport de l'ONU qui se veut définitif, et ce qu'il a cru voir ou apprendre sur place. Le nombre de morts dus à Tchernobyl se chiffre-t-il en dizaines ou en dizaines de milliers? Les bébés monstres sont-ils un fait ou une supercherie? Face à ces contradictions, Jean-Pierre Dupuy a mené l'enquêtesur l'univers mental de la technocratie mondiale. Il montre que tout bilan de la catastrophe se doit de faire intervenir des dimensions éthiques et philosophiques qui échappent aux experts. La question du mal se pose aujourd'hui de façon neuve. Nous avons plus à craindre les industriels du bien que les méchants. Ce témoignage très personnel est un livre de réflexion et d'engagement pour changer les choses vingt ans après.
Les questions éthiques peuvent faire l'objet d'un débat philosophique rationnel, procédant par argumentations et objections. Il existe une objectivité de l'éthique. Telle est la conviction qui anime ce cours, donné chaque année aux élèves de l'École Polytechnique. Cette position n'a pas toujours eu droit de cité dans le contexte intellectuel français, mais notre pays est en train de redécouvrir la possibilité de la philosophie morale. C'est à propos de questions et de débats très concrets que cette conviction est mise à l'épreuve : l'opposition entre doctrines utilitariste et déontologique sur la question de la justice sociale ; la possibilité de réduire l'éthique à la rationalité, testée sur le cas de la dissuasion nucléaire ; les rapports entre l'économie et la morale, et la question de la corruption ; la mauvaise foi individuelle et l'hypocrisie collective ; etc.
Résumé : Nous sommes plus près d'une guerre nucléaire que nous ne l'avons jamais été pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Ils ont appris que les armes nucléaires ne servent qu'à une chose : empêcher que les autres les emploient. C'est ce qu'on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu'on soit tenté de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles. Entre l'été 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois frôlé une guerre nucléaire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong Un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba. Les intentions des acteurs comptent en effet très peu. Des "machines apocalyptiques" décident aujourd'hui pour nous, des systèmes de déclenchement semi-automatique où le faux calcul, la mauvaise interprétation ou l'accident jouent un rôle déterminant. On repose donc ici à nouveaux frais la question de l'efficacité et de la moralité de l'arme nucléaire. Jean-Pierre Dupuy est professeur à l'Université Stanford. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Enfer des choses. René Girard et la logique de l'économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La Panique (1991) ; Le Sacrifice et l'envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2002) ; Petite métaphysique des tsunamis (2005) ; La Marque du sacré (2010) ; L'Avenir de l'économie (2012) ou La Jalousie. Une géométrie du désir (2016).
Résumé : Individualisme libéral et justice sociale : c'est ce couple difficilement conciliable, véritable croix des sociétés démocratiques, qu'accompagne Jean-Pierre Dupuy au cours d'une exploration de la philosophie libérale d'inspiration économique, d'Adam Smith à John Rawls. A l'heure où la voie "socialiste" vers la justice semble fortement hypothéquéée, l'incapacité bien française à penser le marché dans ses dimensions morale et politique devient franchement préoccupante. Ce livre constitue une introduction critique à la tradition philosophique anglo-saxonne qui pense la société de marché comme ordre "spontané" ou "auto-organisé". C'est sur cet arrière-plan qu'elle pose le problème de la société juste et bonne, et cela de multiples façons. L'étude systématique à laquelle se livre Jean-Pierre Dupuy le conduit en particulier à proposer une interprétation originale de l'émancipation de l'économie par rapport à la morale dans l'?uvre d'Adam Smith, et à articuler sa lecture des théories libérales de la justice (économie normative, John Rawls, utilitarisme, libertarisme, Friedrich Hayek, Robert Nozick, etc.) autour des catégories maîtresses du sacrifice et de l'envie. Partout où c'est possible, les liens avec la tradition philosophique française sont mis en lumière. Progressivement se dégage la thèse de Jean-Pierre Dupuy : tout se passe comme si la tradition libérale considérée pensait la société marchande au plus près de sa décomposition toujours possible en foule panique. La société juste et bonne est celle qui contient (aux deux sens du mot) cette menace.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.