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Qu'est-ce que les Lumières ?
Dupront Alphonse
FOLIO
15,11 €
Épuisé
EAN :9782070329601
Alphone Dupront a jeté un regard tout à fait neuf sur les Lumières. Concomitance de trois mouvements naissants : pré-Révolution française ; pré-révolution industrielle ; pré-romantisme, elles ont pour cadre l'Europe. Comme la Révolution française, elles s'intègrent dans un mouvement historique plus large, qui est, lui, la véritable Révolution : à savoir, des dernières décennies du XVIIème siècle à la mi-XIXème siècle, le passage d'une mythique traditionnelle (mythique de religion, de sacralités, d'autorité religieuse et politique) à une société des hommes indépendante, sans mythes ni religions. Monde animé par des tendances ou des cohérences collectives plutôt que par des doctrines et des constructions rationnelles, les Lumières ont leur part dans l'émergence de la société " moderne ", société sans passé ni traditions, du présent et tout entière ouverte vers l'avenir. Certains de ces thèmes nous semblent aujourd'hui familiers, parce que ce grand cours d'Alphonse Dupront, professé voilà quelque trente ans, a été le creuset du renouvellement historiographique de notre vision des XVIIIème et XIXème siècles.
Résumé : Comment l'Occident chrétien a-t-il vécu son commerce avec l'au-delà ? Pour soutenir cet échange improbable, et à la différence des Orientaux, les hommes d'Occident ont éprouvé le besoin de recourir à des objets et à des images. Aux statues, aux vitraux, aux peintures, aux estampes, ils ont confié le soin de dire la gloire de Dieu. Ils se sont autorisé l'audace et donné la puissance de rendre visible l'invisible. Ils ont osé représenter Dieu, peupler les cieux, et meubler ainsi leur attente de l'éternité. Il s'agissait d'un immense défi, et c'est donc à la plus haute création de l'imaginaire humain qu'est consacré cet essai d'iconologie historique. Longtemps attendu, interrompu maintes fois par la maladie, resté inachevé, mais sauvé par des mains ferventes, voici enfin ce livre vingt-cinq ans après la mort de l'auteur. Riche d'images, éclairé par un commentaire inspiré et savant, il a l'insigne intérêt de nous faire renouer avec des régions aujourd'hui désertées de notre culture. Mieux encore, il change notre regard sur un imagier religieux qui nous est familier tout en nous étant devenu énigmatique. Alphonse Dupront est cet historien de la psychologie collective dont l'ambition était, comme le rappelle Mona Ozouf dans sa préface, " de réintégrer dans l'analyse historique les fonds irrationnels, tout ce qui, pulsions des profondeurs, états paroxystiques, grouille sous la vie consciente ". Ce grand essai couronne en majesté une oeuvre marquée par les études réunies sous le titre Du Sacré (1987) et les quatre volumes du Mythe de croisade (1997).
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe. Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au cour du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
Résumé : La voici enfin, cette thèse devenue légendaire depuis sa soutenance en Sorbonne, en 1956, et que son auteur s'était ingénié pendant trente ans à dérober à la publication. Encouragé par le succès de ce prélude à la symphonie qu'était Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (1987), pressé par la maladie, Alphonse Dupront s'y était décidé sur le tard, à quatre-vingt-deux ans, pour ne plus quitter la mise au point de son manuscrit qu'à sa mort, en 1990. Cette installation dans la durée, jusqu'au message d'outre-tombe, ne fait que servir l'entreprise dans son génie d'initiation et son esprit d'intemporalité. Car Le Mythe de croisade n'est pas le récit, si riche soit-il, des péripéties d'un souvenir, la croisade après les croisades, mais l'histoire, au sens le plus charnel du mot, d'une survie de la croisade. Aspiration sacrale, idée-force toujours vivante en nous, dans la conscience collective de l'Occident, aventure spirituelle qui a nourri et qui nourrit encore une des sources majeures de la formation de l'Europe.Cette plongée au coeur du sacré historique, Alphonse Dupront l'a menée selon la méthode qu'il définit lui-même des "convergences" : d'une part, une enquête au long cours sur les trois siècles des croisades réelles (XIe-XIIIe siècles) et sur les quatre qui les ont suivis de croisades racontées, rêvées, espérées, transfigurées (XIVe-XVIIe siècles) ; d'autre part, une traversée des épaisseurs du mythe, sa sociologie, sa physique et sa métaphysique, depuis sa naissance jusqu'aux temps présents et futurs.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?