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Deux poètes face au monde. Pierre et Ilse Garnier
Dupouy Christine
RABELAIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782869066878
Tous deux nés à la fin des années 20, Pierre et Ilse Garnier sont mondialement connus, sauf en France où ils vivaient... Il était temps que cesse cette injustice et telle est l'ambition de ce livre réunissant diverses études, tant sur la poésie spatiale, qui associe texte et image, que sur la poésie plus conventionnelle, dite "linéaire". L'histoire de la poésie dans la seconde moitié du XXe siècle est réévaluée dans cette perspective. Des passerelles existent entre la postérité de l'Ecole de Rochefort et les avant-gardes issues de la seconde guerre mondiale. Ilse était restée jusqu'ici un peu dans l'ombre de son mari. Elle est la grande révélation de ce livre, personnalité autonome tout en demeurant proche de Pierre. Après la mort de ce dernier en 2015, une intense activité s'est déployée autour du couple (expositions, archivages, publications de textes introuvables, création d'une Société des Amis de Pierre et d'Ilse Garnier...). Cet ouvrage accompagne ce mouvement de reconnaissance d'une réflexion sur la créativité conjointe et disjointe chez ces deux artistes aussi bien plasticiens qu'écrivains au sens strict, entre stimulation réciproque, exercice d'admiration et de réconciliation, rivalité et désir d'indépendance. D'où il ressort une immense joie poétique...
Un roman noir à l'atmosphère hitchockienne. "Avant de partir pour la gare, Marc écrivit dans son cahier secret : Ne rien tenter. Se mettre dans l'ambiance. C'est tout. Il mit le cahier dans la poche de son pantalon et sortit de sa chambre. Sa mère faisait le ménage, elle époussetait les meubles et lui tournait le dos. Marc s'approcha sur la pointe des pieds, passa son bras droit autour de son cou et serra : - Imbécile, cria sa mère, la tête renversée en arrière... Arrête, tu m'étouffes ! " Marc, un jeune homme en révolte contre sa mère, est fasciné par l'acte gratuit, comportement qu'a rendu célèbre André Gide dans les Caves du Vatican. Afin de donner un sens à une existence où il semble flotter, Marc va précipiter un voyageur inconnu de lui sous une rame de métro. Ce geste déclenchera une mécanique impitoyable au terme de laquelle le meurtrier poussera encore plus loin la logique terrible qui le fait agir. Un roman noir à l'athmosphère hitchcockienne. Une écriture ironique et légère. Un charme vénéneux.
Aurait-on oublié René Char ? On n'en parle plus guère. Ce recueil d'articles consacrés par Christine Dupouy de 1978 à 2020 à ce poète majeur du XXe siècle entend bien le faire revivre. Y voisinent des textes très différents, fines approches stylistiques ou dialogues avec les philosophes ou encore célébration de la nature, nous montrant un poète finalement très proche de nous. Voici enfin ces études réunies, sous un titre rappelant la rencontre entre la critique et l'auteur. L'ordre chronologique a été respecté, autant de petits cailloux semés le long du chemin.
Dhôtel se revendiquait lui-même comme un écrivain mineur, et de fait, il constitue une figure majeure de ce que l'on pourrait considérer comme un genre à part entière. Chez lui point d'emphase, une écriture de Schéhérazade, et toute un société de fidèles qui se reconnaissent en ce magique Dhôtelland : attention portée à la moindre plante, aux animaux... plus qu'à l'intrigue à proprement parler, qui s'en va de façon vagabonde au gré de l'écrivain-poète. Ce recueil d'articles se propose une approche à la fois rigoureuse et délicate de cet auteur, restituant une perspective chronologique et mettant en évidence la richesse de l'?uvre dhôtelienne.
Sont réunis ici les Actes d'un colloque interdisciplinaire (littérature, peinture, musique) qui s'est déroulé à Metz en 2004. Associant critiques et créateurs, nous avons fait dialoguer les différents arts, avec de grands noms comme Pascal Quignard, Alexandre Hollan, Jacques Burtin et nous nous sommes interrogés sur cet "art du peu" à propos duquel Klébaner écrivait : " Je veux parler d'un art où l'homme trouve l'éclat dans le terne, l'audace dans la prudence, la pérennité dans le précaire, l'excellence dans le quelconque".
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
A travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale. Traduire, comme écrire, sous la botte de l'occupant nazi, c'est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, "acteurs invisibles de la littérature". Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ? Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s'appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre. Avec les contributions de Lucile Arnoux-Famoux, Albrecht Betz, Stéphanie Braendli, Pauline Giocanti, Yanno Guo, Sylvie Humbert-Mougin, Alexis Tautou, Hubert Roland, Thomas Vuong.