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Penser avec Lacan. Nouvelles lectures
Duportail Guy-Félix
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705688264
Trente ans après la mort de Lacan, cet ouvrage collectif (dé)montre qu?il est encore possible de se passionner pour son oeuvre. Les textes qui composent ce recueil ont été rédigés, pour la plupart, par de jeunes enseignants-chercheurs en philosophie, qui ont tous accepté de relever le pari de produire une nouvelle lecture de Lacan. La diversité des problématiques et des approches qui en résulte est précieuse. La réflexion philosophique est ici au service d?un réveil de la pensée analytique, à égale distance critique de l?antipsychanalisme ambiant que de la révérence obséquieuse. On y pose en toute liberté les questions cruciales : celles du bien dire sur les femmes, de la pensée politique de l?aliénation, du statut de l?objet du désir, du sens existentiel de la psychanalyse, de l?humanisme analytique, de l?au-delà de l?Oedipe, et enfin celle de la critique de Lacan par ses pairs de la French Thought (Derrida, Deleuze, Foucault, etc.). Loin des chapelles et des lectures officielles la pensée de Jacques Lacan n?a peut être jamais été aussi vivante.
Ce livre de Guy-Félix Duportail explicite le sens et la valeur ontologique de la topologie lacanienne du noeud borroméen. Fonder la psychanalyse sur le seul versant mathématique de la topologie serait en effet une illusion. Si les évidences formelles des objets mathématiques sont riches en exactitude, elle restent cependant pauvres en phénoménalité. Elles ne permettent pas de comprendre pourquoi et comment Jacques Lacan pouvait voir dans les chaînes borroméennes un espace habitable et habité par l'être parlant, comment un corps de chair peut faire noeud avec le monde. Pour parer au risque patent d'une crise de sens de la psychanalyse lacanienne, Guy-Félix Duportail reconduit les idéalités topologiques à leur origine dans le monde sensible, c'est-à-dire dans les mouvements de la corporéité vers ses possibilités d'être, dans la temporalité d'une écriture qui scande la répétition et délivre le sujet des trous noirs de la compulsion. Le noeud borroméen n'est plus alors un espace positif, au-delà de tout point de vue. Il est une spatialité vivante : celle d'un corps en mouvement qui entrecroise le dedans et le dehors, le propre et l'étranger. C'est la donation phénoménologique de la chair qui fonde la topologie du désir et qui nous dévoile l'origine de la psychanalyse.
Un an après L'Amour sous algorithme, qui lui a valu le titre de "la Française qui a défié Tinder" , Judith Duportail se sent trahie par sa propre science. Ses analyses et conclusions ne l'empêchent pas, elle aussi, de souffrir des "incivilités affectives" de notre époque (du ghosting, à l'orbiting, et autres cruautés désinvoltes 2. 0), et de traverser un burn-out émotionnel à force de luttes et d'errance dans le monde post-Tinder. Elle s'impose alors une "pause" affective pour reprendre son observation des relations amoureuses contemporaines et nous entraîne dans une (en)quête des liens et relations humaines à l'heure de la fin programmée de l'amour. Au-delà même de la problématique des applications de rencontre ou des réseaux sociaux, comment concevoir aujourd'hui le couple quand on appelle à le déconstruire ? Comment, concrètement, faire respecter ou tout simplement penser son consentement ? Ou même construire des relations égalitaires dans l'intimité quand notre société ne l'est pas encore ? Dans un récit intime où le particulier touche à l'universel, Judith Duportail se met à nu et s'observe avec franchise, exi-gence et émotions. Croisant analyses sociologiques, anecdotes et confidences, elle s'empare d'un phénomène affectif contemporain encore trop peu exploré et pose des mots sur les maux amoureux de toute une génération.
Mon corps est-il un objet parmi d'autres dans l'espace ou bien crée-t-il l'étendue qu'il perçoit jusqu'à l'écho des étoiles ? À quelle spatialité suis-je assujetti pour être relié de l'intérieur au monde et aux autres corps qui m'entourent ? Les dimensions de l'espace sont-elles des coordonnées de la matière morte ou sont-elles des variations modales de mon esprit ? C'est à la découverte de la spatialité du corps vivant que nous invite Guy-Félix Duportail dans son Analytique de la chair. il nous apprend, entre autres, que la phénoménologie et la psychanalyse se rencontrent en ces lieux de la chair suivant des principes topologiques communs. Guy-Félix Duportail dessine le schéma intérieur de la subjectivité comme se donnant à l'extérieur, dans le monde. La subjectivité incarnée se retourne comme un gant et se retrouve ainsi exposée au-dehors, dans son sinthome, comme disait Lacan, dans son implexe, comme disait Merleau-Ponty. Dans tous les cas, elle se réalise dans une création réparatrice de son mal-être. L'immanence est donc dans la transcendance, et l'espace-temps se réfléchit dans la chair, dans les tourbillons de sa jouissance. La présente Analytique de la chair révèle qu'un corps sans organes (Deleuze et Guattari) est certes moins qu'un noeud, mais demeure plus qu'un emmêlement, et qu'une chair sublime mais sans corps (Levinas, Henry) ne fait du visage qu'un masque, et de la Vie glorieuse du Moi qu'un éloge de la pulsion de mort.
Résumé : Le réalisme ou, comme on dit encore, le nouveau réalisme, apparaît aujourd'hui comme l'orientation philosophique dominante dans les discussions et ouvrages de recherche. D'Hilary Putnam à Maurizio Ferraris, en passant par Jocelyn Benoist ou Quentin Meillassoux, le courant réaliste, même s'il recouvre à l'évidence des options et des analyses très diverses, apporte des questions neuves. Après le moment sceptique de la pensée post-moderne, un puissant désir de réalité se fait entendre dans les milieux philosophiques à l'échelle internationale. Il s'inscrit lui-même dans le prolongement de la critique philosophique de la notion de "représentation", telle qu'elle s'est développée aux XIXe et XXe siècles, de Hegel à Foucault. A cet égard, la distinction psychanalytique élémentaire du réel et de la réalité a, de toute évidence, un rôle critique à jouer dans un débat qui ne fait que commencer. Car, au fond, s'agit-il vraiment du réel, ou bien d'un fantasme dans ce qui est visé aujourd'hui sous le nom de réalité ?
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?