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La Belgique criminelle. Droit, justice et société ( XIVème - XVIème siècle )
Dupont-Bouchat Sylvie ; Rousseaux Xavier ; Le Cler
ACADEMIA
64,00 €
Épuisé
EAN :9782872097814
Au début des années 1990, Marie-Sylvie Dupont-Bouchot s'attelait, au sein de l'Université catholique de Louvain, à la création d'un groupe de recherche sur un des thèmes qui l'a mobilisée durant toute sa carrière universitaire: le Centre d'histoire du droit et de la justice voyait le jour. Les membres du CHDJ souhaitent aujourd'hui rendre hommage à l'activité de sa première responsable, en publiant un recueil de ses articles les plus marquants en ce domaine. Ils ont aussi invité plusieurs de ses collègues et amis à les ponctuer de commentaires inédits. La Belgique criminelle se présente comme une invitation au voyage à travers cinq siècles d'histoire sociale et judiciaire: de la stigmatisation des sorcières à la rumeur pédophile, de l'émergence du droit pénal répressif au XVIe siècle à la faillite de la prison au XIXe siècle, de la " défense sociale " bourgeoise face aux " classes dangereuses " aux fantasmes sécuritaires contemporains. Dans une première partie, l'ouvrage évoque la question des rapports entre l'individu, la justice et le pouvoir durant la période de formation de l'État moderne, du XVIe au XVIIIe siècle. Figure éloquente de ces rapports de force, le procès de sorcellerie est à la fois le révélateur des tensions entre l'individu, la justice et l'État, la conséquence d'une obsession sur les conduites sexuelles féminines, et le lieu d'expérimentation d'instruments juridiques "modernes " comme la torture et le pardon. Dans une seconde partie, ce recueil aborde la révolution pénale de la fin du XVIII'siècle et la transition entre l'Ancien Régime et les sociétés contemporaines. Initiées à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française, ces études se prolongent dans les réflexions sur le code pénal de 1810 et sa diffusion en Europe. Par-delà la question des politiques pénales, c'est bien la société belge qui est au cœur de ce volume, ce que révèlent les trois dernières parties. Aux peurs de la société bourgeoise et masculine -les femmes criminelles, les récidivistes, les jeunes délinquants- font écho des réponses contrastées: l'enfermement des femmes et des enfants au XIXe siècle, le patronage des condamnés libérés et le modèle "protectionnel " de prise en charge de l'enfance difficile qui émerge à l'aube du XXe siècle. Arpenteuse infatigable de ces marges de l'histoire, qui fascinent par leur étrangeté autant qu'elles nous renvoient aux racines mêmes du lien social, Marie-Sylvie Dupont-Bouchot, forte d'un itinéraire intellectuel atypique, porte un regard pluriel, critique, et parfois sarcastique sur cette Belgique criminelle si lointaine et si proche.
Résumé : Ce livre étudie la genèse des politiques de protection de l'enfance dans trois pays européens et au Québec. Il traite de la part de ces politiques qui trouvent leur origine dans la prise en charge des enfants par la justice et dans les institutions de correction. Il concerne donc avant tout les enfants délinquants, vagabonds et en danger. Pour ce, il a fallu retracer les étapes de la construction d'un objet - l'enfant à corriger, l'enfant à protéger - en tenant compte des différents regards portés sur lui : regard des philanthropes et des réformateurs des prisons, regard du droit, et enfin celui des institutions qui le prennent en charge. Notre travail tente donc d'étudier à la fois les lois et les évolutions de la jurisprudence, les représentations de l'enfance délinquante et plus largement déviante, les pratiques des établissements. Il s'intéresse aussi au rôle des Etats dans ce domaine. Les auteurs ont tenté de croiser les problématiques nationale sur près d'un siècle, car les politiques de l'enfance s'élaborent d'abord dans le cadre des Etats et des communautés nationales, mais aussi de prendre en compte les espaces de réflexion collective transnationaux (les congrès, les revues) et la circulation des idées et des expériences par-delà les frontières. Ce travail se conclut par une réflexion sur les difficultés (et les insécurités) de l'histoire comparative. L' équipe ayant participé à la conception de ce livre est pluridisciplinaire : elle compte surtout des historiens (du social, de l'éducation, du droit), mais aussi des juristes et des criminologues.
« Sa robe caresse le sol. À cet instant, nous sommes comme les pierres des voûtes, immobiles et sans souffle. Mais ce qui raidit mes frères, ce n?est pas l?indifférence, car ils sont habitués à ne pas être regardés ; ni non plus la solennité de l?entretien - tout ce qui touche à Aliénor est solennel. Non, ce qui nous fige, à cet instant-là, c?est sa voix. Car c?est d?une voix douce, pleine de menaces, que ma mère ordonne d?aller renverser notre père. »En 1173, Aliénor d?Aquitaine pousse trois de ses enfants à la rébellion contre le roi d?Angleterre, son époux. La voici racontée par son fils, Richard Ceur de Lion, dans une euvre pétrie de poésie et de cruauté. Un regard qui révèle deux personnages pleins d?amour, d?honneur et de violence et tiraillés par leurs passions - ambition, haine, loyauté.Un drame shakespearien conté d?une écriture précise, assurée, affûtée. Claire Julliard, L?Obs.Le détail est juste, le style est résolument contemporain. Un beau livre. Étienne de Montety, Le Figaro littéraire.Le portrait d?une héroïne moderne. Laëtitia Favro, JDD.Notes Biographiques : Diplômée en ancien français, Clara Dupont-Monod commence très tôt une carrière de journaliste aussi bien pour la presse écrite que pour la radio et la télévision. Elle est l?auteur de plusieurs romans dont La Folie du roi Marc, La Passion selon Juette (Prix Laurent Bonelli) ou encore Le roi disait que j?étais diable, vendu à plus de 60.000 exemplaires.
Vous n?avez qu?une vie et elle n?appartient qu?à vous. Rien ne vous oblige à la subir.Mauvaise image de soi, complexe d?infériorité dû aux influences familiales, influence d?un parent négatif, tout cela forme notre moi toxique qui nous piège, nous fait faire de mauvais choix, pollue notre présent et peut boucher notre avenir?Mais alors comment s?en libérer pour décider de vivre pleinement ?L?auteur, psychologue et thérapeute confirmée, vous aidera à faire un bilan et vous donnera les clés d?une détox émotionnelle réussie grâce à cet essai enrichi de nombreux témoignages et d?exercices.Vous serez en mesure de vous prendre en main en étant à l?écoute de vos besoins corporels, de vos émotions et en pratiquant la méditation pleine conscience.Cessez de vous résigner, il est temps d?exister ! Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle exerce en cabinet libéral.
Au-delà des dichotomies recherche fondamentale - recherche appliquée et théorie académique - pratique politique, il s'agit pour l'anthropologie prospective d'explorer les voies d'une science engagée dans les évolutions et les enjeux sociétaux du 21e siècle. La collection Anthropologie Prospective entend mettre à disposition d'un large public des ouvrages concis - rédigés dans un style synthétique et enlevé - qui seront consacrés à des recherches contemporaines et inédites. reposant sur une connaissance et une expérience approfondies du terrain. Cette collection est dirigée par Pierre-Joseph LAURENT, Olivier SERVAIS et Anne-Marie VUILLEMENOT (professeurs à l'UCL et membres du LAAP, Laboratoire d'anthropologie prospective, Louvain-la-Neuve, Belgique). Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents en exil, adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui vivent dans des quartiers marqués par la précarisation, du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage a trois parties : leurs lieux d'exil ici et là-bas, "l'ethnicisation" des regroupements de jeunes et des écoles et, enfin, les violences de l'Etat qu'ils relatent. L'originalité cette ethnographie est d'articuler processus macro-sociaux et bricolages du quotidien ; de retisser des liens entre les espaces de vie des adolescents : quartiers, écoles, rue, ce qui nous renseigne sur leur situation actuelle, mais aussi sur le fonctionnement de notre société. En effet, il n'est pas simple de vivre dans un pays divisé en plusieurs communautés. Les histoires, migratoire et coloniale, pèsent également. Les configurations spatiales - zones de relégation, logements sociaux - ainsi que la question de la reconnaissance de droits citoyens, jouent sur les possibilités d'un vivre ensemble.
Vrancken Didier ; Thomsin Laurence ; Boujasson Lau
L'analyse des politiques sociales met de plus en plus en scène des individus saisis à travers leurs trajectoires, leurs parcours d'emploi, de vie, de formation ou d'insertion. Au cours de ces dernières années, de nouvelles politiques sociales se sont surtout adressées à des publics largement fragilisés par la montée des multiples insécurités d'existence. A ces mêmes publics, il s'est souvent agi d'assurer une continuité des droits alors qu'ils connaissaient des trajectoires discontinues et de plus en plus incertaines. Ces récentes évolutions traduisent sans doute une orientation biographique des politiques sociales annonçant un profond mouvement de dérégulation de l'héritage providentiel. A terme, un nouvel ordre social plus incitatif tend à se mettre en place. Passant de politiques protectionnelles dites "passives" à des politiques plus incitatives, nous serions dorénavant entrés dans l'ère de l'activation des politiques sociales. On assiste à l'émergence de toute une nouvelle rhétorique de l'action publique. Elle en appelle aux récits singuliers, à la mobilisation des capacités individuelles, à l'autonomie, à l'engagement. Dans ce contexte, le recours par les sciences sociales aux notions de parcours, de trajectoires, de bifurcations, de carrières doit être interrogé. Il s'agit de poser le cadre des évolutions politiques actuelles, tout en essayant d'éclaircir la portée de ces notions.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens-chercheurs chevronnés, immergés dans des "lieux d'exils", où vivent des populations mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Qu'elles soient migrantes, immigrées ou autochtones, elles vivent différents exils qui ont des répercussions sur leurs parcours, leurs relations sociales, leurs économies psychiques et affectives. Ces auteurs "font savoir", à partir des vécus d'expérience. Issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, enseignement et aide à la jeunesse), ils inventent une pratique anthropologique et clinique innovante, qui rend visible l'invisible, crée des passerelles entre les mondes et les disciplines. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles créent les conditions de trouvailles, d'expérimentations, adaptées aux conditions de vie, aux codes et supports sociaux des groupes et des personnes, à leurs sensibilités et aspirations.
Adam et Clara vivent avec leur tante. De leurs parents morts il y a dix ans, ils n'ont qu'un souvenir vague, douloureux comme une pincette au creux du poignet. Un jour, des lettres jaillissent du passé. Elles relatent la vie d'un cirque étrange, l'oeil des Capana. Cet endroit mystérieux est le refuge d'une femme à barbe, d'un nain aux dents pointues, d'un homme élastique et de montagnes italiennes à traverser à dos d'éléphant. Tandis que la bruyante Clara tombe amoureuse d'un garçon muet, Adam se plonge dans ces intrigantes lettres qui le rattachent à son passé...