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Géographie et Cultures N° 55, 2005 : Cultures urbaines
Dupont Louis ; Augustin Jean-Pierre ; Colomer Jord
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296001046
Les cultures urbaines doivent être conjuguées au pluriel et prendre en compte les manifestations autour de l'art, de la musique et des pratiques ludo-sportives qui participent à d'autres imaginaires urbains. Les foules se rassemblent dans les espaces publics ou dans des cathédrales de béton que sont les stades pour participer à des célébrations multiples. Les modèles prédominants des cultures légitimes ne suffisent plus à canaliser la demande et l'on assiste à l'émergence de styles innovants qui renouvellent les spectacles et les participations. Les équipements se diversifient et se spatialisent, entraînant de nouvelles configurations entre villes, banlieues et campagnes, entre cultures classiques et cultures marginales, entre publics réservés et publics ouverts. Or, c'est justement à l'intersection des lieux et des pratiques que les changements se produisent et que les questions d'organisation et de politique publique se posent.
Ce numéro de Géographie et cultures prend appui sur la distinction entre "choc culturel" et "choc des cultures", deux archétypes construits qui servent de grille d'interprétation aux rapports interculturels. Le premier serait positif, et débouche sur une relativisation de sa propre culture par rapport à celle de l'autre, alors que le second, négatif, mène à la fermeture, voire au repli sur soi et même à l'affrontement. Utilisée en analyse politique mais aussi en sociologie, la notion "d'entrechoc culturel" implique l'existence de plusieurs "chocs" ou entrechoquements, qui amènent une réaction en chaîne (réelle ou potentielle) permettant de rendre compte de situations particulières dans des lieux et territoires. Dans cette perspective, les textes de ce numéro abordent des cas des plus variés : une plage pluriculturelle, les églises mondialisantes, le corps des femmes à Mayotte, la cartographie des religions, un monde imaginaire, celui d'Harry Porter et les tags comme frontières.
Longtemps négligées, voire méprisées, les cultures populaires font l'objet d'un intérêt croissant en géographie. Films à grand spectacle, séries télévisées, musique et chants, jeux vidéo, comics, sports, festival, fandom : autant de pratiques culturelles qui aujourd'hui occupent une place incontournable dans les modes de vie et structurent les pratiques spatiales. L'appel à textes lancé par Géographie et cultures autour des cultures populaires le confirme avec la publication de ce second numéro qui rassemble des contributions sur des objets d'étude variés ; ici encore, comme c'est le cas dans le numéro précédent (n° III), les articles qui le composent ont pour trait commun de prendre au sérieux les pratiques culturelles issues ou influencées par les cultures populaires. Comment structurent-elles les représentations ? Comment contribuent-elles à la création d'identités spatiales, culturelles et sociales ? Ils montrent, si besoin était, qu'en ces questions le culturel et le social (et parfois politique) sont inextricablement liés. Trois articles focalisent sur des espaces urbains, plus précisément sur des quartiers à Bruxelles, Liège et Palerme, y abordant des questions d'identité, de reconversion et du rapport au politique. Les liens entre cultures populaires et milieu ouvrier, autour d'une usine en Isère, sont de même analysés, alors que deux articles focalisent sur les représentations par l'intermédiaire de la musique folk rock (Etats-Unis) et d'un festival, Gorée Diaspora, au Sénégal. Et pourquoi ne pas clore avec un historique des promenades dans les stations balnéaires des côtes anglaises. Liste des auteurs : Katerina Seraidari, Karolina Svobodova, Aliou Gaye, Raphaël Mollet, Fabrizio Maccaglia, François Duchêne, Damien Bruneau.
Les lieux et les territoires auxquels s'intéressent les géographes ne sont pas des entités dont la valeur ou la qualité existe a priori, comme une émanation du milieu naturel, de l'histoire, du caractère remarquable des habitants. Les hommes et les femmes, les relations qu'ils établissent entre eux, les processus dans lesquels ils s'engagent, sont à l'origine de la production et de la qualification des territoires. Aussi, penser en termes d'échanges et de transactions permet de se dégager du carcan du territoire, pour se pencher sur le mouvement qui fait le territoire.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.