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RAISON ET TEMPORALITE LE DIALOGUE DE HEIDEGGER AVEC KANT
DUPOND
OUSIA
21,00 €
Épuisé
EAN :9782870600535
L'interprétation heideggerienne de Kant fait apparaître dans l'oeuvre critique une problématisation de la finitude radicale de la subjectivité et suscite des interrogations qui offrent une entrée féconde dans l'oeuvre kantienne: la finitude de la subjectivité doit-elle être comprise comme une finitude inhérente à la sensibilité ou bien plutôt comme une finitude de la raison elle-même? Cette finitude a-t-elle exactement le même sens et la même radicalité dans la subjectivité théorique et dans la subjectivité pratique? Discutant le parti heideggerien d'attribuer un sens d'être identique aux deux figures du sujet kantien, théorique et pratique, ce livre montre que la finitude pratique est irréductible à la finitude théorique, autant que la catégorie de possibilité est irréductible à la catégorie d'effectivité. Les travaux de Heidegger sur le criticisme font voir l'affrontement de deux concepts de la finitude: là où Heidegger a compris la finitude comme finitude de la temporalité, Kant l'a comprise comme finitude de la raison. Cette distance n'exclut pas le dialogue entre les deux positions, au contraire, elle le rend nécessaire, tout en faisant comprendre pourquoi Heidegger, conduit par la finitude de la temporalité vers une pensée de l'histoire, n'a su ouvrir aucun chemin vers une éthique de la finitude.
Avocat depuis trente ans, Eric Dupond-Moretti a plaidé dans les procès d'Outreau et Erignac avant de défendre Jérôme Kerviel et Nikola Karabatic. Il a obtenu plus de cent acquittements devant la Cour d'assises. Stéphane Durand-Souffland est chroniqueur judiciaire pour Le Figaro.
Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.La collection "Vocabulaire de" présente les principaux termes dans lesquels s'exprime chaque philosophe, selon un ordre alphabétique, en partant du principe qu'un philosophe n'est intelligible que dans sa langue, dans son vocabulaire propre ou dans le vocabulaire commun qu'il s'approprie.L'approche de chaque notion comporte trois niveaux qui sont signalés dans le texte par des astérisques (*): la définition de base, accessible à un étudiant débutant; l'approche scientifique, s'adressant à l'étudiant confirmé, et ce jusqu'à l'Agrégation; et enfin, une approche plus libre, permettant une interprétation plus large, comme par exemple la résonance de la notion au sein du système. Chacun des volumes de la collection "Vocabulaire de" devrait constituer une voie d'accès privilégiée à la lecture et à l'intelligence d'un système philosophique.
Confronté à la maladie, Patrick Dupond a commencé à écrire ce livre pour rééduquer son bras droit paralysé. Très vite, il se prend au jeu de l'autobiographie et nous raconte l'histoire d'un rêve d'enfant devenu réalité : danser.Défilent ainsi trente années entièrement consacrées à la danse : à huit ans les premiers cours avec Max Bozzoni qui deviendra son maître, son entrée à l'école de danse de l'Opéra de Paris, les échelons gravis au fil des années jusqu'au titre de danseur étoile en 1980, puis sa nomination comme directeur du ballet de l'Opéra de Paris en 1990. Une évolution fulgurante due à son immense talent mais aussi à sa volonté sans faille d'être toujours le meilleur. Son charisme, sa beauté, ses prouesses techniques, son énergie inépuisable en font vite une star internationale. Insoumis, rebelle, il veut marquer sa différence et, refusant l'étiquette de danseur, se considère comme un "acteur qui danse".Dans cette autobiographie sans temps morts, Patrick Dupond se livre, entre souvenirs et projets et communique sa rage de vivre, intacte malgré les épreuves. --Sylvie Lécallier
Tant les historiens que les philosophes ont négligé dans leurs travaux la contribution de la franc-maçonnerie dans le développement de la modernité, en occultant le fait que parmi les acteurs illustres de l'histoire politique et culturelle, nombreux furent francs-maçons. Ce manque est dû aussi aux francs-maçons eux-mêmes qui interprétèrent la naissance de la franc-maçonnerie spéculative par la transformation de la maçonnerie opérative. Or, cette approche linéaire fut ébranlée dans les années 1960 notamment avec la prise en compte du contexte politico-religieux des conflits en Europe. L'auteur prolonge et approfondit cette perspective ; en utilisant les critères et les thèmes de la théorie de la complexité qui fut l'objet de son dernier livre. Il montre ainsi que la naissance de la franc-maçonnerie spéculative ne date pas de 1717, ni même de 1688 avec l'exil de Jacques II en France après la Glorieuse Révolution, mais a débuté dès 1603 lorsque Jacques I, initié maçon, est devenu roi d'Ecosse et d'Angleterre dans un contexte de promotion de la littérature, des arts, de l'architecture et des sciences qui inaugurait les Lumières anglo-écossaises. Dans un esprit de pacification, le roi s'accorda à l'idée qu'il fallait dépasser les conflits en excédant les habitudes passées au profit de nouvelles attitudes morales, animées par le rapprochement de personnes ayant des opinions et des croyances différentes. L'amorce de la franc-maçonnerie spéculative s'exprima par une méthode de travail, accompagnée de rites et de divertissements, origine des rituels et des banquets maçonniques. Inspirée par la figure de Salomon, symbole de justice, et l'édification du Temple de l'humanité, symbolisé par des métiers de construction, cette méthode, fondée sur l'initiation et le secret, s'écartait de la pratique des sacrements et de la liturgie ecclésiastiques. Elle eut des destinées variées à cause de la réalité géo-politique et religieuse troublée en Europe et en Amérique qui ont certes favorisé son expansion par d'innombrables bifurcations en multipliant les légendes, les obédiences et les rituels, mais qui ont aussi alimenté un antimaçonnisme permanent à partir de 1738. C'est cette complexité contextuelle que ce livre s'efforce d'élucider au point de vue historique et philosophique, pour faire voir, en référence aux Constitutions d'Anderson (1723), que l'idéal maçonnique comme "Centre d'Union" pour dépasser les différends se heurta et se heurte encore à la perpétuation des anciennes habitudes conflictuelles, en dépit de la contribution des francs-maçons à la liberté, à l'égalité, à la tolérance, aux valeurs de progrès et de philanthropie.