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Le langage de la typographie
Duplan Pierre
PERROUSSEAUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9782911220388
L'écrivant voit sur son écran informatique le contenu de son travail, le texte même, se façonner dans toutes ses apparences, avec une rapidité et une souplesse inconnues jusqu'alors. Cette chair vivante est susceptible d'être remise en cause ; elle épousera tous les désirs successifs de l'auteur, qui peut la manipuler sans limites, dans tous les caractères numérisés qu'il aura mis dans son ordinateur, comme dans des présentations-positions variables à l'infini. L'intérêt essentiel de l'informatique, c'est que la création vaut exécution ; elle est stimulée dans le même temps que les repentirs sont permis. Ce qui implique la parfaite connaissance et le parfait contrôle du sens ajouté par les choix de la forme typographique, caractère, justification, invariants, trames, couleurs, etc. Alors ? Quels traitements et pour quels textes ? Les nouvelles techniques, bien utilisées, proposent au lecteur des pages remarquables. Mal conçues, elles transforment notre paysage de lecture en catalogues de caractères, innombrables autant que différents sans doute, mais surtout inappropriés aux rôles distribués par des graphistes, bien souvent plus plasticiens joueurs que sémiologues convaincus.
Résumé : Dbayeh, au nord de Beyrouth : depuis soixante-dix ans, ce camp de réfugiés abrite plusieurs milliers de Palestiniens, tous chrétiens. Chassés de leur terre en 1948, apatrides, ils sont contraints à une vie de misère. Sacrifi és par la communauté internationale, ils se voient refuser leur droit au retour par les Israéliens. Quant à une implantation au Liban, elle n'est pas envisageable pour ces oubliés de l'Histoire.
Ce roman fulgurant est l'aboutissement imaginaire, poétique et paradoxal des recherches de l'auteur sur la vie extraordinaire de son grand-père, conducteur de locomotive en usine à sucre dans la Martinique des années 50/60. Et il est aussi une interrogation sur le destin de sa mère et celui de son père : comment ont-ils pu s'aimer dans cette île ravagée, engluée dans et par les préjugés de classes et les complexes raciaux, l'exploitation de l'homme par l'homme et l'exploitation forcenée de la canne à sucre ? L'Acier était un personnage fabuleux qui a construit sa vie comme un gigantesque cyclone romanesque. Elle méritait d'être racontée.
Des caractères en plomb aux logiciels intuitifs, des catalogues et spécimens papiers aux affichages sur écrans rétro-éclairés, la pratique de la typographie, que l'on soit dessinateur de caractères, éditeur, graphiste ou programmeur, connaît un bouleverse- ment exponentiel qui laisse désemparés bon nombre d'aficionados de la lettre. David Rault & Olivier Deloye ont organisé, en collaboration avec l'école SupdePub de Bordeaux, une table ronde annuelle à Bordeaux, Typex, afin de discuter des problématiques nouvelles issues de ce bouleversement et tenter d'y apporter des réponses. Typex a ainsi donné lieu à des échanges qui pointent les questions essentielles de la typographie d'aujourd'hui et qui sont retranscrits ici comme témoignages d'une évolution majeure dans l'histoire typographique.
Peu de créateurs de caractères peuvent se targuer de représenter, à eux seuls ou presque, la création typographique d'un pays tout entier. Jean-François Porchez est de ceux-là. Profondément français, il a su créer de nombreuses passerelles avec le monde typographique anglo-saxon. Lorsqu'il ne parcourt pas le monde, il travaille sur des projets typographiques au sein de son studio ZeCraft, sur des caractères pour Typofonderie, ou bien il partage sa passion avec ses étudiants à Paris, toujours prêt à communiquer et échanger autour de son art, avec une passion et un enthousiasme intacts, de Los Angeles à Helsinki en passant par New York ou Bangkok. Ses alphabets habillent les pages de quotidiens comme "Le Monde" ou "The Baltimore Sun", les murs du métro parisien parisien et du BHV, les articles de maroquinerie de Louis Vuitton, la communication de Yves Saint-Laurent Beauté, de Peugeot, de La Poste, de Sephora ou de la chanteuse Beyoncé. Et pourtant, cet amoureux de la lettre, ce pédagogue-né n'avait jamais fait l'objet d'un ouvrage ou d'une monographie ; c'est maintenant chose faite.
L'idée de cet ouvrage est née de l'activité de vulgarisation de l'auteur, docteur en linguistique ancienne, sur les réseaux sociaux : Hugo Blanchet y a en effet constaté aussi bien l'intérêt que le public peut porter aux origines des mots que l'étonnement suscité par de curieuses étymologies. La langue française, au cours de son histoire, s'est enrichie de nombreux mots d'origines variées, de ses racines latines, gauloises ou germaniques jusqu'à l'arabe, l'hébreu, le persan, le sanskrit, etc. L'origine de certains emprunts est encore perceptible dans le vocabulaire courant mais, pour beaucoup d'autres, cette origine et le cheminement souvent insoupçonné de ces mots ont été comme effacés par l'usage qui en est fait. Par exemple, comment penser que cidre ou mesquin viennent d'une langue de la Mésopotamie de l'âge du bronze, que barge remonte aux hiéroglyphes de l'égyptien ancien, ou qu'une ville de la Palestine antique se cache derrière l'échalote ? Cet Abécédaire illustré des mots voyageurs n'est pas une simple approche lexicale : les études de l'auteur en linguistique comparée lui permettent, grâce aux données les plus récentes de la phonétique et de la morphologie historiques, d'aborder non seulement l'origine mais aussi l'arborescence multiple que portent souvent les mots les plus communs de notre vocabulaire. Le choix de ces mots voyageurs entre ainsi dans une démarche originale, une suite de Flâneries étymologiques où les illustrations d'Anouck Ferri accompagnent merveilleusement cette invitation à un voyage inattendu.
L'expression de "rapport tête-image", si courante, recouvre une multitude de sens et de non-dits. Ce livre cherche à gratter la surface de ce terme pour nourrir une pratique d'auteur mariant les mots et les images, qu'il s'agisse du domaine du graphisme, du dessin de caractères, de l'illustration, de la bande dessinée... Le phylactère ? la "bulle" de la bande dessinée ? est justement la porte d'entrée idéale pour explorer les rapports entre le texte et l'image. Centrée sur la bande dessinée, cette étude se veut néanmoins un inventaire vaste et éclectique des rapports entre le pictural et le verbal. Des vases antiques aux lettrages des comics, de l'alphabet phénicien à la bande dessinée américaine, sans oublier les enluminures, ce livre dresse un inventaire foisonnant de possibilités graphiques, tant dans les dispositifs d'intégration du texte à l'image que dans les choix de typographie et de lettrage. Un ouvrage qui se révèle être une véritable source d'inspiration, de questionnements et de renouvellement, en accord avec l'idée du dessinateur Art Spiegelman, pour qui "le futur de la bande dessinée se trouve dans le passé".