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Naissance de l'opéra en France. Orfeo, 2 mars 1647
Dupavillon Christian ; Christie William
FAYARD
28,50 €
Épuisé
EAN :9782213654768
Le 2 mars 1647, Mazarin fait représenter au Palais-Royal, devant Anne d?Autriche et ses enfants, le premier opéra joué en France: Orfeo, de Luigi Rossi, dans la réalisation scénique de Torelli.Tout est inédit: une troupe d?Italiens dans laquelle figurent des castrats, une machinerie qui permet des changements de décors et procure une illusion scénique inconnue jusqu?alors. Pour aboutir à ce résultat, que d?efforts ont été nécessaires: construire un théâtre dans le Palais-Royal, lui assurer un accès, faire actionner la machinerie complexe?En suivant la représentation acte par acte, Christian Dupavillon fait mesurer le choc culturel que représente pour les Français un tel événement: la langue (l?italien), le chant (des castrats!), les attitudes, l?interprétation, tout étonne le public de courtisans.Il éclaire aussi la fonction politique d?une telle opération: en important à Paris le type de spectacle qu?il a goûté à Rome, Mazarin impose à la cour de France sa marque d?italianité. Un an plus tard, c?est la Fronde. Quelques années plus tard, Louis XIV saura se souvenir, en dansant devant la cour et en construisant Versailles, de quelle force peut être le spectacle pour illustrer le pouvoir.L?histoire du théâtre, de l?architecture, de l?opéra se mêle à la politique culturelle et illustre une confrontation artistique féconde. En une des « journées qui ont fait la France », on tient un condensé d?un fait majeur, appelé à une longue postérité.Architecte, Christian Dupavillon a été directeur du Patrimoine au ministère de la Culture de 1990 à 1993. Il a publié des ouvrages sur l?architecture et le théâtre.
Rencontrée lors des jurys de la HEAD (Haute Ecole d'Art et de Design, Genève), Louise Ducatillon est une jeune artiste qui s'amuse, dans son travail, à brouiller les pistes ; elle offre avec ce premier livre une ?uvre inclassable, entre bande dessinée, illustration et art contemporain ? mais derrière ce " refus de choisir " se cache de vrais choix artistiques où transparaissent déjà une certaine maturité et une vision affirmée. L'ouvrage décrit la vie et l'organisation d'une communauté sectaire, repliée sur elle-même et vivant en autarcie ; ce monde clôt est dirigé par le Père, figure charismatique et autoritaire, qui remodèle à son image un monde dont il édicte chaque règle, transformant sa vérité en LA vérité. Cette co-édition avec la HEAD est le premier volume d'une collection visant à mettre en lumière le travail de talents en devenir et dont c'est la première expérience éditoriale (ce qui nous permet au passage de renouer avec notre rôle tel que défini à notre création il y a 20 ans, celui de " tremplin "). Pour paraphraser un célèbre syllogisme, " tout ce qui est rare est précieux " et c'est pourquoi cet ouvrage est proposé dans un tirage limité (600 exemplaires dont seuls 300 seront mis dans le circuit des librairies).
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine