Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'attraction des Sumbolons
Ducatillon Louise
ATRABILE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782889230587
Rencontrée lors des jurys de la HEAD (Haute Ecole d'Art et de Design, Genève), Louise Ducatillon est une jeune artiste qui s'amuse, dans son travail, à brouiller les pistes ; elle offre avec ce premier livre une ?uvre inclassable, entre bande dessinée, illustration et art contemporain ? mais derrière ce " refus de choisir " se cache de vrais choix artistiques où transparaissent déjà une certaine maturité et une vision affirmée. L'ouvrage décrit la vie et l'organisation d'une communauté sectaire, repliée sur elle-même et vivant en autarcie ; ce monde clôt est dirigé par le Père, figure charismatique et autoritaire, qui remodèle à son image un monde dont il édicte chaque règle, transformant sa vérité en LA vérité. Cette co-édition avec la HEAD est le premier volume d'une collection visant à mettre en lumière le travail de talents en devenir et dont c'est la première expérience éditoriale (ce qui nous permet au passage de renouer avec notre rôle tel que défini à notre création il y a 20 ans, celui de " tremplin "). Pour paraphraser un célèbre syllogisme, " tout ce qui est rare est précieux " et c'est pourquoi cet ouvrage est proposé dans un tirage limité (600 exemplaires dont seuls 300 seront mis dans le circuit des librairies).
Etre personnellement impliqué dans une rupture pourrait relever de la plus grande des banalités, tellement celle-ci nous est familière. Pourtant, l'observation de difficultés insurmontables rencontrées par certaines personnes en rupture, nous montre combien il est aujourd'hui déterminant de réussir à négocier ses enjeux. Concerné en tant que professionnel de la relation d'aide, l'auteur a mené pendant six années une réflexion sur son terrain professionnel pour comprendre la dynamique complexe de ce processus parfois si déstabilisant. Ce livre permet aujourd'hui d'associer les résultats de cette recherche aux fondements éthiques et méthodologiques d'un accompagnement respectueux de la personne et de son projet. Conçu à des fins pratiques, il est destiné aux professionnels et bénévoles qui interviennent auprès de personnes concernées par une rupture. L'objectif est de les aider à approfondir leur réflexion tout en posant un regard renouvelé sur leur pratique d'accompagnant.
Si les arbres du jardin Thuret savaient parler, quelles histoires ils pourraient nous conter! Défilé de visages aux regards curieux, de mains prolongées de leurs outils métalliques. Succession de modes de culture et d'usages. Visiteurs aux costumes changeants. Émotions renouvelées devant ces étranges plantes venues d'ailleurs. Mais aussi graines dispersées par le vent ou les oiseaux, boutures offertes ou... dérobées! Le jardin de la villa Thuret - l'un des plus anciens jardins botaniques de la Côte d'Azur - accueille en effet des plantes de lointaines contrées pour les acclimater à nos régions méditerranéennes. Depuis cent cinquante ans, des milliers de plantes ont été invitées à séjourner au cap d'Antibes sous le regard attentif des botanistes et des jardiniers. Certaines s'y sont tant plu qu'elles ont fondé famille et, façonnant le paysage de la Riviera, ont transformé à jamais une terre ingrate en un paradis de verdure. De nos jours, les jardins d'acclimatation, réservoir de ressources et observatoire des plantes exotiques, ont toujours un rôle à jouer. Car, avec l'évolution du climat et des usages, des besoins nouveaux apparaissent: arbres capables de résister à la pollution ou à la sécheresse, arbustes ornementaux pour retenir les sols des remblais, fleurs à couper de couleur rare... Il faut pouvoir y répondre. Après un siècle et demi d'expérimentation, le jardin Thuret continue d'accueillir des scientifiques, des plantes et des visiteurs. Il poursuit son chemin, avec - est-ce volontaire? - la même lenteur, le même silence que ses arbres. Chut, pénétrons dans ce monde vertical et écoutons son histoire...
Bracq Jérôme ; Bottin Marc ; Ducatillion Catherine
Entre 1860 et 1930, le littoral des Alpes-Maritimes est l'endroit où l'on réalise le plus grand nombre de jardins privés en Europe. A la demande d'une clientèle fortunée, des paysagistes renommés s'y succèdent pour créer des oeuvres exceptionnelles. Dans le même temps, l'acclimatation exotique trouve sur ce territoire des conditions climatiques idéales favorisant l'introduction de milliers d'espèces originaires de régions tempérées, méditerranéennes, subtropicales ou tropicales. Découvrir l'histoire et l'héritage de cet "âge d'or", voilà ce que propose Les Jardins des Alpes-Maritimes, trésors de la Côte d'Azur : jardins remarquables, prestigieuses collections botaniques, un patrimoine unique révélé au fil des pages de cet ouvrage documenté, au langage clair et accessible, qui bénéficie d'une illustration de grande qualité. Pour l'amateur de flore exotique, c'est également un guide, rédigé par les meilleurs spécialistes, qui permet non seulement de découvrir les problématiques actuelles de l'acclimatation, mais aussi d'identifier visuellement les principales familles végétales exotiques introduites depuis le XIXe siècle.
Frederik Peeters est un animal insaisissable, et comme le prouve son parcours, jamais où on pourrait l'attendre ; Saccage, son nouveau livre, le démontre une fois encore. Saccage, voilà un ouvrage qui défie toute forme de définition, de classification : entre livre d'images et bande dessinée, Saccage dépeint une épopée pleine de tourments, celle d'un homme (prophète ? héraut de l'apocalypse ? ) qui traverse un monde dément, chaotique, baroque, où toute la folie ? et l'histoire ? de l'homme semble se télescoper, se mélanger, pour former un magma empli de visions fantasmagoriques, juxtaposant alors écho d'un enfer bien trop terrestre, jeu de références, et fresque prémonitoire. Fable d'anticipation, allégorie hallucinée, Saccage se lit comme un poème graphique en forme de constat pour le moins amer, et présente un monde en pleine déliquescence, sidérant comme un massacre, effrayant comme un cauchemar ? mais Saccage est bien plus qu'un délire visuel, c'est une véritable oeuvre coup-de-poing, incroyablement habitée par un artiste au sommet de son art, et les dessins sans texte (mais pas "muets"! ) de Frederik Peeters donne alors bien plus à lire que nombre de romans ou d'essais. Dans une bibliographie où le changement et le renouvellement font quasiment office de règle, Saccage pousse le bouchon encore un peu plus loin, et ce livre unique (carrément ! ), joyau torturé et incandescent, marquera, à coup sûr, les esprits de tous les lecteurs qui oseront s'y aventurer.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.