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Déluges et catastrophes
Dupaigne Bernard
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343105048
Ce volume détaille quantité de catastrophes qui ont frappé le monde. Eruptions de volcans, comme celle qui a détruit Pompéi, déluges, sur le mode du Déluge originel, dont nous serions tous, s'il faut en croire la Genèse, des survivants, incendies et tsunamis, invasions de sauterelles venues du Proche-Orient, pestes et autres épidémies destructrices. On se demandera, au travers d'exemples tirés de Rome, de Lisbonne, du monde celtique, de Russie, des Balkans, tout autant que du Japon, avec le drame de Fukushima, du Cambodge ou d'Indonésie, si toutes ces catastrophes sont naturelles, venues sans raison de la Nature. Ou bien si celle-ci tient à se venger de ce que les hommes lui font subir. Ou bien, faut-il penser – ce que Voltaire refuse de croire – que ce sont les divinités qui nous les envoient, pour nous punir de nos péchés, ou de notre négligence à leur égard ?
Cet ouvrage aborde la question du patrimoine matériel, principalement monumental et ethnographique, sans pour autant esquiver les liens indissociables entre patrimoine matériel et immatériel. Un ensemble de contributions concerne plus particulièrement les politiques de conservation et de valorisation du patrimoine en Asie. La nécessité de certaines actions va sans dire : lutte contre le vandalisme fanatique (Palmyre), ou cupide (fouilles archéologiques clandestines), restauration après désastre (N. -D. de Paris). D'autres questions se posent sur la conservation, la propriété, la restitution. Des cas récents sont ici exposés et examinés d'un point de vue à la fois juridique et culturel.
Aux portes de l'Inde, sur l'une des routes de la soie reliant la Chine à l'Occident, l'Afghanistan a très tôt bénéficié d'influences culturelles et artistiques venues de la Chine et de l'Inde, des nomades de la steppe, des empires perse et hellénistique. Terre de passages et de conquêtes : d'Alexandre le Grand et des Séleucides ; des héritiers de Gengis Khan et de Tamerlan ; d'Ibn Battuta, des pèlerins chinois en route pour l'Inde à la recherche des textes bouddhistes ; de Babour, futur empereur moghol de Dehli. Le pays garde de très nombreux vestiges des civilisations qui l'ont façonné : grecque, kouchân, seldjoukide, timouride, moghole, safavide, dont les rois afghans seront les héritiers à partir de 1747. L'art du Gândhârâ, synthèse des représentations bouddhistes et de l'art grec, en est l'emblème incomparable. Cette recension quasi exhaustive des monuments de l'Afghanistan millénaire se fonde sur les travaux des archéologues internationaux réalisés depuis plus d'un siècle. Une riche iconographie - dessins de visiteurs anciens, estampes, photographies d'archéologues, archives de musées - montre les avatars subis par ces monuments et l'évolution de leur représentation, depuis les premiers relevés architecturaux jusqu'à aujourd'hui. Le livre cite les multiples témoignages laissés, dès le XIXe siècle, par les visiteurs (Elsa Maillart, Croisière Jaune...) et les archéologues occidentaux (Alfred Foucher, Jules Barthoux, Roman Ghirshman). Le splendide patrimoine afghan est fragile : depuis 1979, des dommages importants lui ont été portés par la guerre et l'occupation soviétiques, par les tâlebân, qui ont détruit, en 2000, plusieurs monuments bouddhiques, dont les grands Bouddhas de Bâmyân. Un grand effort a été entrepris par le gouvernement afghan, avec l'aide des Nations unies et des organisations non gouvernementales, pour la préservation et la restauration des monuments menacés.
Résumé : Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
Les rois, les révolutionnaires, les voyageurs collectionnaient des objets rapportés du monde entier au fur et à mesure de leurs découvertes. Les pays du monde occidental en ont fait des musées depuis 1753 pour le plaisir de la compréhension ou l'avancement de la science. Cet ouvrage raconte l'histoire du musée d'Ethnographie du Trocadéro ouvert en 1882 et magnifié comme musée de l'Homme en 1938. L'auteur analyse le rôle de nombreux acteurs prestigieux dans la renommée de cette institution. Louis XIII, Louis XIV, Louis XV y sont associés. Apollinaire, André Malraux, Hô Chi Minh, Marcel Griaule, Paul- Emile Victor, Germaine Tillion, Claude Lévi-Strauss, Michel Leiris, Jean Rouch et tant d'autres personnalités du monde de la politique, de l'histoire, de l'ethnologie ont contribué à son rayonnement.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.