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Les mondes britanniques, une communauté de destins ?
Dunyach Jean-François ; Gautier Alban
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753574854
Tout aussi vastes qu'ils furent divers, les mondes britanniques ont constitué, entre les îles et l'empire, une expérience humaine unique dans l'histoire. Le but de cet ouvrage est d'illustrer sur la longue durée l'histoire de ces mondes et de ces populations plus bigarres qu'on a longtemps voulu le croire et dont le trait commun a, peut-être, été l'appartenance à un espace régi par des modes de circulation, de domination, de régulation et de contestation spécifiques. L'espace britannique lui-même nourrit la réflexion à travers l'ambivalence fondamentale d'une identité écartelée entre des territoires distincts, une longue et tenace réalité européenne déjà plurielle et un destin impérial qui fut long à se forger. Formes de l'intégration, résistances et contestations en ont également fait un gigantesque laboratoire collectif d'adhésion et de résistance à l'uniformisation contrariée des comportements et d'expérimentation de l'irréductibilité du local au central. Il s'agit d'appréhender ici, derrière le récit constitué de la geste impériale, les processus de l'élaboration, souvent contrariée, des identités et cultures propres aux mondes britanniques, de ces innombrables destins, certes divers et pluriels, mais partagés.
Jean-François Dunyach retrace l'histoire générale de l'ensemble de l'île de Grande-Bretagne, de sa formation géologique jusqu'au Brexit de 2020 et la rupture effective d'avec l'Union européenne. Embrassant un vaste panorama, il retient les dates et les événements les plus communément admis pour en donner un tableau le plus accessible possible. A la lumière de l'actualité, l'accent est évidemment mis sur la dimension européenne de cette histoire, afin d'offrir une mise en perspective et une meilleure compréhension des enjeux contemporains. Mais par-delà, la question se pose : comment une quasi-presqu'île de l'Europe est-elle un jour devenue le plus vaste empire de l'histoire, dont le Commonwealth est aujourd'hui l'héritage ?
L'Ecosse, c'est l'Angleterre en pire ", écrivait Samuel Johnson. Ce trait d'humour est emblématique des liens qui unissent intimement les deux nations de Grande-Bretagne depuis le traité d'Union de 1707. Association ou rivalité ? Patrie des Pictes, terre des Scots, royaume de la dynastie Stuart, l'Ecosse s'est construite contre et par ses voisins immédiats ou plus lointains, et a connu une histoire mouvementée faite de conflits, mais aussi d'échanges et de syncrétismes, jusqu'à devenir l'une des nombreuses nations de l'empire le plus vaste du monde. Or, les velléités d'indépendance, si elles ont toujours existé, ne sortent-elles pas renforcées du Brexit ? De la Préhistoire aux mouvements indépendantistes contemporains, Jean-François Dunyach nous invite à (re)découvrir l'envoûtant pays du whisky, du cachemire et du saumon, la patrie d'Adam Smith et de David Hume, les paysages de landes et de Highlands.
Résumé : L'espace qui sépare la Grande-Bretagne du continent n'est point infranchissable ", écrivait Napoléon. De fait, ce joyau d'un modeste archipel posé aux confins de l'Europe fut au coeur de l'histoire du continent, malgré une identité insulaire tardive mais vivace. Un temps atelier du monde " et métropole de l'empire le plus vaste de l'histoire ? dont le Commonwealth est aujourd'hui l'héritage ?, la Grande-Bretagne fut le creuset d'un royaume uni " de quatre nations longtemps divisées au gré d'une histoire mouvementée pleine de bruit et de fureur. De la formation géologique d'une île improbable à l'incertain Brexit en passant par la guerre de Cent Ans et l'époque victorienne, Jean-François Dunyach retrace une histoire faite de circulations, d'échanges et de syncrétismes. Bienvenue dans l'île du roi Arthur et de Richard Coeur de Lion, de Robin des Bois et de Macbeth, des suffragettes et des Beatles, du Five o'clock tea et de Big Ben.
Vingt-sept AnimauxVilles, dont les rues, les dômes et les beffrois sont faits de chair, ont offert à l?humanité le voyage instantané vers les étoiles. A condition bien sûr de payer le tarif exorbitant exigé par le Cartel. Pour les autres, il ne reste qu?à devenir un Astral : un être désincarné qui attend des années que son corps le rejoigne à bord d?un vaisseau d?émigrants. Closter, artiste en mal de création, traîne au bar des Etoiles Mortes, accompagné de son chat. Il croise Marika, l?Astrale qui se sert du corps des autres pour sauter de ville en ville. L?un court après sa mémoire, l?autre après sa chair. Ensemble, ils vont changer le monde. Cinq ans plus tard, dans le musée de chair de l?AnimalVille, Closter hante les galeries où sont exposées ses dernières créations. Vorst, l?ancien milicien reconverti en terroriste, est là pour tout faire sauter... Echappera-t-il au piège des oeuvres cannibales ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?