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TRAITE DU PREMIER PRINCIPE
DUNS SCOT
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711614783
Il n'est pas exagéré de considérer le Traité du premier principe comme l'une des œuvres les plus difficiles de la tradition philosophique occidentale. Erasme, qui prétend que l'âme de Duns Scot est plus épineuse que le porc-épic ou le hérisson, se trompe tout simplement ! Le grand humaniste n'a pas compris qu'on n'aborde pas un chef-d'œuvre médiéval sans un peu de circonspection et beaucoup de patience. Duns Scot y présente en effet une preuve de l'existence de Dieu parmi les plus amples et les plus techniques qu'on ait jamais construites : la rigueur de la démonstration y met à l'œuvre l'ensemble des ressources logiques et philosophiques disponibles au tout début du XIVe siècle. Le résultat ? Un cheminement strictement rationnel découvrant l'existence d'un être premier, le principe de toutes choses que l'intelligence atteint jusque dans son essence infinie. Le lecteur moderne familier de Descartes sera surpris par l'ampleur de la démonstration et par son incroyable audace intellectuelle. Le texte bilingue (latin-français) du Traité est précédé d'une introduction qui, tout en informant sur l'œuvre du Docteur Subtil, montre comment Duns Scot a introduit un authentique changement de paradigme dans l'histoire de la métaphysique occidentale.
Duns Scot Jean ; Boulnois Olivier ; Levilion Adeli
Les Questions sur la métaphysique de Duns Scot (XIVe siècle) forment l'un des plus importants traités de métaphysique en Occident. Dans cet original commentaire par questions, Duns Scot dépasse le projet encore contradictoire d'Aristote et fait de la métaphysique une science. En une série d'analyses à la fois libres et minutieuses, il n'hésite pas à critiquer Aristote et à l'harmoniser avec la philosophie arabe et la théologie chrétienne. Pour la première fois dans l'histoire, la métaphysique devient une science transcendantale, portant sur un unique concept d'être et incluant toutes choses, y compris Dieu. Il était nécessaire d'en donner une édition légèrement amendée, et une traduction française rigoureuse. Cette édition en quatre volumes est bilingue (latin-français), avec des notes minimales et un bref commentaire synthétique pour chaque question. Le volume III comprend les questions sur le livre VII (Sur la substance et les accidents).
Duns Scot Jean ; Boulnois Olivier ; Arbib Dan ; Po
Résumé : L'un des plus importants traités de métaphysique en occident est constitué par les Questions sur la métaphysique de Duns Scot (XIVe siècle). Dans cet original commentaire par questions, Duns Scot dépasse le projet encore contradictoire d'Aristote et construit la métaphysique comme une science. En une série d'analyses à la fois minutieuses et libres, il n'hésite pas à critiquer Aristote et à l'harmoniser avec d'autres pensées (arabes et chrétiennes). Pour la première fois dans l'histoire, la métaphysique devient une science transcendantale de l'être, univoque et incluant toutes choses, y compris Dieu. Il était nécessaire d'en donner une traduction française rigoureuse. Cette édition en quatre volumes est bilingue (latin-français), avec des notes légères et un bref commentaire synthétique de chaque question. Le volume I, traduit par Olivier Boulnois et Dan Arbib, comprend les livres 1 (Expérience et science), 2 (Sur l'infini) et 3 (Genre et différence).
Ce volume livre la pensée de Jean Duns Scot (1266-1308) sur la propriété privée. Envisagée comme relevant de la volonté humaine, elle ne peut en rien ressortir au droit naturel mais seulement au droit civil. En outre, Duns Scot fonde la communauté politique sur la volonté : le consentement et l'élection seuls légitiment l'autorité politique qui a le pouvoir d'instituer la propriété privée par le droit. La fondation de la communauté politique revêt donc une dimension contractuelle, héritière de la pensée romaine dans son articulation juridique bien plus que de la pensée grecque. Ce texte, traduction de la distinction 15 du livre IV du commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, est donc un traité de droit politique et civil à part entière, ce qui en fait la singularité parmi tous les commentaires des Sentences du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. En particulier, la question 2 de cette distinction, la plus longuement discutée, a retenu depuis longtemps l'attention car Duns Scot y traite de manière détaillée des transferts de propriété et des contrats, et donc aussi de l'usure et du prêt à intérêt. Ce texte peut être confronté à ceux d'Olivi, de Richard de Mediavilla et de Henri de Gand (puisque Duns Scot prend à partie les deux derniers) et même à des textes bien ultérieurs de Hobbes jusqu'à Hegel en passant par Smith. Pour le spécialiste américain de la pensée de Duns Scot, Allan B. Wolter, nous avons ici l'essentiel de la "pensée économique" de Duns Scot.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.