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Coexistences confessionnelles en Europe à l'époque moderne. Théories et pratiques, XVIe-XVIIe siècle
Dumont Martin
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204114400
Issu d'une journée d'études organisée par l'Institut de recherche pour l'étude des religions à la Maison de la Recherche de l'université Paris-Sorbonne en avril 2012, ce volume réunit neuf interventions. L'intention du présent volume a été d'aborder la question de la coexistence confessionnelle de manière comparative, à l'échelle européenne et de manière croisée (catholiques-protestants, protestants-catholiques), en tentant d'apporter des éclairages nouveaux à partir de l'étude de différentes régions de l'Europe. Une première partie aborde les principes de la coexistence confessionnelle à travers deux interventions : principes généraux dans le droit français, modèle idéal de la confédération polono-lithuanienne. Les trois interventions qui constituent la deuxième partie se penchent sur l'arme de la controverse confessionnelle au service de la foi - catholique ou réformée -, à travers les pamphlets et ouvrages doctrinaux (Angleterre, Piémont) ou les débats publics, notamment dans les Etats de la confédération helvétique (disputes de Baden, Zurich...). Enfin, la troisième partie s'intéresse à la coexistence à l'épreuve des reconquêtes confessionnelles. Si le modèle du simultaneum - partage d'un lieu de culte entre plusieurs confessions - subsiste à travers les siècles, et malgré l'instauration d'une certaine paix entre les différentes confessions dans les Provinces-Unies, la stratégie de reconquête confessionnelle pratiquée en Europe centrale (marquée notamment par la bataille de la Montagne Blanche) cherche à réduire l'influence réformée, tandis qu'en France la politique louisquatorzienne mène à une application toujours plus restrictive de la tolérance confessionnelle, aboutissant à l'Edit de Fontainebleau en 1685.
Une écriture au couteau, un premier roman à fleur de peau.Notes Biographiques : Né en 1988, Martin Dumont vit à Paris et travaille comme architecte naval. Il a passé son adolescence à Rennes où il s?est épris de l?océan et de la voile. Dès qu?il le peut, il rejoint le Morbihan pour prendre la mer. Il est l?auteur du Chien de Schrödinger (Delcourt Littérature, 2018, cédé aux États-Unis, The Other Press, 2020), où il campait déjà des personnages aussi pudiques que subtils.
Résumé : "Ce pont, il a chuchoté, c'est la mort de la poésie". Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l'île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S'impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel, qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l'odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé. Photographe, elle lui ouvre d'autres possibles. Mais des îles comme des hommes, l'inaccessibilité fait le charme autant que la faiblesse.
L'amour de Dieu et le malheur " (1942) de Simone Weil pose de manière tranchante la question du soin qui peut être apporté aux êtres humains dans le malheur, interrogeant la possibilité de l'amour qui se dessinerait néanmoins dans la plus profonde détresse alors même que le malheur semble interdire toute capacité à aimer encore, jusqu'à susciter le dégoût. Que peut encore le soin dans ces situations extrêmes ? Touche-t-il ici ses limites ? Encore faut-il apprendre à percevoir le malheur lui-même, qui sait si bien se rendre invisible et dont nous détournons volontiers le regard ; Simone Weil nous y enjoint. Prenant appui sur leur expérience propre, des médecins, philosophes, sociologues et écrivains proposent une réception du texte de Simone Weil à la coloration à chaque fois spécifique, participant à un approfondissement des questions les plus contemporaines et les plus urgentes pour penser le soin. C'est également un apport essentiel et pourtant peu connu de la pensée de Simone Weil qui est ici exploré.
L'expérience de la maladie nous confronte aux limites du langage. Que peut-on dire de l'expérience de la maladie, de son accompagnement et de son soin ? Fruit d'une journée d'étude consacrée aux récits de maladie, entre philosophie, littérature et médecine, cet ouvrage réunit des chercheurs, soignants et patients. Il s'agit ici de questionner le rapport au " dire " de la maladie, en croisant les savoirs et les expériences. Que peut-on dire de la maladie ? La maladie peut-elle-même se dire ? En partant des difficultés qui conditionnent l'accès à la parole dans la maladie, les récits qui s'en dégagent questionnent, en miroir, ce que la maladie fait au langage, et ce que la parole peut faire dans la traversée de la maladie.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.