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LIENS FAMILIAUX A L'EPREUVE DU SIDA
DUMARET/DONATI A.C./
CTNERHI
22,11 €
Épuisé
EAN :9782877101240
Parmi les répercussions du sida des parents sur leur entourage familial, l'implication des ascendants et collatéraux dans la prise en charge de leurs enfants est une réalité peu visible et méconnue. Considéré par tous comme la solution idéale, le relais familial ne relève pas toujours d'une délégation organisée de l'enfant. Au nom des liens familiaux, son évidence sociale n'est pas mise en doute, mais la notion de devoir et la logique affective sur laquelle il repose contribuent à laisser dans l'ombre les disparités des ressources dont disposent les familles. La recherche présentée ici propose l'analyse d'une situation familiale particulière où des grands-parents, des oncles et tantes accueillent pour un long terme les enfants de parents défaillants ou disparus. Ces accueils s'inscrivent dans le temps long de l'histoire de la maladie des parents et dans les dynamiques relationnelles et affectives préexistantes. Quel sens les familles élargies donnent-elles à leur engagement ? Comment l'arrivée du ou des enfants va-t-elle modifier le quotidien, les projets et places de chacun ? Dans l'investissement de cette " nouvelle parentalité assignée ", les personnes vont-elles se situer dans le prolongement ou bien dans la substitution des parents ? Comment gérer l'incertitude de l'avenir pour ceux qui élèvent des enfants infectés ? C'est au cœur des liens inter et intragénérationnels, et à partir du discours des personnes concernées que sont explorées les multiples facettes de la réalité du relais familial. Au-delà de sa complexité, apparaît la dualité des coûts et des bénéfices pour les personnes impliquées, quel que soit le contexte de crise familiale qui en est l'origine. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à la petite enfance, ainsi qu'à ceux concernés par la question des vulnérabilités familiales, équipes soignantes, sociales et associatives...
Que ce soit dans les maximes et les pas de danse tranquilles d'un ours bien léché ou entre les lignes des rayons " développement personnel " qui ont envahi nos librairies, la philosophie épicurienne a tellement imprégné la culture occidentale au cours des siècles qu'elle façonne encore aujourd'hui notre conception populaire du bonheur et du mode de vie qui doit nous permettre de l'atteindre. Epicure fait partie de ces penseurs, rares, dont l'influence se mesure précisément à l'invisibilité de son omniprésence. Chercher le bonheur dans les choses simples, vivre chaque jour comme si c'était le dernier : sous la banalité confondante de ces mantras se cache une philosophie dont l'originalité fit pourtant scandale et dont la richesse comme la complexité sont irréductibles à ces seuls adages. C'est parce que tout n'est qu'atomes et vide que nos désirs sont satisfaisables et nos angoisses vaines d'après Epicure, et parce qu'une vie de plaisir est accessible qu'il vaut la peine de définir tant l'attitude individuelle que la communauté politique qui lui correspondent le plus. Ce pourquoi on ne saurait appliquer les recettes épicuriennes du bonheur sans comprendre d'abord le système physique, scientifique, éthique et même politique sur lequel elles sont fondées – à moins que le bonheur ne soit contemporain de cette étude même.
J'ai toujours envié la chance des vrais romanciers. J'ai beau inventer la plus belle femme du monde, si je lui présente un géant superbe, il ne se passe rien. Alors, j'ai suivi le conseil d'Henri Michaux : "Ne désespérez jamais ; faites infuser davantage". Ce que j'ai fait. Comme on garde une pastille sous la langue, j'ai mis de côté quelques herbes volées : la blouse que tendait si bien le corps d'une pharmacienne aperçue à Limoges, la silhouette d'une vieille dame, le monologue d'un monsieur qui va s'offrir une nouvelle voiture, un objet qui voudrait être maléfique et qui le devient grâce à la complaisance de ses victimes, un conducteur d'autobus qui séduit - sans lever le petit doigt - toute une classe terminale, une vendeuse aux yeux rouges et trois ou quatre autres personnes qui finiront par prendre les premiers rôles. Un beau matin, je sentis venir le galop : tous ces gens dépareillés, le vent d'une histoire les avait mis debout. Bref, comme on essaie de recoller un vase cassé en miettes, j'ai essayé de reconstituer, à partir d'une centaine de morceaux, quelque chose qui n'avait jamais été un vase - mais qui avait été, à mon insu, une tête. "P. D.
Demaret Albert ; Englebert Jérôme ; Follet Valérie
Résumé : Ethologie et psychiatrie fut publié pour la première fois en 1979 par Mardaga. Cet ouvrage présentait une pensée originale, voire révolutionnaire, à propos des maladies mentales. Conservant aujourd'hui toute son actualité et son caractère novateur, nous en proposons une nouvelle édition augmentée. Albert Demaret, son auteur, était psychiatre et naturaliste, deux qualités rarement associées. Cette double expérience lui permit de reconnaître dans les symptômes pathologiques de l'homme contemporain les caractéristiques fondamentales des comportements adaptatifs au milieu naturel. En tenant compte des connaissances en matière de comportement animal et en introduisant l'approche évolutionniste dans l'étude des troubles mentaux (dépressions, schizophrénie, phobies, hystérie, anorexie mentale...), Albert Demaret fut l'un des premiers à réaliser une synthèse de référence, gagnant ainsi la reconnaissance de ses contemporains comme des grands noms de la littérature actuelle sur le sujet. Pour cette réédition, l'ouvrage original conservé dans son intégralité est suivi d'un Essai de psychopathologie éthologique, par Jérôme Englebert et Valérie Follet. Ce texte traite de l'évolution des connaissances en la matière et cherche à actualiser le propos de Demaret.