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Journal du Soudan, 1894-1898
Dulucq Sophie
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782738491343
Entre 1894 et 1898, le jeune Emile Dussaulx, officier affecté au Soudan Français, tient avec constance un journal qu'il expédie à sa famille sous forme de lettres. C'est un témoignage de première main sur la conquête de l'Afrique, à un moment où les puissances européennes pénètrent l'intérieur du continent et y mettent en place les structures de l'administration coloniale. Emile Dussaulx porte un regard libre et incisif sur ce qu'il découvre. Le Journal du Soudan a en effet peu à voir avec les mémoires épurés et reconstruits que de nombreux coloniaux illustres firent paraître à l'époque. Oeuvre d'un officier inconnu écrivant jour après jour aux siens, sans souci de publication, il laisse percer une sincérité et une spontanéité inhabituelles. Dussaulx évoque aussi bien son travail d'administrateur que son activité militaire. On voit s'animer tous ceux qui l'environnent : ses tirailleurs, ses " épouses " et ses domestiques, ses administrés, appréhendés selon les catégories d'un XIXe siècle finissant qui ne doute ni de l'infériorité des Noirs ni du bien-fondé de la " mission civilisatrice ". On y voit aussi, exprimées sans fard, les, souffrances liées à l'éloignement et à l'isolement. Ce journal, redécouvert récemment dans des archives familiales, est un document exceptionnel par son genre, son ampleur, sa continuité. Il est ici, présenté avec fidélité, accompagné de notes et d'une préface qui doivent faciliter sa découverte, sans détruire l'impression qu'on peut avoir d'être en train de lire par dessus l'épaule d'Emile Dussaulx,
Le récit de vie de feu Joseph Ki-Zerbo promène le lecteur sur les sentiers de l'Afrique du XXe siècle, coloniale puis indépendante, qui a vu se battre un de ses plus illustres représentants pour son émancipation. Il révèle le parcours d'un homme au service d'une cause : le développement d'un continent qu'il considère comme meurtri et non reconnu à sa juste valeur. Ses combats : la réhabilitation du passé de son continent, son indépendance historique et politique, son développement par des initiatives endogènes ont guidé une vie militante, riche et engagée. Témoin des grandes questions de son temps, celles d'une Afrique en mutation constante et luttant pour son avenir, Joseph Ki-Zerbo représente la génération d'intellectuels et leaders africains du XXe siècle qui laisseront une empreinte indélébile, à l'instar des Senghor, Lumumba et autres Kwamé N'Krumah. La présente biographie, autre manière d'écrire l'histoire, veut ainsi présenter le parcours d'un homme d'histoire, épris d'un goût immodéré de l'exercice politique et dévoué pour l'essor d'un continent trop souvent relégué à la périphérie de l'humanité. Puisse-t-elle, en tant que travail pionnier sur le personnage, ravir le passionné et servir de matrice aux futurs chercheurs.
En Océanie, les tabous sont fort nombreux, tant dans la société civile que dans le monde de la recherche. Face à ces tabous et à l'un de ceux les plus puissants, il s'agit ici d'analyser les sources de l'histoire de l'anthropophagie en Océanie en croisant les méthodes et les avancées de plusieurs sciences humaines (anthropologie, archéologie, histoire, analyse littéraire). La tâche est difficile pour deux principales raisons : d'une part, les "récits cannibales" reposent le plus souvent sur des fondements bien fragiles parce que la vision de l'observateur avec ses représentations mentales furent souvent plus importantes que la réalité des faits ; d'autre part, dans le contexte de contacts coloniaux, le cannibalisme océanien était utile aussi bien aux Papous, aux Maoris, aux Kanak ou aux Marquisiens qu'aux Européens. Face à cette difficulté, face à l'opacité inhérente à l'histoire de l'anthropophagie, l'ouvrage déploie une analyse plurielle, scientifique et dépassionnée.
Dulucq Sophie ; Klein Jean-François ; Stora Benjam
Cet ouvrage est centré sur la colonisation des 19e et 20e siècles, qui a façonné la France contemporaine et sa relation à de nombreux pays du Sud. L'étude des discours constitue une entrée privilégiée dans la compréhension de ce passé tumultueux. À travers l'analyse d'une centaine de mots - ceux des colonisateurs comme ceux des colonisés, mots de l'historiographie spécialisée, aussi -, où se côtoient bled et brousse, nègre et néocolonialisme, opium et otages, ce kaléidoscope linguistique veut permettre au lecteur d'appréhender la variété et la complexité des situations coloniales.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.