Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Strasbourg 1900-1930. Art Nouveau-Art Déco
Dulau Robert ; Boegly Luc
AAM
39,00 €
Épuisé
EAN :9782871434030
ARGUMENTAIRE Présenter Strasbourg, c'est habituellement évoquer la ville médiévale alsacienne typique, ses maisons à pans de bois, ses lacis de ruelles aux noms évocateurs de l'Alsace traditionnelle, sa cathédrale. Il manquait à cette approche d'évoquer la création de la Neue Stadt : la ville nouvelle, née à la fin du XIXe siècle et que les Allemands lors de l'annexion mirent en oeuvre, venant tripler la superficie de la cité. Strasbourg devient alors un vaste champ d'expérimentation architecturale et accueille l'Art Nouveau avec ses lignes ondulantes largement inspirées par les formes végétales. Au sortir de la grande guerre de 1914-1918, Strasbourg à nouveau française, devient l'un des centres actifs et innovants de l'architecture Art Déco. Celle-ci ne s'adresse plus exclusivement aux bâtiments privés, mais s'étend aux logements collectifs et aux édifices industriels. LES AUTEURS Robert Dulau, ancien conservateur en chef du patrimoine et auteur de nombreux articles et ouvrages sur les monuments historiques, a été administrateur des châteaux de Coucy et de Pierrefonds. Il fut ensuite chargé des galeries de vitraux et de peintures murales françaises pour l'ancien musée des Monuments français, aujourd'hui Cité de l'architecture et du patrimoine, au Palais de Chaillot à Paris. Luc Boegly est un photographe d'architecture de réputation internationale.
Au Sud-Est de l'Inde, dans l'Etat de Pondichéry et au Tamil Nadu, le cadre urbain se modifie. La maison traditionnelle des petits propriétaires tamouls est en voie de disparition et fait place à un habitat dont les caractéristiques fonctionnelles et stylistiques révèlent une attirance pour une certaine image de la modernité. L'auteur à mené une recherche sur un type particulier d'habitat traditionnel : la maison à cour intérieure. Il analyse chacune des parties constituantes de cette maison.
Si les connaisseurs de Paris apprécient les grands dômes religieux de la Sorbonne et des Invalides, ou encore ceux de l'église Saint-Augustin et de la basilique du Sacré-C?ur de Montmartre, peu de promeneurs découvrent la singularité de ces dômes pittoresques qui somment les parties hautes des maisons de rapport et des grands magasins. Ces immeubles ornés de couronnements bulbeux, surbaissés, surhaussés, que prolongent souvent belvédères et lanterneaux, ont été réalisés après l'assouplissement des règlements de voirie entre 1882 et 1914. Ces réalisations ne se confondent pas avec les créations du Modern Style, elles sont avant tout l'expression d'une invention et d'une liberté débridée que les architectes se sont accordées en puisant dans le vocabulaire architectural des périodes antérieures. Ces centaines d'immeubles à dômes suscitent l'enchantement et témoignent dans la capitale d'une ultime et brève respiration, baroque.
Sentir. Sentir bon, sentir mauvais. Sentir pour mieux connaître, pour mieux reconnaître, pour retenir l'émotion ou pour se réjouir. Associer des odeurs à la vie, d'autres à la mort, d'autres encore à l'amour, choisir celles qui donnent du plaisir, ou qui favoriseront la relation sexuelle. Ce sont là quelques-unes des préoccupations rencontrées dans différentes sociétés. Dans la perspective d'une anthropologie des odeurs, les auteurs de ce livre, reprenant le sillon qu'avait tracé en son temps Lucienne A. Roubin, appréhendent le domaine olfactif sous des angles divers : neurophysiologie, mémoire, communication, rôle attribué aux senteurs dans différents milieux. Ils traitent des ambiances, abordées par le biais de l'espace architectural, de la gestion olfactive du métro parisien, ou des effluves qui mènent d'un restaurant de Paris jusqu'au sud de l'Inde. Il est également question d'une méthode d'éducation olfactive (Japon), de la relation entre corps et odeurs (Polynésie, Nouvelle-Guinée, cultures arabo-musulmanes), enfin de l'importance toute particulière donnée à certaines substances, comme l'encens (Oman), le benjoin (Indonésie), ou le musc (Chine).
Construit au XVe siècle par Louis, duc d'Orléans, de la famille royale des Valois, démantelé au XVIIe siècle par le cardinal-ministre Richelieu, le château de Pierrefonds est recréé dans la seconde moitié du XIXe siècle par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, par ordre de Napoléon III, qui souhaitait en faire une demeure impériale. Le château de Pierrefonds est l'interprétation, en pleine révolution industrielle, de l'architecture militaire et civile du Moyen Age et de la Renaissance. Viollet-le-Duc donne en ce lieu toute la mesure de son génie créateur, tant architectural que décoratif.
Résumé : Louxor ! Magie d'un mot qui évoque l'Egypte, l'ancienne Thèbes, la vallée des rois. Nom d'un rare cinéma de style égyptisant. Edifié en 1920 à Paris, au coeur de Barbès à côté d'un autre monument, le métro aérien. Orientalisme et machinisme. Après la Grande guerre, les films muets d'aventures, d'amour et surtout burlesques attirent les foules. Age d'or pour le septième art, il désigne depuis 1911 le cinéma, qui se construit des temples et revisite librement ceux de l'Egypte, y ajoutant des accents Art déco, le style à la mode. Les années passent, le parlant, la guerre, les Trente Glorieuses, la fréquentation des salles faiblit, le Louxor survit en accueillant les noctambules, frôle la destruction et ressuscite en 2013, paré de la beauté et des attributs de sa jeunesse tout en se dotant de nouvelles salles, d'un bar panoramique. Voici l'histoire d'un lieu parisien mythique dont les péripéties sont retracées par les acteurs mêmes de sa renaissance, l'association Les Amis du Louxor et l'architecte Philippe Pumain, mandataire de l'équipe chargée de la rénovation.
Culot Maurice ; Pirlet Lola ; Marchand Yves ; Meff
Résumé : Dans les premiers jours du mois d'octobre 1870, Arthur Rimbaud, use ses bottines sur le chemin qui le mène à Charleroi. L'adolescent fugueur, qui rêve de se faire engager dans un journal local, pénètre dans la ville au moment du démantèlement des formidables fortifications qui depuis 1666 forment le verrou de la trouée de l'Oise. L'Espagne, la France, l'Autriche, la Hollande ont laissé leur empreinte sur la ville qui, au XIXe siècle, se retrouve au coeur d'un empire industriel né de l'exploitation de la houille. La ville moderne qui s'érige à l'emplacement des glacis et courtines vit au rythme des aléas de l'économie du charbon, de l'acier et du verre. Au début des années 1930, l'architecte moderniste Victor Bourgeois présentera à ses collègues européens le cas de Charleroi " ville marxiste " . Aujourd'hui c'est une agglomération de 200 000 habitants reconvertie dans les industries de pointe, entre autres dans l'aérospatiale. Elle accueille l'aéroport de Bruxelles-Sud avec ses millions de voyageurs annuels et vient de se doter d'une élégante tour signal en briques bleues portant la signature de Jean Nouvel associé à l'agence MDW. Charleroi c'est encore une variété d'ambiances urbaines contrastées uniques à 50 kilomètres de Bruxelles et 200 de Paris, une rare mixité sociale et ethnique, une scène alternative de la danse, du rock, de la photographie, une capitale du vintage. C'est le Brooklyn belge. A travers des dessins, plans et photographies, le plus souvent inédits, le livre retrace l'évolution du visage de la ville, entre 1870 et aujourd'hui. Une partie du livre retrace l'histoire de la forteresse entre 1666, année de sa fondation et 1867, année où est adopté le plan d'extension de la ville à l'emplacement des fortifications.
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.
Le premier aérodrome de Bruxelles voit le jour pendant la Première Guerre mondiale. Ce sire campagnard de la banlieue bruxelloise est aménagé par l'occupant allemand en base à zeppelin en vue de missions de bombardement et d'observation vers la France et l'Angleterre. Après l'Armistice, l'armée belge en fait son principal champ d'aviation qu'elle partage bientôt avec les premières compagnies d'aviation belges, la Sneta puis la Sabena. De cet aérodrome, des avions relient notamment la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Scandinavie. En 1925, Edmond Thieffry y lance son raid audacieux de 51 jours vers le Congo. Il faudra attendre 1935 pour voir des passagers rejoindre la colonie en cinq jours de voyage à bord de nouveaux avions plus grands, plus rapides, plus confortables. 'évolution rapide de l'aviation civile accompagne celle des installations de l'aérodrome et de son aérogare. Les différents services, d'abord installés dans des bâtiments isolés, sont rapidement regroupés. Si la nouvelle aérogare, inaugurée en 1929, ressemble encore à une gare de chemins de fer, son extension réalisée en béton armé trois ans plus tard, s'intègre parfaitement dans le style moderniste en vogue à cette époque. Déserté par les avions depuis longtemps, le site s'apprête aujourd'hui à accueillir le nouveau siège de l'Otan.