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Les dômes. Ultime respiration baroque
Dulau Robert ; Lenfant Carole ; Culot Maurice
AAM
9,90 €
Épuisé
EAN :9782871431503
Si les connaisseurs de Paris apprécient les grands dômes religieux de la Sorbonne et des Invalides, ou encore ceux de l'église Saint-Augustin et de la basilique du Sacré-C?ur de Montmartre, peu de promeneurs découvrent la singularité de ces dômes pittoresques qui somment les parties hautes des maisons de rapport et des grands magasins. Ces immeubles ornés de couronnements bulbeux, surbaissés, surhaussés, que prolongent souvent belvédères et lanterneaux, ont été réalisés après l'assouplissement des règlements de voirie entre 1882 et 1914. Ces réalisations ne se confondent pas avec les créations du Modern Style, elles sont avant tout l'expression d'une invention et d'une liberté débridée que les architectes se sont accordées en puisant dans le vocabulaire architectural des périodes antérieures. Ces centaines d'immeubles à dômes suscitent l'enchantement et témoignent dans la capitale d'une ultime et brève respiration, baroque.
Cet ouvrage Le Corbusier Echelle 1 a l'ambition de faire partager une expérience pédagogique exceptionnelle: la réalisation à grandeur d'un appartement de Le Corbusier à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot de Paris. Cet appartement duplex de type montant et traversant de la Cité Radieuse de Marseille réalisé de 2001 à 2007 par plus de 1 000 élèves de la Région Île-de-France témoigne d'une collaboration exemplaire avec l'Éducation Nationale, la Fondation Le Corbusier et le partenariat Ciments calcia. Robert Dulau et Pascal Mory, un conservateur et un architecte, ont tenu à ce que cette entreprise de valorisation des métiers du bâtiment soit conduite dans un esprit qui rende compte d'un partage commun des compétences et exprime, à travers les étapes de ce projet, la reconnaissance du travail accompli par les enseignants. Les auteurs ont également souhaité que cette ?uvre à part entière, exposée désormais au Palais de Chaillot soit l'occasion d'une recherche scientifique et documentaire sur les conditions de réalisation de la Cité Radieuse de Marseille après la Seconde Guerre mondiale, rappelant ainsi à travers cette recherche le caractère particulièrement innovant de Le Corbusier en matière d'urbanisme, d'habitat collectif, de technique de construction. Ces deux aspects. liés à l'histoire de l'architecture moderne et à l'histoire d'une aventure collective conduite jusqu'à son terme constituent l'originalité et la force de cet ouvrage.
De vulgaire et négligeable qu'il fut pendant longtemps, l'odorat retrouve un statut digne des spéculations de l'esprit, grâce aux travaux érudits d'Alain Corbin, Lucienne Roubin et d'autres, digne des divagations de l'imaginaire, grâce au Parfum de Patrick Süskind. Privilégiant plutôt la vue, les géographes n'avaient guère sollicité sa médiation dans leur manière d'appréhender le monde. Tenu au château de Pierrefonds, le colloque dont cet ouvrage constitue les actes a permis à des chercheurs de diverses disciplines de se mêler à des géographes pour les aider à mieux comprendre la manière dont les odeurs structurent l'espace vécu. D'où proviennent-elles ? Comment se répartissent-elles ? Quel rôle jouent-elles dans la différenciation des territoires ? Comment les sociétés les perçoivent-elles ? En quoi participent-elles à leur attraction ou à leur répugnance pour certains lieux et influent-elles sur la géographie résidentielle, y compris touristique ? Toutes les échelles sont ici abordées, de l'espace intérieur de la maison, jusqu'alors délaissé des géographes, à la rue, au quartier, à la ville, à la région et à la grande aire bio-climatique ou culturelle. L'ouvrage traite des fondements de la géographie des odeurs, de la signification géographique du senti, du rapport entre l'industrie et les odeurs et des odeurs de la ville.
Dans la France des débuts du XIXe siècle, les découvertes de peintures murales du Moyen Age et de la Renaissance, longtemps masquées par des badigeons, se succèdent à un rythme accéléré, posant en termes d'urgence des problèmes de conservation. Sous l'impulsion de Prosper Mérimée, la Commission des monuments historiques décide de faire exécuter des relevés fidèles des peintures ainsi dévoilées afin d'en conserver la mémoire. Tout en perpétuant une tradition fort ancienne, ces relevés, dont le nombre dépasse aujourd'hui trois mille planches, ouvrent une ère nouvelle dans l'histoire de la conservation et servent jusqu'à nos jours de référence lors des campagnes de restauration. En 1937, Paul Deschamps, conservateur du musée des Monuments français, décide de créer au palais de Chaillot un " musée de la Fresque " où seront présentées, en grandeur réelle et en volume, des copies des plus importantes peintures murales du patrimoine national. A partir d'une sélection de relevés et de copies, l'exposition Le dévoilement de la couleur permet de mesurer le rôle documentaire et pédagogique de ces images, de s'interroger sur leur statut par rapport à l'?uvre originale et enfin d'examiner les perspectives ouvertes par de nouvelles techniques pour l'archivage de tous les paramètres indispensables à la connaissance et à la conservation des peintures murales.
Sentir. Sentir bon, sentir mauvais. Sentir pour mieux connaître, pour mieux reconnaître, pour retenir l'émotion ou pour se réjouir. Associer des odeurs à la vie, d'autres à la mort, d'autres encore à l'amour, choisir celles qui donnent du plaisir, ou qui favoriseront la relation sexuelle. Ce sont là quelques-unes des préoccupations rencontrées dans différentes sociétés. Dans la perspective d'une anthropologie des odeurs, les auteurs de ce livre, reprenant le sillon qu'avait tracé en son temps Lucienne A. Roubin, appréhendent le domaine olfactif sous des angles divers : neurophysiologie, mémoire, communication, rôle attribué aux senteurs dans différents milieux. Ils traitent des ambiances, abordées par le biais de l'espace architectural, de la gestion olfactive du métro parisien, ou des effluves qui mènent d'un restaurant de Paris jusqu'au sud de l'Inde. Il est également question d'une méthode d'éducation olfactive (Japon), de la relation entre corps et odeurs (Polynésie, Nouvelle-Guinée, cultures arabo-musulmanes), enfin de l'importance toute particulière donnée à certaines substances, comme l'encens (Oman), le benjoin (Indonésie), ou le musc (Chine).
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.
Résumé : La pose de la dernière pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle de 1900 reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé. La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques... Le souffle sportif impulsé par de Pierre Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 70 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.
Résumé : Louxor ! Magie d'un mot qui évoque l'Egypte, l'ancienne Thèbes, la vallée des rois. Nom d'un rare cinéma de style égyptisant. Edifié en 1920 à Paris, au coeur de Barbès à côté d'un autre monument, le métro aérien. Orientalisme et machinisme. Après la Grande guerre, les films muets d'aventures, d'amour et surtout burlesques attirent les foules. Age d'or pour le septième art, il désigne depuis 1911 le cinéma, qui se construit des temples et revisite librement ceux de l'Egypte, y ajoutant des accents Art déco, le style à la mode. Les années passent, le parlant, la guerre, les Trente Glorieuses, la fréquentation des salles faiblit, le Louxor survit en accueillant les noctambules, frôle la destruction et ressuscite en 2013, paré de la beauté et des attributs de sa jeunesse tout en se dotant de nouvelles salles, d'un bar panoramique. Voici l'histoire d'un lieu parisien mythique dont les péripéties sont retracées par les acteurs mêmes de sa renaissance, l'association Les Amis du Louxor et l'architecte Philippe Pumain, mandataire de l'équipe chargée de la rénovation.