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L'âge du Minotaure. Penser la technique
Dulau Pierre ; Morano Guillaume
KIME
24,99 €
Épuisé
EAN :9782841749713
Ce qu'il est désormais commun d'appeler la "rupture technologique" ne constitue en rien une révolution supplémentaire venant s'inscrire dans le cours mouvementé de l'Histoire humaine, pas plus qu'elle n'est une perversion de la technique dont le sens originaire exigerait d'être humainement restauré. Inquiétant tous les référentiels théoriques et symboliques de la tradition comme de la Modernité, ébranlant la religion comme la morale, elle constitue plus radicalement le principe d'effectuation d'un régime inédit de présence qui, issu de la culture humaine, s'en émancipe progressivement - au même titre que la culture, advenue du sein de la nature, s'en est peu à peu arrachée. L'Age du Minotaure entend penser cette métamorphose. D'une part en analysant les présupposés ontologiques qui la rendent possible, d'autre part, en évaluant ses implications quant à l'être humain et à sa civilisation. C'est à la condition seule de parvenir à "voir" le règne technique dans toute son altérité que l'on peut espérer entretenir, vis-à-vis de lui, un rapport libre.
C'est le premier ouvrage du genre, présentant plus de 100 charades originales pour adultes, voire très originales, dont certaines particulièrement difficiles ; la plupart vous feront sourire, ou pester contre l'auteur pour vous avoir mis sur une fausse piste. La solution est suivie d'un court commentaire culturel ou anecdotique pour souffler un peu. Un exemple simple : Mon premier est un archer suisse Mon second est la cible de mon premier Mon tout est un vieux proverbe français Solution : Tel père tel fils (Tell père-Tell fils) Une seconde partie vous propose 26 charades coquines pour public averti, qui devraient dérider ceux qui ont conservé l'esprit gaulois et offusquer les autres. Un ouvrage de référence qui sort des sentiers battus, à offrir, ou à s'offrir.
Le temps est, pour la pensée qui s'y affronte, une énigme. Condition de toute réalité phénoménale comme de tout acte réflexif, il ne peut être saisi par l'esprit sans que l'esprit ne se trouve par lui déjà saisi. Que peut alors signifier l'entreprise consistant à penser le temps philosophiquement, s'il ne peut s'agir par là d'objectiver un phénomène pour s'en rendre le maître ?
Résumé : Comment est-on passé de la salle commune à la chambre individuelle ? Comment l'hôpital, d'abord hospice, est devenu établissement de soins ? Pourquoi l'hôpital "aériste" et le sanatorium (deux cas où l'on a cru pouvoir guérir par l'architecture) ont continué de se construire après la péremption de leur théorie fondatrice ? Quelle est l'histoire des maternités, des lazarets, des asiles d'aliénés ? Autant de réponses à découvrir dans le voyage architectural auquel invite cet ouvrage, seconde édition mise à jour du volume publié en 2012. Jusqu'au siècle des Lumières, l'hôpital, lieu de charité chrétienne et d'exclusion sociale, est aussi le premier outil d'une politique sanitaire balbutiante. L'incendie de l'hôtel-Dieu de Paris, en 1772, est le catalyseur d'une double réflexion sur la prise en charge des démunis et sur les réponses architecturales accordées à une première médicalisation de l'hôpital. Ainsi, architectes et médecins poursuivent tout au long du XIXe siècle la même chimère : une architecture en mesure de soigner le corps et l'esprit. L'hygiénisme impose alors durablement le plan en " double peigne " puis le système du pavillon isolé tandis que les découvertes de Pasteur tardent à faire valoir leur logique. Inversement, dans l'Entre-deux-guerres, ce sont les données économiques, sociales et architecturales qui précèdent la révolution de l'antibiothérapie pour donner naissance à l'hôpital-bloc. Les Trente Glorieuses appliquent à l'institution leur politique centralisatrice, prescriptrice de modèles fonctionnels. Désormais, les maîtres mots sont désormais humanisation et insertion urbaine. Explorer l'histoire des hôpitaux en France revient à cheminer auprès du pèlerin, de l'indigent, du marginal, du déviant, du fou, de l'enfant abandonné, du vieillard, de l'infirme, du malade, aujourd'hui du patient. C'est surtout découvrir, présents dans toutes nos villes, des bâtiments d'exception. La première édition a reçu la médaille d'or de la Société française d'histoire des hôpitaux en 2014.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.