Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Libération. 1973-1981, un moment d'ivresse
Dugrand Alain
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213643670
Sans soutien des partis, sans pub, sans hiérarchie, Libération naît de l'ivresse de ses deux créateurs, Jean-Claude Vernier et Jean-René Huleu, en avril 1973. En une, cet appel : "Peuple, prends la parole et garde-la" ! Signé, entre autres, par Foucault, Chevènement, Gainsbourg, Sollers, Moustaki et Jean-Paul Sartre... Au prix de 0,50 franc, la "feuille de chou", six ans plus tard, aura convaincu 40000 lecteurs chaque jour. Feuilleter les premiers Libé, c'est retrouver les exaspérations, les révoltes, les utopies de Mai 68, les présidents Pompidou et Giscard, Georges Marchais, Michel Debré affublé d'un entonnoir. Bernard Blier y confie son goût de Molière, Marin Karmitz raille les "petits-bourgeois de la Nouvelle Vague récupérés par le système" ; Guy Hocquenghem déplore - déjà - que le mariage gay ne fasse qu'entériner la structure du couple, la famille, Jaubert salue la première de Lulu d'Alban Berg à l'Opéra, tandis que Pacadis prend le thé chez Karl Lagerfeld. Comptant parmi les quatorze fondateurs de la SARL Libération en 1974, Alain Dugrand livre ici un récit tissé de mille anecdotes, de portraits, de traits et de situations qui rendent un bel hommage aux talents fous de celles et ceux qui inventèrent Libé.
Résumé : L'air de rien, le rhum-limonade était plus sec que le mandarin-seltz. C'est le roman de quelques saisons drolatiques en province, à Villeurbanne et ailleurs. D'un côté, un morceau de famille soumis ; de dl'autre, un clan d'aventuriers dominé par l'éclairante figure de Jean la-Gueule-en-or. Entre deux séjours à l'ombre, l'irrégulier se fait placer de coûteuses prothèses dans la bouche. Le récit d'une adolescence qui hésite entre le retrait paisible d'un père " pupille de la nation " et les tribulations d'une tribu brindezingue. A l'époque, on disait encore " classe dangereuse ". Ou " famille tuyau-de-poêle ". Quelles fripouilles que les honnêtes gens ! Dilemme : devenir mouton noir ou loup malin ? Dans la vie comme dans les romans, rien de ce qui était inscrit n'arrive. Notre héros dévie, s'installe en marge, au hasard, dans une parenthèse entrouverte. Cinquante années de rigolades, en se moquant des aléas de l'Histoire, du mol choc des révolutions. Jouant de la paresse, des erreurs d'aiguillage. Voyage ininterrompu avec un amour fou pour la littérature. Rhum Limonade, comme deux petites notes d'une rengaine de Mouloudji : " J'ai pas tué, j'ai pas volé ". Le roman d'un demi-siècle dédié à ceux qui n'auront jamais d'histoire : escrocs, demi-sel, irréguliers. Ecrit dans l'admiration de La Jument verte et des Fleurs bleues. Par l'un des inventeurs de Libération.
Un mouchoir de poche au bord de la mer Caraïbe, de la taille de la Hollande mais cent fois moins peuplé : tel est Belize, l'ex-Honduras britannique, indépendant depuis 1981. Alain Dugrand est allé à la découverte de "cette esquisse de paradis terrestre".4e de couverture : Un mouchoir de poche au bord de la mer Caraïbe, de la taille de la Hollande mais cent fois moins peuplé : tel est Belize, l'ex-Honduras britannique, indépendant depuis 1981. Enchanté par son nom, par celui de sa capitale, Belmopan, "grosse comme une ville de foire en pays de Caux", Alain Dugrand est allé à la découverte de "cette esquisse de paradis terrestre". Il a vagabondé entre les baies coralliennes et les villages de western, les champs de canne et les maisons sur pilotis, prêté l'oreille à des êtres multiples : descendants de boucaniers, Chinois naufragés, trafiquants colombiens, guérilleros guatémaltèques, G.I. jamais remis de la guerre du Vietnam... ou encore des colons anglais fauchés, un baba helvétique et un géologue breton chercheur d'or.
Biographie de l'auteur Né en 1946, Alain Dugrand a écrit avec Anne Vallaeys la trilogie à succès des Barcelonnettes, en 1983. Une douzaine de romans et d'essais littéraires lui ont valu les prix Roger-Nimier, Paul-Léautaud et Louis-Guilloux. En 2003, Alain Dugrand a publié Conrad, l'étrange bienfaiteur aux éditions Fayard.
Le véritable héros du roman d'Alain Dugrand, c'est une ville, qui ressemble à s'y méprendre à Marseille : ville fascinante entre toutes, tendre et grecque, orientale, civilisée et française. Et voici Louis Ducasse, attaché de mission, ex-voyageur "seventies" ; et Pierre Rousselin, journaliste rompu à toutes les intrigues de la vie de province. Tous deux nous font pénétrer les arcanes de la ville, au moment où le maire brigue un nouveau mandat. Que de forts en gueule, de fripons hâlés et de politiques circonspects peuplent ce roman ! Puis Auguste Espérandieu, dit "l'Auguste", hâbleur, manipulateur et corrupteur ; et encore Sixte Sacouman, "golden-boy" de retour au pays, prêt à mettre son charisme au service du candidat à la mairie et qui couvrira la retraite anticipée de ses deux amis, Rousselin et Ducasse. Agitation, complots, champ de cannabis cultivé en plein XVe arrondissement marseillais, chasse au thon qui s'achève en tuerie, soirée à l'Opéra qui bascule en meurtre rituel, tout ce petit monde virevolte, les escrocs comme les fainéants, et se rafraîchit à l'ombre du soleil qui toujours embrase la ville.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.