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Le monde relationnel du bébé
DUGNAT MICHEL
ERES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782865864805
Un bébé seul ça n'existe pas " nous dit Winnicot. Inscrit d'emblée dans un tissu de relations affectives, familiales, mais aussi d'accueil et de soins professionnels, le bébé est activement engagé dans la découverte du vaste monde qui l'entoure. Dans l'aventure de devenir mère ou père, les parents découvrent les extraordinaires compétences et les exigences de leur bébé. Dans le champ de la périnatalité, les professionnels concernés par le bébé et la parentalité (sages-femmes, infirmiers, puéricultrices, psychologues, médecins, juges...) inventent de nouvelles façons de les accompagner. Mais ce bébé, que nous adultes croyons connaître, quelles représentations de ses besoins et de ses compétences avons-nous ? En quoi organisent-elles notre façon d'être avec lui (à la maternité, à la maison, à la crèche, à l'hôpital), influencent-elles le regard que nous portons sur lui, la parole que nous lui adressons ? De là comment ce monde relationnel et ces expériences émotionnelles que nous créons avec lui préparent-ils la représentation du monde qu'il va très tôt développer ? Dans cet ouvrage, des auteurs défendant diverses conceptions du bébé dialoguent et nous aident à y réfléchir. Si T. Berry Brazelton, Bernard Golse, Daniel Stern, Anna Tardos ont chacun leur " bébé imaginaire " de spécialistes, leur rencontre prouve qu'ils peuvent jouer, rêver, penser ensemble. Dans un mouvement fécond en faveur du nourrisson et de ses parents, ils nous invitent à les rejoindre pour accompagner cet événement : la naissance d'un sujet.
Féminin, masculin: comment cette distinction, que l'on croit encore trop souvent "naturelle" alors qu'elle est en fait "culturelle", vient-elle aux bébés? Comment est-elle construite dès la naissance par les rites ou par les soins dans diverses sociétés ou époques? Avec leur dimension de sollicitude, les soins quotidiens au sens du "prendre soin" et les soins thérapeutiques, au sens du "soigner", sont-ils "neutres" ou marqués par la différence des sexes? La conjugalité, la différence des sexes, le désir jouent-ils encore un rôle dans la parentalité, dans la fonction "paternelle" et dans les fonctions d'attachement qui contribuent à la pratique de la parentalité et aux soins? Des hommes s'engagent aujourd'hui progressivement dans les métiers très féminisés de la périnatalité: quels effets de cette évolution sur les représentations des "devenant parents"? Ces questions complexes et intriquées touchent les professionnels de la petite enfance et de la périnatalité au plus profond dans leur identité de personne et dans leur exercice quotidien. Mais elles constituent aussi des enjeux sur la façon de prendre soin des générations à venir et concernent donc aussi tous les citoyens.
Dugnat Michel ; Ben Soussan Patrick ; Ansermet Fra
La culture serait une enveloppe, une peau, un contenant... L'enfant est enveloppé d'une histoire culturelle qu'il porte parfois comme un costume mal taillé ou comme un habit fait sur mesure. Cet habit-là, il va devoir en faire quelque chose à sa façon. Ce que l'on tient des générations précédentes se résout avant tout dans ces traces du passé que nous conservons en nous, parfois par devers nous, parfois avec nous. En fait nous sommes tout bébés tombés dans la grande marmite culturelle. Nous sommes issus d'un bouillon de culture avec ses parfums singuliers, ses couleurs, ses goûts. Mais de cette culture, nous en savons beaucoup et pas grand-chose. Elle se constitue au fil du temps et des générations. Elle se transmet par la parole, par le geste, parfois par le silence, mais aussi par tous ces rites et ses mythes quotidiens, familiaux, voire politiques." Patrick Ben Soussan. L'évolution de notre société où le rôle de la technique va croissant contribue à créer un (mé)tissage socio-bio-psycho-technico-logique inédit autour de la naissance et de la parentalité. Aide médicale à la procréation, réanimation néonatale, familles homoparentales, mères porteuses, le berceau culturel des tout-petits ne cessera plus de se transformer. L'accélération de cette mutation pose les questions de l'universel, du transculturel et de la singularité de chaque culture. Comment accueille-t-on, porte-t-on, nourrit-on les bébés dans les différentes cultures d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui? Dans une réflexion transdisciplinaire, anthropologues, sociologues, psychologues, historiens, néonatologues, obstétriciens, sages-femmes, élaborent collectivement ces questions sociétales qui influencent les pratiques cliniques périnatales et le regard que chaque génération porte sur sa propre descendance.
Avec la charge émotionnelle qu'il amène en naissant et la possibilité qu'il offre à ses futurs parents de payer une dette à l'égard de leurs propres parents, le bébé réveille bien des souvenirs conscients et inconscients. Les professionnels de la périnatalité doivent donc pour le bébé penser à accueillir ses parents, les soutenir, leur parler, parfois les protéger d'eux-mêmes, bref respecter leur "devenir père, devenir mère".
La prévention a-t-elle la prétention "trop humaine" d'influer positivement sur le cours d'une vie? Objet d'invocations mais aussi de sourdes résistances, porte-t-elle en elle la promesse d'un avenir meilleur ou le constat désabusé a posteriori qu'il aurait pu en être autrement? La prévention participe de l'imaginaire collectif de diverses professions par sa dimension de fiction ou d'illusion partagée qui entretient le rêve d'un autre possible, passé ou présent, meilleur ou supposé tel. Mais n'est-elle pas aussi courtisée pour les économies sur les soins qu'elle promettrait? Si des actions de prévention sont possibles et souhaitables en matière de santé, la période périnatale n'est-elle pas un moment essentiel où l'attention portée à la relation précoce entre le bébé et ses parents peut consolider le socle de l'intersubjectivité sur lequel l'enfant va se construire et la parentalité naissante se développer? Les paradoxes de la prévention en périnatalité sont ici mis au travail à partir d'expériences innovantes d'acteurs (sages-femmes, puéricultrices, auxiliaires, éducateurs, médecins, psys), dans divers cadres (maternités, services de néonatologie, secteurs de pédopsychiatrie et de psychiatrie générale, services départementaux de PMI, Aide sociale à l'enfance, réseaux de périnatalité...). De leurs échanges, éclairés par l'apport transdisciplinaire de spécialistes engagés, de nouvelles pistes de réflexion et d'action se dessinent, qui invitent à comprendre et à mettre en oeuvre ce qui produit de la transformation dans les pratiques des professionnels comme dans la découverte entre le bébé et ses parents: le respect des émotions. Preuve en actes que l'intervention périnatale interpelle la notion même de prévention. Biographie de l'auteur Pédopsychiatre, Michel Dugnat est responsable de l'Unité de prévention et de traitement des troubles de la relation précoce du centre hospitalier de Montfavet (Avignon), vice-président de la Commission régionale de la naissance PACA.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.