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Morny. 1811-1865
Dufresne Claude
PERRIN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782262035006
Quelle prodigieuse aventure que l'existence du duc de Morny! Sa personnalité d'abord: aux manières raffinées d'un grand seigneur, il joint l'audace, l'esprit d'entreprise et l'absence de scrupules d'un arriviste. Rien n'est banal dans son destin, à commencer par sa naissance en 1811, entourée de ténèbres épaisses, car c'est un enfant de l'amour. Et pas n'importe quel amour: celui d'une reine, Hortense, la belle-fille de Napoléon, et du général de Flahaut, lui-même fils adultérin de Talleyrand. Celui dont le nom officiel est Demorny se fait vite appeler comte de Morny et, après avoir servi en Algérie comme officier, se lance avec succès dans les affaires. Ami du duc de Chartres, dandy, arbitre des élégances, il vit fastueusement grâce à la générosité de sa maîtresse, épouse de l'ambassadeur belge, Mme Le Hon. Avec son atavisme, Morny a hérité du sens du complot qu'il sait mettre au service de son ambition. S'étant rapproché de son demi-frère devenu président de la République en 1848, il le pousse activement vers le trône, ce qui lui fera dire: « Je crois pouvoir déclarer que, sans moi, le coup d'Etat n'aurait jamais eu lieu. » Napoléon III le récompense en le nommant ministre de l'Intérieur. Il entre ensuite au Corps législatif qu'il présidera de 1854 à 1865, et où il saura séduire les députés par ses manières affables, en évitant de leur faire sentir l'autorité souvent pesante du gouvernement. En 1858, l'empereur le nomme membre du Conseil privé,éventuel Conseil de régence, qu'il crée après l'attentat d'Orsini. Morny, alors au faîte de sa puissance, passe dans l'opinion pour l'éminence grise du régime. Dans d'autres domaines, il multiplie les activités: auteur dramatique, spéculateur, créateur de la plage de Deauville et de l'hippodrome de Longchamp, il ouvrira à la France les portes de l'économie moderne en favorisant l'extension du crédit bancaire et l'éclosion du chemin de fer. Il meurt en 1864, empêtré dans le scandale de l'expédition du Mexique. On l'accusera longtemps d'avoir poussé l'empereur dans ce désastre pour ne pas perdre les fruits d'une spéculation menée par ses soins.
Résumé : Pendant dix ans, sous le Second Empire, la comtesse de Castiglione fut la femme la plus fascinante et la plus convoitée de la société parisienne. La plus mystérieuse aussi. Née en 1837 près de Gênes, elle n'a pas dix-huit ans lorsque, déjà mariée, elle est sollicitée par son cousin, Cavour, ministre du royaume de Piémont-Sardaigne, pour se rendre à Paris et convaincre l'empereur Napoléon III de soutenir la cause de l'unité italienne. Nul doute que le souverain ne doive succomber à son extraordinaire beauté. Le stratagème réussit et Virginia, propulsée à la cour, est reçue par les plus hauts dignitaires de l'Empire. Amoureuse de son corps qu'elle ne se lasse pas d'admirer, elle mène grand train de vie, collectionne les amants qu'elle congédie comme des serviteurs et, légende vivante, pratique l'insolence avec maestria. Elle déroute aussi ses meilleurs amis par d'imprévisibles sautes d'humeur et des absences inexpliquées. Ce jeu dangereux lui vaut rapidement la disgrâce. Après une longue traversée du désert, elle joue à nouveau un rôle éphémère de premier plan, en 1870, suscitant, grâce aux relations qu'elle a conservées, une rencontre secrète entre Thiers et Bismarck, prélude à la signature de l'armistice. Puis, l'âge venant, prenant ses chimères pour des réalités, réfugiée dans une solitude extrême, elle s'enfonce pour de longues années dans l'oubli, couvrant ses miroirs de voiles afin de ne plus apercevoir son visage, et ne sortant plus de l'entresol, où elle se tapit qu'à la nuit tombante. Spécialiste du Second Empire, Claude Dufresne réussit ici le difficile portrait d'une femme aussi belle que déconcertante.
Georges Sand : soixante-quinze romans, vingt-cinq pièces de théâtre, d'innombrables articles et autant d'amants, une militante de la cause féminine qui adore cuisiner ou broder, joue du piano, de la harpe, veille sur ses enfants avec une attention de chaque instant, soigne Chopin ou Musset avec un dévouement inégalable et les tyrannise avec la même application, franchit à cheval les fossés et les haies quand elle est à Nohant et redevient parisienne dans les salles de rédaction et les bistrots de la capitale. Ce livre la suit au jour le jour, nous faisant partager l'intimité de cette femme exceptionnelle, passionnée, indépendante, rebelle, mais aussi terriblement engagée dans la lutte contre les inégalités, qu'il s'agisse de la pauvreté ou de la condition des filles de son temps.
Marie-Antoinette a obéi avant tout aux élans de son c?ur. Le besoin d'aimer et d'être aimée l'a entraînée sur des chemins périlleux. Cette obstination à poursuivre l'amour et le plaisir est à la fois son excuse et l'aspect le plus émouvant de sa personnalité. Dans cette biographie, Claude Dufresne cherche à comprendre Marie-Antoinette de l'intérieur. Il s'est penché sur ce destin en tentant de percer les mystères de cette âme si complexe et surprenante. Il raconte en détail les passions qui l'ont animée, notamment celle pour Axel de Fersen. A force de patientes recherches, d'études de documents peu connus, certains enfouis sous le linceul du temps, en opérant une synthèse entre l'interprétation scientifique des faits et l'analyse psychologique des sentiments, il est parvenu àbrosser un portrait de Marie-Antoinette plus humain, plus sensible, plus vibrant que celui légué par l'histoire officielle.
L'aventure de la marquise de Sévigné est exceptionnelle : elle est devenue célèbre sans le savoir ni même l'avoir cherché, en ne s'adressant quasiment qu'à une seule lectrice, sa fille Françoise. Tour à tour grave ou primesautière, fervente chrétienne ou soumise au doute, elle témoigna d'un optimisme résolu qui l'aida à surmonter maintes épreuves. Elle côtoya les grands hommes de son temps : Louis XIV, Fouquet, Colbert, La Fontaine, Mme de Maintenon, etc. dont elle brossa avec un immense talent les portraits grandeur nature sous un jour intime. Très belle et très courtisée dans sa jeunesse, elle mit un point d'honneur à ne céder à aucun de ses soupirants ni avant ni pendant son mariage. Veuve à vingt-cinq ans, elle s'interdit toute aventure amoureuse jusqu'à la fin sa vie. Elle n'en resta pas moins plongée dans son siècle dont elle vécut avec passion les plus célèbres moments. Pour évoquer cette " bonne marquise ", Claude Dufresne a eu accès à des archives familiales, jusque-là inédites, qui lui ont permis de saisir tous les instantanés d'une femme hors du commun.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.