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Les très riches heures du duc de Berry
Dufournet Jean
BIBLIO IMAGE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782909808253
Chef-d'œuvre des manuscrits enluminés, les Très Riches Heures du duc de Berry justifient leur appellation par la profusion et l'exceptionnelle qualité des miniatures, des lettrines et des rinceaux et la somptuosité des formes et des couleurs, ainsi que le raffinement des dessins et le réalisme des formes. Ces images apportent de nombreuses informations sur la vie quotidienne, les mentalités et les valeurs du XVe siècle. Elles offrent une foule de motifs fondés à la fois sur une observation attentive de la nature et sur le goût des magnificences princières. Elles assurent la complémentarité entre la grandeur des princes et le labeur des paysans, entre les splendeurs de ce monde et l'ordre cosmique. Elles marient les traditions françaises et des influences étrangères du Nord de l'Europe et de l'Italie. Enfin les métamorphoses du livre lui-même et la diversité des talents qui ont concouru à sa réalisation contribuent à la complexité de l'histoire de son élaboration et à la persistance des mystères qui entourent encore l'œuvre et ses auteurs, en dépit des recherches d'éminents spécialistes. En participant à la conquête d'une image vraie du monde et de la nature, les frères de Limbourg et leurs successeurs nous ont laissé une chronique de la vie princière et une encyclopédie du Moyen Age finissant qui voit l'univers dans sa structure cosmique et sa hiérarchie sociale. Des deux cent-six feuillets des Très Riches Heures, nous reproduisons les quatorze premiers, c'est-à-dire le calendrier qui indiquait la signification et la prière de chaque jour, et l'homme anatomique.
Avec le Jeu de la Feuillée, Adam de la Halle invente le théâtre de la lucidité qui refuse les prestiges de la littérature courtoise, les mythes et les idéaux du passé. D'une exceptionnelle richesse, c'est une expérience de théâtre total, greffé sur la fête populaire, se déployant dans la rue sans qu'il y ait de scène ni de salle. Dans ce psychodrame qui est la matrice du thé âtre comique médiéval, les personnages et l'auteur lui-même jouent des scènes de leur vie quotidienne, cherchant à exorciser les fantasmes d'une société qui s'interroge sur elle-même. Par-delà le côté anecdotique qui existe, il faut y déceler le jeu dramatique du poète dans la ville dont il se sent prisonnier plutôt que le drame d'un poète nommé Adam de la Halle qui règlerait ses comptes avec les siens et les milieux politiques et poétiques d'Arras qu'il juge responsables de sa déchéance.
Au moment où la mode est devenue un art, il faut qu?une gazette de la mode soit elle-même un journal d?art. Telle sera "La Gazette du Bon Ton". Les artistes les plus exquis composeront pour elle leurs pages les plus délicieuses, les Chéruit, D?uillet, Doucet, Paquin, Poiret, Redfern, Worth ? ces inventeurs de chefs-d??uvre qui ont fait la mode française, l?admiration et l?envie de l?univers ? lui réserveront la primeur de leurs créations. ?Ainsi, on y trouvera, d?une part, les derniers modèles sortis des ateliers de la rue de la Paix, et d?autre part dans les aquarelles des peintures cet esprit de la mode, cette interprétation charmante et hardie qui leur appartient. Les artistes sont aujourd?hui pour une part les inventeurs de la mode: que ne doit-elle pas à un Iribe, qui introduit la simplicité des lignes et le goût oriental, à un Drian, à un Bakst, à un portraitiste épris de la souplesse et du raffinement des étoffes comme Antonio de la Gandara? On trouvera donc dans chaque numéro de "La Gazette du Bon Ton", à côté de sept planches hors texte qui sont des modèles créés par les couturiers, trois planches qui sont des modèles inventés par les artistes. Et cette revue sera en même temps une ?uvre d?art, on a voulu que tout y plût aux yeux, papier, format, caractères, textes, illustrations, les modèles de couturiers ne seront pas de simples reproductions, ce seront de véritables portraits de robes, peints et dessinés par de subtils artistes de notre temps...?
Au milieu du XVIIème siècle, Jean de Nassau retrouve ses terres et son château d?Idstein dévastés par la guerre de Trente Ans. Ce collectionneur accompli réunit peintures, oiseaux naturalisés et objets de toute nature dans son cabinet de curiosités. Il crée un jardin où se mêlent espèces végétales rares, grottes décorées de coquillages, fontaines et massifs de fleurs en forme de légumes et de fruits. Jean de Nassau voulut pérenniser le souvenir de ce jardin merveilleux et, pour ce faire, engagea le peintre strasbourgeois Johann Walter (1604-1677). C?est ainsi que le Florilège vit le jour. Ouvrage en co-édition avec la BNF. Une telle qualité dans le traité que les natures mortes prennent vie! Conservé au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, ce Florilège est d?une remarquable qualité artistique. Constitué d?un ensemble de 54 gouaches sur vélin, il comprend un portrait du prince dans son cabinet de curiosité, un portrait du peintre, des vues du château et de son jardin suivis de 30 planches de fleurs et de 12 planches de fruits des plus originales.
Résumé : "Le charme de ces cartes postales est évident : la diversité des types humains représentés, leur constante beauté enchantent et entretiennent la nostalgie des Paradis perdus. La majestueuse dignité des femmes, le respect sensible dans le regard des photographes qui les ont immortalisées subliment et purifient ces images. "Devant la beauté, écrivait Julien Green, la bouche se tait, les yeux seuls parlent". Souvent oeuvres d'opérateurs inconnus ou de photographes amateurs, militaires ou colons, ces cartes postales publiées essentiellement entre 1895 et 1920 ont le charme imprévu des chefs-d'oeuvre anonymes. (...) En sourdine, transparaît l'atmosphère particulière de chaque pays et l'on pourrait faire une lecture sociologique de ces images : l'Afrique du Nord, marquée par la présence militaire française ; l'Indochine, secrète et fermée ; Madagascar, raffinée et tendre ; l'Afrique noire, dressée dans sa sauvage force vitale ; le Japon, replié sur sa complexe sophistication... Mais ce n'est pas l'objet de ce livre, qui veut seulement donner à voir des mondes disparus. Aussi, que les rêveurs ne rêvent pas trop. Toutes ces femmes sont mortes, les admirables paysages ont été peu à peu saccagés, les nobles tenues remplacées par des survêtements informes. Mais qu'ils rêvent cependant et regardent." Djan Seylan. Choisies parmi sa propre collection et légendées, 167 cartes postales à pleine page, réparties en sept sections : Afrique du Nord, Egypte, Afrique noire, Madagascar, Ceylan, Indochine et Japon.
Puissante et inépuisable image, l'arbre imprègne toutes les cultures du Monde. La force de l'image de l'arbre dans l'iconographie et la littérature de toutes les civilisations s'explique sans doute par le rôle fondamental qu'il joue depuis nos origines pour nous abriter, nous nourrir et maintenir la vie sur la planète telle que l'homme la connaît. Mais si l'image de l'arbre de vie paraît universelle, cela ne signifie pas qu'elle soit un symbole invariant comme on pourrait être tenté de la présenter. Pour mesurer comment l'idée de nature peut rapidement évoluer, il suffit de comparer le culte dont l'arbre fait à nouveau l'objet à ce qu'en dit André Malraux au milieu du XXème siècle, en pleine période de modernité, quand les espoirs des progrès techniques font un peu oublier l'importance de la nature dans le quotidien. Pour lui, l'arbre est ""une image naïve, simple, usée [...] qui appartient à l'indestructible bazar des vieilleries de l'imagination humaine"", mais ajoute-t-il cependant ""image indestructible"".