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La santé publique. Stratégies d'influence et acceptabilité sociale
Dufour Renée ; Lessard Richard
PU MONTREAL
36,00 €
Épuisé
EAN :9782760647114
Dans la mise à jour de la déclaration d'Helsinki, en 2014, l'Organisation mondiale de la santé reconnaissait que les décisions prises par les gouvernements dans tous les secteurs de la vie collective pouvaient avoir une incidence, positive ou négative, sur la santé des individus et des populations. Cette reconnaissance présente un défi de taille pour les organismes de santé publique qui, dans leur devoir de protection et de promotion de la santé, doivent influencer les élus. Comment s'exerce ce rôle d'influence sur les autorités ? Et, surtout, comment mieux le jouer ? Des médecins et des experts reconnus en science politique et en éthique présentent dans cet ouvrage treize cas d'interventions des directions de santé publique du Québec. Tout en montrant à quel point l'acceptabilité sociale est un enjeu crucial, ils proposent des cadres de référence et tirent des leçons pour de futures interventions. Rares sont les ouvrages qui décrivent concrètement les pratiques de prévention qui consistent à mener des opérations visant à influencer les organisations et les décideurs.
Dans les films de Lynch, on dirait que les images s'assemblent mal et délirent, faisant s'interpénétrer tous les mondes incompossibles sans arriver à se fixer et à produire un monde unitaire, se détachant sans cesse des corps et des situations qu'elles engendrent pour les déformer et les reformer autrement — pour donner naissance à un autre monde où on redistribue sans cesse les rôles et les choses, où les individus acquièrent une nouvelle identité et les objets de nouvelles fonctions.
L'interrogation qui anime cette réflexion de l'auteur, " qu'est-ce que la musique ? " présuppose de manière fondamentale que, si la musique est en tout premier lieu quelque chose qui s'écoute et qui cause chez l'auditeur une réaction affective, elle est également susceptible de conceptualisation. En effet, poser cette question, c'est se situer non plus dans la sphère d'immédiateté de l'émotion, mais bien plutôt dans le domaine de la médiation du discours et du concept. En d'autres termes, l'auteur se propose ici de penser la musique. Il apparaît ainsi au fil de cette étude que, contrairement à l'idée naïve de musique comme objet de perception immédiate et en cela en dehors de tout processus réflexif, celle-ci doit être considérée en tant qu'objet de connaissance : on apprend à décrypter une musique, à la reconnaître et à l'aimer. Bien plus, la musique est vectrice d'intention : celle du compositeur, du chef d'orchestre, des interprètes... Relativement à cela, l'auteur s'attachera par conséquent à distinguer les discours légitimes de ceux qui ne sont pas effectifs.
Cette étude, la première en France sur la philosophie de Natorp (1854-1924), met en évidence sa spécificité et son évolution. Sa spécificité : Natorp est le seul des néokantiens de l'école de Marbourg à bâtir, au sein de la théorie de la connaissance, une psychologie dont la version définitive, intitulée Psychologie générale, paraît en 1912 (traduction française, Vrin, 2007). Il s'agit d'en établir la configuration, de montrer comment elle se situe relativement à la psychologie scientifique en plein essor et de mettre en évidence l'importance qu'elle a eue dans la constitution de la phénoménologie. La psychologie critique de Natorp est d'abord une méthodologie qui s'interroge sur les conditions d'une connaissance scientifique des processus cognitifs. Elle est ensuite une méthode, la méthode de reconstruction du subjectif à partir de ses objectivations, qui s'oppose à la réduction husserlienne prétendant s'appuyer sur une donation et retrouver une immédiateté subjective pourtant définitivement perdue. Son évolution : Natorp se détourne en effet après la première guerre mondiale de la philosophie marbourgeoise, parce que celle-ci construit sa théorie de la connaissance sur des présupposés ininterrogés et réduit le donné à la pensée du donné. Il en vient à considérer, avec ses derniers textes et dans une perspective qui influencera Heidegger, que la question fondamentale est celle de l'être. C'est pourquoi il construit une ontologie ou logique de l'être qui tente de penser l'altérité dans son immanence au logos.
Pourquoi l'oeuvre cinématographique de Michael Haneke ne laisse-t-elle aucun de nous indifférent ? Parce qu'il y pratique à l'envi, et de manière frontale, la critique sociale. Ses films mettent cruellement au jour ces figures du mal qui fondent les pathologies de la société néolibérale - la violence, les médias, les genres, etc. Prend-il pour autant quelque facile position de surplomb ? Pas du tout. Chacun de ses films interroge le regard même qu'il porte sur son objet - la critique a beau être radicale, en effet, son auteur fait bel et bien partie du monde qu'il met en question.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."